Cet événement majeur du cinéma africain est un piédestal de taille pour la promotion de notre culture et notre patrimoine cinématographique
Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), co-présidé par les présidents du Faso le Capitaine Ibrahim Traore, et du Tchad le Marechal Mahamat Idriss Deby Itno, a rendu un vibrant hommage à Souleymane Cissé, décédé mercredi dernier alors qu’il s’apprêtait à faire le voyage sur Ouagadougou pour présider le jury de la catégorie long métrage de fiction pour l’étalon d’or du Yennenga.
Le ministre burkinabé chargé de la Communication, Pingwende Gilbert Ouédraogo, qui a lu le discours officiel d’ouverture du Président du Faso a demandé au cinq mille spectateurs, parmi lesquels le ministre chargé de la Culture Mamou Daffé, de se mettre débout pour applaudir le célèbre réalisateur qui n’est plus.
Cet événement majeur du cinéma africain est un piédestal de taille pour la promotion de notre culture et de notre patrimoine cinématographique, a dit le ministre burkinabé. Le Tchad, pays frère et ami du Burkina Faso, est l’invité d’honneur. Pour le ministre Ouédraogo, le Tchad, «pays de Toumaï est le berceau de l’humanité et pas seulement, il est aussi une référence du cinéma en Afrique». De grands noms du cinéma tels que Haroun Saleh Mahamat, Etalon de bronze au Fespaco 2007, Édouard Sailly et Issa Serge Coelo demeurent des références et sont une fierté pour l’ensemble du continent.
Il a salué la présence de toutes les délégations et personnalités invitées, ainsi que les cinéastes, producteurs, réalisateurs, acteurs, scénaristes, journalistes, critiques de cinéma et les passionnés du septième art. Pour lui, le thème du Fespaco : «Cinémas d'Afrique et identités culturelles» interpelle et invite à une réflexion profonde sur notre identité en tant que peuple africain.
Le cinéma est un miroir de la société, un vecteur puissant d’appropriation de notre culture, de nos valeurs, de nos rêves, et de nos luttes. Il nous permet de raconter nos histoires, de partager nos réalités, de mettre en lumière nos traditions pour mieux faire face aux grands défis de notre temps. «À travers le cinéma, l’Afrique réaffirme sa singularité sociale, son authenticité culturelle et sa part d’humanité dans l’univers de la création et de l’innovation», a déclaré le ministre burkinabé.
Il a aussi rappelé que son pays a toujours été un terreau fertile pour la création cinématographique. Depuis plus de cinq décennies, Ouagadougou est devenu la capitale du cinéma africain, un lieu dit de brassage d’identités socioculturelles, de rencontres professionnelles, de débats francs et ouverts, de partages fraternels entre cinéastes d’Afrique et du monde entier. Nous sommes fiers de continuer à tenir le pari d’organiser et de soutenir cet événement aussi emblématique qu’historique, pilier de la politique culturelle du pays des hommes intègres.
Et de dire qu’au-delà donc de la fiction, le cinéma africain devra davantage participer à déconstruire en nous les murs du complexe pour ériger en chacun la tour de toutes les possibilités. Plus que jamais, notre cinéma devra être un écran qui brille et nous éclaire plus que la toile qui nous voile la face pour modifier et détourner notre regard de nous-mêmes. Pour Abakar Rozzi Teguil, ministre tchadien chargé de la Culture a exprimé sa gratitude au Burkina pour l’immense honneur fait à son pays comme invité d’honneur du Fespaco.
À l’ouverture des acteurs comme Assetou Kaboré, Georgette Paré, l’homme le plus fort du monde, Iron Biby et l’humoriste Karim la joie ont été à la hauteur de leur réputation dans les spectacles qu’ils ont produits. L'émotion passée, le film d'ouverture : Black tea du mauritanien Abderhamane Sissako a été projeté dans la soirée. Il raconte l’histoire d’une jeune fille, Aya, qui dit non le jour de son mariage, à la stupeur générale des parents et de la communauté.
Émigrée en Chine, elle travaille dans la boutique d'exportation de thé de Cai, un Chinois. C'est l'amour rare, mais parfait entre une Africaine et un Chinois. Dimanche matin, les professionnels du cinéma présents à Ouaga et les organisateurs se sont rendus à la Place des cinéastes africains pour une cérémonie de libation en l’honneur de tous leurs collègues disparus. Cette année, notre compatriote Souleymane Cissé était le principal sujet de la commémoration.
Youssouf DOUMBIA
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