Dans son verger d’une superficie d’un hectare, elle exploite plusieurs espèces végétales
C’est en 1999 que Mme
Diao Kadiatou Tall, communément appelée Bété, a décidé de se consacrer à la
terre. Après la fermeture de l’école supérieure des industries textiles
(Esitex) où elle travaillait. La technicienne en biologie a carrément viré dans
l’agriculture pour apporter sa pierre à la sécurité alimentaire de son pays.
Aujourd’hui, Mme Diao non moins présidente de l’Association professionnelle des
femmes rurales de la Région de Ségou (Asprofer) est considérée comme un exemple
pour la jeune génération. Elle fait la fierté des femmes rurales en général et
celles de Ségou en particulier pour lesquelles elle se bat au quotidien.
Le mercredi 20
juillet 2022, elle nous a reçu dans son verger situé dans la zone de garage à
Ségou où elle loge. Elle nous a servi en guise de bienvenue du jus naturel de
fruits qu’elle-même produit. Le poids des ans se fait sentir sur elle. Qu’à
cela ne tienne. Rien ne semble la freiner dans ses ambitions pour la terre.
Peut être la perte brutale de l’époux cher qui l’encourageait dans ce qu’elle
faisait. Elle sort à peine du veuvage.
Mme Diao est l’une
des actrices clés de la sécurité alimentaire qui a fait ses premiers pas dans
l’agriculture au moment où il fallait mener cette activité avec ses propres
moyens. Il n’y avait pas de partenaires. Bété exploite 17 hectares, dont 7 dans
la zone Office du Niger et 10 dans la zone Office Riz Ségou. Après le riz, Mme
Diao a embrassé presque tous les domaines du monde rural.
Elle pratique le
maraîchage et cultive de l’oignon, de l’échalote, de la tomate et de la pomme
de terre. Dans son verger d’une superficie d’un hectare où elle nous a
accueillis, Kadiatou Tall produit de la mangue, de l’orange, du citron greffé,
de la pomme cannelle («Sounsoun» en langue bamanankan), de la papaye, de la
banane. Beaucoup de vendeuses s’approvisionnent chez elle.
La secrétaire
administrative de la Fédération nationale des femmes rurales (Fenafer) pratique
également de la pisciculture, l’aviculture, l’élevage. Pour couronner le tout,
elle détient une mini-rizerie pour le décorticage de sa production et fait des
prestations pour d’autres producteurs. «Je suis fière de faire partie de ceux
qui contribuent à l’atteinte de la sécurité alimentaire», se réjouit-t-elle.
Grâce à son
abnégation Mme Diao a semé les graines du dévouementet du professionnalisme
tout autour d’elle. Son amour pour la terre n’est guère usurpé pour qui connaît
son parcours. «Cet amour je l’ai hérité de mon père. Médecin de son état, il
adorait la terre. Les vendredis à Dakar après le service, il récupérait toute
la famille et on partait dans son champ situé à 14 km de la capitale
sénégalaise», nous explique-t-elle.
Native du Sénégal, cette Malienne bon teint
a grandi avec son père qui servait dans le pays de la Teranga. Pour ses efforts
inlassables pour la promotion du domaine agricole elle a été élevée en 2009 au
grade de chevalier de l’Ordre national du Mali. Elle a été décorée en 2015 de
la médaille de l’Officier du mérite agricole. Une distinction honorifique que
l’État octroie aux agriculteurs (rices) qui réalisent des exploits en termes de
production agricole.
FEMME DÉVOUÉE- Le
chevalier de l’Ordre national du Mali et détentrice du trophée Niéléni de
l’Association des journalistes en 2006 ne peut que se glorifier de son
abnégation. C’est sans doute en raison de cette abnégation, qu’elle a été
retenue dans la délégation de Maliennes qui a fait le déplacement à New York
lors d’un 8 mars pour défendre la cause des femmes rurales devant les Nations
unies.
Mme Diao qui est aussi la présidente du conseil d’administration du
Centre de santé communautaire (Cscom) de Banani saba coro, se souvient encore
de l’impression qu’elles ont laissée lors de cette rencontre : «Ils se
sont rendus compte de ce que Ségou faisait. Le Mali a impressionné les Nations
unies», se remémore-t-elle avec fierté.
Celle qui est dévouée
pour la cause des femmes rurales, atteste que ces dernières se battent au
niveau des zones de production et déplore le fait qu’elles n’ont pas accès à ce
qu’elles veulent, surtout à la terre. « Les femmes sont dans les champs du
début à la fin jusqu’à ce que le mil rentre dans le grenier. Elles occupent une
place très importante dans l’agriculture. Il faut les aider», plaide-t-elle
pour leur cause.
Militante pour la
paix, elle est le point focal du Réseau ouest-africain pour la paix (WANEP) et
membre de la plateforme des femmes du G5 Sahel et des organisations de la
société civile qui luttent contre le terrorisme, l’extrémisme et le radicalisme
violent. Elle a été élue conseillère dans la Commune rurale de Ségou en 2009 et
fut officier d’état civil pendant sept ans. à Ségou Coura, la technicienne a
beaucoup œuvré bénévolement pour les lépreuses.
Ceux qui ont travaillé avec Mme Diao l’a décrivent comme une femme dévouée. «Mme Diao est une agricultrice, qui se bat sur tous les fronts. Elle a beaucoup fait pour la promotion de la femme en général et celle de la femme rurale en particulier», témoigne le directeur régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Ségou, Danzaly Coulibaly. L’ex-agent de l’Esitex, actuel centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (Cerfitex) est mère de 6 enfants, dont deux filles.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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