Le chef du gouvernement a tenu à célébrer solennellement les organisateurs du grand rendez-vous, ainsi que tous ceux qui ont, de près ou de loin, contribué à sa bonne tenue. Dr Choguel Kokalla Maïga a en outre exhorté les hauts cadres de l’administration à faire de la refondation la boussole de leurs actions au quotidien
Après sa remise officielle au chef de l’État le 11 février dernier, le rapport final des Assises nationales de la refondation (ANR) a été remis hier au Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga par le président du Panel des hautes personnalités, Zeïni Moulaye. C’était au cours d’une cérémonie organisée à cet effet au Centre international de conférences de Bamako élargie aux membres de la haute administration.
Dans son discours, le président du Panel des hautes personnalités a rappelé que les ANR ont été organisées successivement dans les communes, les cercles, les régions, au niveau de 26 pays de forte concentration des Maliens et au niveau de nos compatriotes refugiés ou déplacés et à l’échelon national. Selon Zeïni Moulaye, l’engouement extraordinaire manifesté par les populations a révélé une soif de débats surtout au sujet des affaires publiques.
Pour lui, ces Assises ont confirmé l’engagement des Maliens pour une sortie de crise et marqué la volonté populaire de contribuer à l’édification d’un Mali nouveau. D’après lui, les gigantesques manifestations du 14 janvier 2022 ont fini par convaincre les plus sceptiques de la légitimité de ce qui se dit et se fait en République du Mali.
Lors des ANR, dira-t-il, tous les compartiments de la vie de la nation ont été visités. Le président du Panel des hautes personnalités a souligné que des propositions fortes et concrètes ont été formulées et sont consignées dans ce rapport. Lequel rapport concentre les espérances des populations du Mali quant au renouveau institutionnel, politique, économique, social, culturel et sécuritaire attendu.
«Il détaille la manière dont les ANR ont été conduites sur le terrain, présente les structures de mise en œuvre des ANR et dévoile l’approche utilisée pour aboutir aux résultats escomptés, fait une analyse quantitative et qualitative des données recueillies sur le terrain avant de livrer entièrement les recommandations issues des débats», a indiqué Zeïni Moulaye. Selon lui, à toutes les phases, les participants ont procédé au diagnostic sans complaisance et sans tabou de l’état de la nation.
DIAGNOSTIC- Aussi, ils ont tiré des leçons du passé et formulé des idées de sortie de crise qui ouvrent des perspectives nouvelles en termes de paix, de sécurité, de stabilité et de développement global. «La richesse des débats et la pertinence des propositions ont permis de disposer d’une moisson suffisante pour camper une vision du redressement national et une trajectoire de la refondation», a laissé entendre Zeïni Moulaye, pour qui, il revient maintenant au gouvernement de prendre le relai et de traduire ces idées lumineuses en actions dans une programmation raisonnable en court, moyen et long terme.
Après avoir reçu le rapport des mains de Zeïni Moulaye, le Premier ministre a déclaré que les ANR ont pris le temps qu’il fallait pour se tenir, pour asseoir le consensus le plus large possible. Selon Choguel Kokalla Maïga, c’était le sens des nombreuses rencontres avec les acteurs politiques et de la société civile sous la conduite du président de la Transition.
« Ces Assises ont permis d’avoir une compréhension commune des enjeux et des défis à travers les consultations les plus larges possibles allant du niveau local, régional, national et au sein de la diaspora », a souligné le chef du gouvernement. Pour lui, elles ont permis de faire le diagnostic des maux qui minent la bonne marche de l’État. Mais aussi de faire émerger les solutions endogènes, maliennes et des pistes de réformes pour le redressement et le réarmement moral de notre pays.
Le Premier ministre a rappelé que ces ANR sont au cœur de la rectification de la trajectoire de la Transition intervenue le 24 mai 2021. Selon lui, elles ont été un grand moment de rassemblement pour notre peuple et ont démontré « notre engagement collectif et notre capacité au sursaut national afin de nous réapproprier notre patrimoine culturel, historique, notre destin et de faire face à l’avenir ensemble et avec confiance ».
« Voulues comme un exerce de catharsis et conçues pour ausculter l’état de la nation sans complaisance, elles ont débouché sur un viatique sûr pour le Mali de demain », a insisté le chef du gouvernement, qui soutient qu’elles ont démontré l’adhésion des Maliennes et Maliens au projet de refondation et leur aspiration profonde au changement qualitatif.
Dieudonné DIAMA
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