Ce qui signifie en peul Afo arrive. C’est son
troisième opus qui comporte six titres inédits, tous tirés du terroir de
Douentza, sa ville d’origine. Mais le contenu demeure le même que dans les
deux premiers albums où il entonne la paix, l’unité et la préservation de nos
valeurs traditionnelles. À l’image de Djénéba Seck, qui est son mentor, Afo
Nabo explique que la musique n’a de sens que si elle véhicule des paroles, des
leçons de vie et permet une prise de conscience.
Tous ses morceaux ont été enregistrés au
studio IB Star de Bamako. Dans le premier intitulé : «La paix», Afo
appelle nos compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur voire nos frères qui
ont pris les armes à revenir sur la table de négociation. Car, c’est dans la
communication que nous pouvons trouver un terrain d’entente. Quelque soit
l’ethnie à laquelle nous appartenons, nous resterons toujours des Maliens. Pour
lui, il ne faudrait pas perdre le temps dans l’utilisation des armes, qui ne
peuvent rien régler. Tous les problèmes ont leurs solutions dans le dialogue.
«Tidi By», qui signifie la cherté en peul
appelle nos compatriotes à prendre conscience des difficultés dans lesquelles
la cherté de la vie nous mène. Tout est devenu cher dans notre pays. Et c’est
le renchérissement de la vie qui conduit à toutes formes de vice et de mauvais
comportements. Des chômeurs, des jeunes diplômés sans emploi et même des chefs
de famille qui deviennent des voleurs, menteurs et autres escrocs.
Bref, la cherté de la vie, selon Afo est
source de nombreux problèmes. L’artiste appelle ses diatiguis à se donner la
main dans le morceau «Pulaaku», où il estime qu’uni les peuls seront très forts
et pourront apporter une grande contribution à la paix au Mali. Dans la
chanson «Soussou», le jeune bozo encourage la jeunesse au mariage, car
selon lui l’amour entre une jeune fille et un garçon ne se concrétisera
effectivement que dans l’union officielle. «La beauté de l’amour ne se mesure
que dans l’union définitive.
Quant aux rythmes et autres instruments de
musique, Afo Nabo donne la priorité aux instruments de musique traditionnels
que sont le ngoni, le sokou, la calebasse, la flûte et le weguerou ou n’goni à
une seule corde. Il utilise également la guitare moderne et la batterie. Mais
le son qui produit n’est autre que la musique peule.
Car, explique-t-il, c’est à travers la promotion de ces rythmes que nous
pouvons valoriser notre musique et notre patrimoine culturel d’une manière
générale. L’album n’est pas vendu sur un support matériel. Il est disponible
exclusivement sur You Tube à travers le site Keyzit de Moussa Diabaté.
Youssouf DOUMBIA
Une exposition exceptionnelle de l’artiste plasticien-comédien, metteur en scène et collectionneur, Abdou Ouologuem, intitulée : «L’âge d’or du Mali» se tient, depuis la semaine dernière dans la salle polyvalente du Musée national..
Pour Issaka Nazoum, ce rendez-vous culturel a été une opportunité de montrer au monde qu’il y a une vie au Mali, particulièrement à Tombouctou qui demeure une destination sûre, contrairement aux informations véhiculées par certains médias.
Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a .
Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sal.
Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..
La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.