La reprise de la navigation des grands bateaux est vécue comme une bouffée d’oxygène. Le grand bâtiment du fleuve livrent des légumes frais, engins lourds et des produits manufacturés de grande consommation. Les fruits de saison sont prisés par les habitants du Septentrion qui connaissent une pluviométrie précaire.
Les ressortissants de cette partie du Mali le savent : les bateaux attirent du monde au quai. Ceux qui accueillent les parents et ceux qui achètent les fruits et légumes frais du « sud » se mélangent à ceux qui vendent les produits locaux et la gastronomie du terroir. Les badauds ne sont jamais loin, à l’affût des opportunités de petits boulots et du vol de bagages. De personnes très pauvres guettent les fruits et légumes pourris abandonnés par les marchands repartis à bord du bateau.
Les images de cette arrivée ont vite conquis la toile. Les internautes, visiblement très solidaires des habitants de la contrée, distribuent généreusement des « pouces » aux publications des photos du bateau accosté au quai de la côte des Askia. Cette solidarité spontanée que le malien déploie lorsque le bonheur est arrivé à son prochain.
« Face à la difficulté de pratiquer l’axe Sevaré-Gao, la voie fluviale, une des rares options, peine à fonctionner normalement », se félicitent les responsables de l’escale de Gao de la compagnie. « Le premier voyage de la Comanav à Gao a été massivement accueilli ce matin par les populations. C’était dans une ferveur et une intense émotion, encadrées par les FAMa», ajoute la publication.
Celle-ci pose le doigt sur une triste réalité à laquelle les pouvoirs publics n’ont pas de réponse dans l’immédiat. La route Sevaré-Gao est impraticable. Non seulement du fait de l’état dégradé mais surtout l’insécurité résiduelle.
Les terroristes assaillis jusque dans leurs repères, font feu de tout bois. La route est souvent coupée par les eaux diluviennes et quelques fois par des assaillants en perte de vitesse parce que délogés par les FAMa.
Le bonheur des habitants de Gao font échos à celui de leurs frères de Tombouctou par où passent les bateaux de la Comanav. Une joie éphémère qui ne durera que le temps de la crue.
Ahmadou CISSE
Les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa), ont conduit ce jeudi 26 mars, avec succès, dans la matinée, des frappes ciblées contre un important groupe armé terroriste, à 38 km au nord-ouest de la ville de Ménaka dans le cadre des opérations de surveillance du territoire..
Les peines prononcées contre les 18 mis en cause vont de l’acquittement à 20 ans de réclusion criminelle. En plus, des accusés ont été condamnés à une amende de 2 milliards de Fcfa.
À cette occasion, les 18 accusés composés de personnalités militaires et civiles et d'anciens ministres seront fixés sur leur sort après environ trois mois de procès.
Les opérations de fouille se poursuivent sur le site de l’immeuble de quatre étages en construction qui s’est effondré le dimanche le 22 mars à Daoudabougou, en Commune V du District de Bamako. Le lendemain du drame, la direction générale de la protection civile avait communiqué un bilan.
Le secteur minier continue sa mue en faveur de l'économie nationale. Ainsi, l'Office malien des substances précieuses fait son entrée dans l'arsenal visant à renforcer la souveraineté économique de l’État. Créée au Conseil des ministres du 18 mars 2026, la structure aura la mission d'assu.
L'État-major général des Armées informe que, dans le cadre des opérations de surveillance du territoire, ce samedi 14 mars, les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont pris en filature trois motocyclistes des groupes armés terroristes qui ont rejoint d'autres individus non lo.