La délégation onusienne lors de la séance de travail
Le chef de la diplomatie malienne a affirmé que l’hôte du jour est à Bamako pour maintenir le dialogue avec notre pays. Indiquant que le Mali reste membre des Nations unies. «Un membre qui a été toujours partie prenante des Nations unies depuis son indépendance. Même si l’épisode de la Minusma a constitué une épreuve difficile dans nos relations», a ajouté Abdoulaye Diop. Selon lui, les relations avec l’Onu vont largement au-delà de l’action de la Minusma. Il a salué le sacrifice du personnel de l’Organisation qui a apporté sa contribution à la stabilité de notre pays.
Il a réitéré son engagement au sein des systèmes des Nations-unies dont les agences, fonds et programmes travaillent au quotidien pour apporter leurs contributions aux populations maliennes vulnérables sur le terrain. Malgré les images distillées à l’encontre de notre État, le ministre chargé des Affaires étrangères a souligné l’importance du maintien du dialogue entre les deux parties. «Il faut que nous continions à nous parler», a-t- il souhaité, tout en estimant que la meilleure façon de comprendre un problème c’est de venir échanger avec les acteurs. C’est pourquoi, Abdoulaye Diop s’est dit reconnaissant de la démarche adoptée par la vice-secrétaire générale des Nations unies.
L’objectif, dira-t-il, est d’avoir une bonne lecture et l’appréciation de la communauté internationale. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a apprécié cet effort de dialogue. «Notre seule volonté, c’est de travailler à sortir de cette situation», a-t-il fait savoir. Le chef de la diplomatie malienne a martelé que prendre son destin en main est un chemin difficile. Toutefois, il a, à sa juste valeur, reconnu l’écoute et la solidarité manifestes de l’Onu. Laquelle, selon lui, devrait prendre en compte le respect de la souveraineté des États. Abdoualye Diop a, aussi, évoqué les questions de développement, de sécurité et d’investissement au Mali avec la vice- secrétaire générale des Nations-unies. 80% de notre population, a fait remarquer le ministre, vivent de l’agriculture. «Si nous avons une croissance économique de 2 ou 3 points dans ce secteur cela a plus d’impact sur l’économie que tout autre secteur», a expliqué le ministre Diop.
Pour lui, nous nous situons dans une démarche de transformation structurelle de notre économie afin d’aller vers l’industrialisation dans certains secteurs en vue de créer plus de valeur ajoutée. «Dans le secteur minier, nous souhaitons avoir la transformation», a fait connaître le ministre. Avant de renchérir que nous ne pouvons continuer à exporter l’or et les autres produits miniers stratégiques comme le lithium à l’état brut. «L’État ne compte pas seulement avoir des taxes sur des produits miniers », a relevé le chef de la diplomatie malienne. Soulignant un contenu local minimum de 30%. Le chef du département des Affaires étrangères a suggéré l’investissement, la productivité et les partenariats gagnant-gagnant comme nouvelle approche du Mali. «Il est important que les financements soient dépolitisés», a suggéré Abdoulaye Diop.
De son côté, la vice-secrétaire générale des Nations unies a indiqué que sa visite s’inscrit dans une logique de continuité de son engagement qui vise à trouver des solutions aux différentes crises. Mme Amina Mohamed a souligné la nécessité de travailler pour renforcer les services sociaux de base afin de lutter contre la pauvreté. Mais aussi mobiliser les partenaires. Dans ce sens, a-t-elle révélé, il y aura une réunion en éthiopie sur le financement de développement.
Par ailleurs, elle a salué le processus de l’adoption de la Constitution. Ayant eu des échos des Assises nationales de la refondation et du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, elle a estimé que ce sont des étapes nécessaires à une paix durable. De plus, la vice-secrétaire générale s’est réjouie de la bonne tenue du processus de liquidation de la Minusma. Au cours de cette séance avec la partie malienne, le terrorisme, l’éducation, la sécurité alimentaire et la protection sociale sont des volets qui ont retenu l’attention de la cheffe de la délégation onusienne.
Namory KOUYATE
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