Déjà auteur de plusieurs publications sur l’histoire d‘avant
l’empire du Mali, l’écrivain Youba Bathily a écrit un nouvel ouvrage intitulé :
«Nioro du Sahel-La ville promise». Une ville multiethnique où maures, peulhs,
soninkés et autres peuples noirs se sont rencontrés. La présentation du livre s’est déroulée, vendredi dernier au
Centre Soleil d’Afrique, en présence de l’auteur lui-même et du directeur de la
Maison d’édition «Sawa», Sékou Fofana.
L’ouvrage de 162
pages est le récit de l’histoire socio-économique, culturelle, démographique et
physique de la ville mythique de Nioro du Sahel. Il comporte 10 chapitres qui parlent de la
description physique et de l’environnement de Nioro du Sahel. L’auteur relate
les différentes transformations socio-économiques de la région à savoir :
Nioro avant la colonisation, origine de la ville, l’époque coloniale,
l’organisation administrative de la ville avant et après la période coloniale,
la vie culturelle de la ville, les hommes qui ont marqué son histoire, ainsi
que ceux qui se sont investis pour son développement socio-économique et
culturel.
L’auteur a expliqué ses motivations à faire un livre sur
Nioro du Sahel. «C’est en 2017 que j’ai eu l’idée de faire un livre sur cette
ville historique». Il poursuit ses explications. Lors d’un forum à Nioro, le chérif
de Nioro, Bouye Haïdara, avait soutenu que la ville était un grand centre, un
carrefour de civilisation, mais qu’avec l’arrivée des colons, elle a été réduite
à une petite portion. Aussi, il fallait écrire l’histoire de cette ville
mythique qui était surtout basée sur l’oralité et quelques manuscrits. Vu la
grandeur et la richesse de Nioro, j’ai décidé de faire un livre sur la base des
documents historiques, des données physiques et aussi des récits des hommes.
Le
livre est constitué des données collectées auprès des institutions de
recherche, des bibliothèques et des personnes ressources. Il fallait faire ce
livre sur une ville qui est en train de devenir une mégalopole. Capitale de
plusieurs royaumes et surtout de l’Empire toucouleur, la ville fut le bastion
de la résistance de trois grands érudits, notamment El hadj Omar, Cheikh
Hamallah et Djoum Kaba Diakité.
Sékou Fofana a témoigné de sa réelle satisfaction de
travailler avec l’auteur. Selon lui, le texte était digeste et c’est ce qui a
facilité le travail. «Contrairement à beaucoup de manuscrits, le texte était
bien limpide et agréable à exploiter», a expliqué l’éditeur. Youba Bathily
a déjà écrit «l’Empire du Ghana», «le Siècle obscur», «les Racines de l’Empire
de Ghana», «Rois et peuples de l’empire du Ghana», «les Parties prenantes du
Kouroukanfouga», entre autres.
Sociologue, historien et expert culturel, il est
titulaire d’un master en art sur les sciences historiques et collecte depuis des
décennies, les traditions orales auprès des familles notables. Le livre est disponible au niveau de la librairie des éditions
Harmattan, librairie Ba du Grand Hôtel et de la Bibliothèque nationale à 8.500
Fcfa.
Amadou SOW
Une exposition exceptionnelle de l’artiste plasticien-comédien, metteur en scène et collectionneur, Abdou Ouologuem, intitulée : «L’âge d’or du Mali» se tient, depuis la semaine dernière dans la salle polyvalente du Musée national..
Pour Issaka Nazoum, ce rendez-vous culturel a été une opportunité de montrer au monde qu’il y a une vie au Mali, particulièrement à Tombouctou qui demeure une destination sûre, contrairement aux informations véhiculées par certains médias.
Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a .
Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sal.
Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..
La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.