Vêtue d’une robe traditionnelle, elle tient en main son sac et son ordinateur portable. Celle qu’on voit descendre de son lieu de travail, à la Chambre d’agriculture de Ségou, a tout de la femme coquette dont le visage avenant cache cependant une grande détermination. Changement d’apparence lorsqu’elle a déposé chez elle ses affaires, englouti son repas de midi et troqué ses vêtements pour une tenue de travail avant de se rendre aux champs.
Le déplacement se fait en famille : son mari, un professeur d’anglais la mène en moto à M’Pela, Commune rurale de Pelingana, à 13 km de la ville. Et telle est la vie quotidienne depuis plusieurs années de cette native de la Cité des Balanzans, en 1987.
Une vie qu’elle a très tôt choisie, car l’agriculture est depuis toujours une histoire de famille, avec notamment un père qui fut à la tête de la Chambre d’agriculture de Ségou. «À l’époque, on assurait l’entretien des pondeuses de Papa, chaque matin avant d’aller à l’école. Il est vrai qu’aujourd’hui, les manières de faire ont changé. » Mais c’est là qu’elle a piqué le virus de l’agriculture.
Les travaux pratiques ont commencé auprès de sa petite sœur, qui possédait une ferme non loin de sa concession à Ségou. À l’époque, elle élevait jusqu’à 300 pintades de chair. Mais pour s’autonomiser et se lancer seule dans l’agriculture, il lui fallait un coup de pouce : un jour, elle entend parler à la radio du lancement d’un programme, le Fonds d’appui à la création d’entreprises par les jeunes (Facej), ouvert aux jeunes créateurs d’entreprise. Alors au chômage, sans perdre de temps, elle dépose sa candidature.
Depuis 2018, la mère de trois belles jeunes filles possède un champ de 2,35 hectares. Sa mise en valeur a été faite grâce au Facej, qui l’a appuyée pour la construction de bâtiments (les poussinières), pour ériger un château d’eau, construire des canalisations. Aujourd’hui, elle fait travailler trois employés dans son champ qui valorise l’élevage et le maraîchage bio. On y voit des pintades, des pondeuses, des orangers (quelque 350 pieds de Tangelo, bien alignés, qui font une ombre bienvenue), à côté des espaces de maraîchage des légumes.
Ce jeudi après-midi, elle est venue avec son époux pour semer de la pomme de terre. Comme on le voit, les deux conjoints, des cousins directs, partagent la même passion. Le week-end, la famille Koumaré au complet vient à 8 h au champ, pour ne retourner qu’à 18 h.
Après chaque récolte, la trentenaire vend elle-même ses produits aux revendeurs venus à la ferme. Pour les oranges, c’est par téléphone qu’elle s’entend avec les vendeuses de fruits de la ville. Ses bénéfices lui permettent de faire face aux frais d’entretien et de vétérinaire, d’acheter l’aliment pour ses pondeuses (1 tonne tous les 10 jours), de rembourser ses prêts bancaires et assurer ses petites dépenses.
Parlant de ses difficultés, notre interlocutrice fait état du souci du moment : une rupture de stock dans l’aliment de base des volailles, le maïs. Elle a par ailleurs des soucis avec son forage, et voudrait clôturer pour sécuriser son champ. Mais qu’importe : elle est heureuse de son choix, et invite les jeunes à se lancer pour booster l’économie du pays. Car, comme on le dit, «la terre ne ment jamais».
Son mari, Salim, en témoigne : il a rarement vu quelqu’un d’aussi motivé dans son activité. «La ferme, c’est toute sa vie. Je vois en elle quelqu’un de très engagé, prêt à se battre jusqu’au bout pour atteindre ses objectifs. Raison pour laquelle je l’accompagne en ce sens, car nous partageons la même passion depuis l’enfance».
Fadi CISSE
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