L’auteur lors de la présentation de son ouvrage
Fruit de plus d’une décennie de réflexions, selon l’auteur, c’est une œuvre littéraire qui décrypte le modèle de gouvernance étatique de notre pays entre 1992 et 2020 par les démocrates. Aux yeux de l’écrivain, le trajet démocratique de 28 ans n’a pas été un long fleuve tranquille. D’où le titre «parcours erratique » qui évoque l’instabilité dans la gestion de l’État. Cette instabilité, selon lui, résulte surtout du modèle malien atypique de la démocratie qui ne favorise pas l’atteinte de résultats escomptés malgré les beaux rêves tant nourris. D’où son expression «la démomalicratie de l’espérance à l’angoisse».
Pour Amady Gansiry Bathily, notre constitution démocratique n’a pas respecté les règles élémentaires pouvant aider à asseoir une base solide de stabilité. C’est ainsi qu’il croit que le poids de la majorité parlementaire doit être pris en compte dans la gestion de l’état notamment dans le choix du chef de gouvernement. «Alpha Oumar Konaré a nommé cinq Premiers ministres en 10 ans soit une moyenne d’un Premier ministre tous les 2 ans. Mais c’est Ibrahim Boubacar Kéïta qui détient le record de nomination de Premiers ministres. En sept ans, il a nommé six Premiers ministres, soit une moyenne d'un Premier ministre par an», a rappelé Amady Gansiry Bathily, qui estime qu’un chef de gouvernement ne peut pas travailler dans un tel laps de temps relativement court pour espérer avoir des résultats tangibles. Et de souligner que ces chefs de gouvernement, dans la plupart des cas, ne sont pas issus de la formation politique aux affaires ou de la majorité parlementaire : «Cela fausse le jeu démocratique. Voilà une des difficultés de notre constitution démocratique parce que les faits majoritaires parlementaires doivent être respectés.
Le Premier ministre doit être issu de la majorité parlementaire. Aussi, la gestion des affaires de l’état est très sérieuse et demande du temps, de l'expertise et de la méthode.» Outre la gestion étatique, l’auteur décrie également le fonctionnement au sein des formations politiques maliennes (récemment dissoutes). En effet, il dénonce une gestion à sens unique voire unilatérale. «D’autre part, nos formations politiques sont faibles dans leur conception. La structuration, normalement doit partir du principe du centralisme démocratique qui veut dire que les décisions doivent être prises dans une sorte de système de vase communicant, c’est-à-dire du haut en bas et du bas en haut», explique l’auteur.
Malheureusement, il dira que la plupart de nos formations politiques sont tirées vers le haut et non vers le bas. Ce qui fausse le jeu et le débat interne au sein des partis. Il dénonce aussi la longévité des premiers responsables, surtout des présidents des partis à la tête des formations politiques qui bloquent le débat interne. Néanmoins, l’auteur admet que dans la gestion démocratique du pays, tout n’a pas été mauvais. Préfacier de l’ouvrage, Diadié Yacouba Dagnoko a déclaré que ça faisait longtemps qu’il espérait un pareil travail intellectuel de la part d’un Malien. «Quand le moment est arrivé, c’est un honneur pour moi d’accompagner l’auteur», a-t-il indiqué.
L’ancien ministre de la Jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports a également salué la somme d’efforts consentis par l’écrivain pouvant permettre «de nous remettre en cause et d’aller sur de nouvelles bases». À cet égard, il a félicité l’écrivain pour son œuvre.
Anthropologue, administrateur des arts et de la culture et plusieurs fois conseiller technique au sein du département de la Jeunesse et des Sports, Amady Gansiry Bathily a pu compter sur la présence massive de plusieurs anciens ministres lors de cette cérémonie de lancement de son ouvrage. Parmi les anciens ministres présents, Me Mamadou Gaoussou Diarra, Amadou Koïta. L’écrivain a également été massivement assisté par sa famille biologique et plusieurs autres poches, collègues et anciens collègues.
Alassane Cissouma
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