Cinéma : Attention au mauvais côté !

Les films incitent souvent les jeunes à la violence. Ceux-ci ont tendance parfois à prendre la fiction pour la réalité. Ce qui les amènent à adopter des comportements non conformes à nos fondamentaux

Publié lundi 12 décembre 2022 à 06:42
Cinéma : Attention au mauvais côté !

Dans notre pays, on est plus à l’âge du cinéma où les cinéphiles se bousculaient aux portillons des salles de cinéma grand public pour voir leurs acteurs préférés dans les productions cinématographiques diverses. Certains avaient une prédilection pour les films maliens. D’autres étaient férus de films hindous ou d’action. Mais tous avaient en partage le cinéma comme hobby.

Mais cette belle époque du cinéma renvoie aujourd’hui, en tout cas pour les nostalgiques, à des souvenirs relativement lointains. Le cinéma grand public est mort de sa belle mort dans notre pays. Certains en parlent avec amertume et expriment à qui veut l’entendre leur désarroi de vivre cette situation. Pour eux, la jeune génération a énormément perdu pour n’avoir pas baigné dans cette atmosphère. Ils qualifient cette époque de celle des activités saines pour la jeunesse.

Actuellement, les jeunes regardent les séries télévisées, les films d’action où la violence le dispute aux effets spéciaux. Ils prennent les choses au premier degré et tentent souvent d’incarner les acteurs voire des comportements qui sont à la limite du tolérable dans notre société, en termes de mode de vie, de feeling et d’accoutrement, entre autres.

Ils essaient de transposer les réalités d’ailleurs au contexte malien. Ce qui n’est pas bien apprécié de tout le monde. Et personne ne peut reprocher aux puritains de s’offusquer de certains comportements de la jeunesse actuelle qui découlent parfois du cinéma et d’une inversion de la hiérarchie des valeurs sociétales.  Notre équipe de reportage a recueilli quelques avis sur la question.


Pour le journaliste présentateur et grand passionné de cinéma,  Soumaïla Dembélé de  M7 TV, les jeunes sont aujourd’hui plus orientés  sur les films d’action produits dans les pays aux états-Unis. Il estime que c’est simplement un complexe d’infériorité, avant de dire clairement que les jeunes prennent des vessies pour des lanternes parce que ces productions cinématographiques ne correspondent pas à nos valeurs. Selon lui, les parents doivent être plus regardants sur les fréquentations, mais aussi les loisirs des enfants.

 Sidiki Soumaoro, père de famille, partage cet avis.  Il explique que les jeunes regardent des films très violents pointent du doigt aussi les chaînes de télévision qui diffusent très souvent ces films d’une rare violence et pense que ceux-ci incitent les jeunes adolescents à devenir des caïds. Ils adoptent en conséquence des comportements indignes.

Aminata Téréta, mère de famille, trouve que la jeunesse n’a plus beaucoup de repères. Les actions dans les films sont imitées. Elle cite l’exemple de ceux qui se tatouent les bras ou le cou dans notre pays. Ceux-ci sont complètement à l’Ouest.  

Nabil Youssouf Sylla, agent de sécurité, affirme que beaucoup  de jeunes adoptent un mode de vie à l’occidental. Pour lui, il nous faut revenir à nos fondamentaux qui tiennent compte de nos us et traditions. «Nous rencontrons beaucoup de choses dans les films occidentaux qui ne sont pas acceptables», a dit notre interlocuteur. Issaka Sanogo, vendeur de fripe, abonde dans le même sens. 

Pour lui, les jeunes doivent s’intéresser aux théâtres et films documentaires pour renforcer leur culture générale. Et d’inviter les jeunes à éviter des films qui impactent leur éducation. Mais pour Daouda Ballo, enseignant, les films jouent un rôle important dans la formation de l’être humain. Mais, il faut savoir en tirer les meilleures choses parce que les films poussent aussi les jeunes à s’orienter vers la violence, l’alcool ou même la drogue.

Abdoul Karim Koné, communicant d’une entreprise de la place explique que le loisir aussi participe de l’équilibre humain. Les films sont souvent réservés à une catégorie d’âge d’où les annonces de moins de 10, 12 ans voire à plus.

 Dr Mohamed Abdoullah Haïdara, sociologue, a souligné que  les films font partie des moyens de sensibilisation, de formation, d’information, mais aussi d’éveil de conscience. Il faut reconnaître qu’ils impactent sur le comportement des jeunes.

à titre d’exemple, dans les films d’action, le message véhiculé se rapporte fréquemment à la violence.Comment faire en sorte que les jeunes ne s’inspirent pas de la violence ? Beaucoup d’observateurs s’accordent à dire que la jeunesse a tendance à accepter comme lettre à la poste la violence. En tout cas, les jeunes doivent faire la différence entre la fiction et la réalité.

Adolphe Simbo TRAORÉ

Rédaction Lessor

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