#Mali : Notre santé : Incontinence urinaire : Écoulement involontaire des urines

Perte involontaire des urines par l’urètre. L’incontinence urinaire n’indique pas nécessairement une maladie sous-jacente. Dr Daouda Sangaré, chirurgien urologue et maître de recherche au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Kati explique que c’est une perte des urines en dehors des phases d’inconscience.

Publié lundi 22 janvier 2024 à 07:08
#Mali : Notre santé : Incontinence urinaire : Écoulement involontaire des urines

Dr Daouda Sangaré



 

Le toubib veut dire par là qu’elle se passe en dehors du sommeil ou des comas. C’est un trouble qui peut survenir aussi bien chez la femme que chez l’homme. Elle peut survenir à tout âge, mais elle est surtout fréquente chez les femmes de 40 à 70 ans.

Selon Dr Sangaré, il n’y a pas de causes réelles de la maladie. Mais, il y a des facteurs favorisants. Et ces facteurs diffèrent selon le genre. Chez la femme, on retrouve l’obésité, l’âge, les carences hormonales, la grossesse (surtout avec un accouchement difficile), toutes chirurgies pelviennes, la génétique (une femme qui a fait une incontinence urinaire peut avoir des enfants qui feront cette incontinence). Il y a aussi l’origine ethnique.

Le médecin dit que les femmes caucasiennes (femmes blanches) font plus cette maladie que les Afro-Américaines et celles-ci plus que les asiatiques. Certaines maladies comme le diabète ou les maladies neurologiques peuvent également favoriser une incontinence urinaire. Il est important de souligner ici que l’obésité occupe une très grande place dans le développement de la maladie.

Contrairement aux femmes, la maladie est 10 fois moins fréquente que chez les hommes. C’est pourquoi, l’urologue considère la maladie comme une maladie féminine. Chez les hommes, reconnait le praticien, la maladie peut être très souvent liée à une chirurgie du pelvis (surtout la prostate). L’âge, certaines infections urinaires, le diabète, les maladies neurologiques sont aussi incriminés comme facteurs favorisants l’incontinence urinaire chez les hommes. 

Il existe trois types d’incontinence urinaire. Il s’agit d’incontinence urinaire par urgenturie (avant la fuite d’urine la personne ressent une forte envie d’uriner et avant d’arriver aux toilettes l’urine est lâchée). Cette forme est très fréquente chez les hommes. L’incontinence urinaire d’effort : ici la fuite est consécutive à un moindre effort (le fait de tousser, éternuer, rire, monter des escaliers. Enfin, il y a l’incontinence urinaire mixte, c’est-à-dire les deux types combinés (urgenterie et d’effort).

Parlant des complications de la maladie, Dr Sangaré dit qu’elles sont surtout sociales. la maladie va entrainer une auto-exclusion de la  personne affectée qui peut aller jusqu’à la depression. Pour éviter ceci, il est primordial de faire surtout attention aux facteurs favorisants de la maladie. Pour ce faire, l’urologue recommande surtout de perdre du poids, de faire des activités physiques, des renforcements périnée, une bonne prise en charge de l’accouchement et de lutter contre les infections urinaires. Il précise que la réduction pondérale et l’exercice physique peut réduire jusqu’à 80% l’incontinence urinaire.

Concernant le traitement, Dr Sangaré souligne que cela dépend du type de la maladie. Il se basera surtout sur la recherche d’une cause évidente. En fonction de cette recherche, le traitement peut être médical ou chirurgical. Les médicaments vont stimuler la contraction de la vessie et permettre à la personne de se contenir. La chirurgie va permettre le renforcement des muscles au niveau du périnée. Il y a des injections de substances qui permettent de paralyser la vessie.

 

Fatoumata NAPHO

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