Une vue des participants aux travaux
C’est le thème du séminaire récapitulatif de fin de semestre de deux programmes de master organisé par l’École de maintien de la paix-Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), en partenariat avec l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) et l’Institut sciences Po de Grenoble, qu’a abrité hier l’établissement. Présidée par le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, l’ouverture de la rencontre a enregistré la présence des cadres de l’administration, des diplomates, d’auditeurs des masters…Son objectif est de consolider les différents modules enseignés aux auditeurs des masters en maintien de la paix et reconstruction de l’État post conflit et la criminalité organisée, terrorisme et coopération internationale pénale.
Les opérations de paix jouent un rôle crucial dans la stabilisation des zones de conflit. Toutefois, ces opérations ont besoin de s’inscrire dans des cadres formels adaptés aux réalités du terrain pour être efficaces. C’est ici que réside l’importance de ce séminaire qui se propose d’analyser ces cadres, d’identifier les lacunes et de proposer des solutions.
Par ailleurs, a enchainé le directeur général de l’EMP-ABB, la lutte contre le financement du terrorisme se joue sur plusieurs fronts. Les groupes terroristes, a indiqué le colonel Souleymane Sangaré, en exploitant les failles des systèmes financiers internationaux, régionaux et nationaux, parviennent à financer leurs activités destructrices. «Nous avons le devoir de comprendre les mécanismes de ce financement pour pouvoir les démanteler de manière efficace», a-t-il exhorté. Et le patron de l’EMP d’ajouter qu’en ce sens, le partage d’informations, la coopération inter-agences et la coordination entre les États sont essentiels pour assécher les sources de financement.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a soutenu que dans un monde en mutation continue où les menaces évoluent constamment, il est crucial de disposer de professionnels bien formés, capables d’anticiper, de prévenir et de répondre efficacement aux situations de crise. Le gouvernement, selon Pr Moussa Tangara, conscient de ces enjeux, continue de s’investir et accompagner les initiatives dans la formation et le développement des compétences dans le domaine de la sécurité et de la paix.
Ouvrant les travaux, le secrétaire général du département en charge de la Sécurité a admis que la connaissance et la préparation sont les meilleures armes contre l’incertitude et le danger.
Pour Oumar Sogoba, les défis auxquels les auditeurs seront confrontés nécessiteront des solutions nouvelles et des approches créatives. «Soyez à la hauteur de ces défis, avec le même courage et la même détermination que vous avez montrés tout au long de votre formation», a-t-il galvanisé.
Dans la leçon inaugurale, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a partagé avec l’assistance les interrogations et les préoccupations concernant les Opérations de maintien de la paix (OMP) avec la difficulté principale qu’elles rencontrent aujourd’hui face au péril terroriste. Selon le colonel Abdoulaye Maïga, il ne faudrait pas trop compter sur les OMP, évoquant l’expérience de la Minusma qui est malheureusement là pour nous rappeler qu’elles ont des limites pour maintenir la paix dans un environnement caractérisé par une confusion presque totale entre les groupes armés et les terroristes.
Pour le porte-parole du gouvernement, ce qu’il faut retenir, c’est surtout le cas du Mali qui est un laboratoire à la fois de conflictualité et d’espoir. Il y a dix ans, nous avons connu la perte de plus de 70% de notre territoire. «Grâce au leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en moins d’une année, nous avons pu recouvrer l’intégrité du territoire national. La reprise de Kidal le 14 novembre 2023 marque un tournant essentiel», a salué le ministre d’état. Ce qu’il faut essentiellement retenir, de toutes les orientations politiques dans notre pays, a-t-il recommandé, c’est qu’il faut avoir un état viable. C’est tout le sens des trois principes définis par le chef de l’état ; de la montée en puissance des FAMa ; de la relecture du code minier. Mais aussi de la création de l’Alliance des états du Sahel (AES) et sa transformation en Confédération afin de prendre en charge à la fois les questions de paix, de sécurité et de développement. «Comptons sur nous-mêmes et nous sommes sur la bonne voie», a invité le colonel Abdoulaye Maïga.
Massa SIDIBE
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