En ouvrant les travaux de la plénière du Symposium national sur le
football, le modérateur de la rencontre, Gaoussou Drabo avait prévenu : «C’est
difficile de dépassionner un débat sur le football, mais nous allons essayer». L’ancien
ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, ancien journaliste
sportif et ancien chroniqueur avait vu juste et le modérateur de ce premier
Symposium national sur le football s’était visiblement bien préparé pour jouer
pleinement son rôle de chef d’orchestre. Les débats ont été parfois houleux et
tendus, mais Gaoussou Drabo et le facilitateur Seydou Dawa, ancien secrétaire
général du ministère en charge de la Jeunesse et des Sports sont restés
imperturbables et ont gardé cette ligne de conduite jusqu’au bout.
L’histoire retiendra que les deux hommes ont marqué de leur empreinte ce
Symposium national sur le football. Que dire aussi de l’excellent travail
effectué par les deux rapporteurs du symposium, Alassane Souleymane et Moussa
Bolly ? Lors de la première journée du symposium, nos deux confrères sont
restés au stade du 26 Mars jusqu’à 22h pour finaliser leur rapport, avant de le
présenter le lendemain à l’ouverture des travaux.
S’ajoute à cette liste Papa Oumar Diop, le maître de cérémonie. Non seulement celui-ci a eu le bon réflexe de situer l’événement dans son contexte, mais, surtout d’expliquer de façon très claire la différence entre un symposium (une réunion ou un congrès des spécialistes consacré un thème scientifique particulier, selon la définition du dictionnaire, ndlr) et les autres rencontres du genre.
Ce rappel était d’autant plus important que dès l’annonce par le ministre
en charge de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, de
l’organisation du symposium, nombre de personnes ont exprimé leur scepticisme,
en affirmant que certains de ses prédécesseurs avaient fait la même chose sans
obtenir de résultats concrets. Mais à ce que nous sachions, c’est la première
fois dans l’histoire de notre football, que le département de tutelle, organise
une telle rencontre, en collaboration avec la Fédération malienne de football
(Femafoot).
Dans sa forme, le Symposium national sur le football est donc une démarche innovante et ne peut être considérée comme une simple rencontre ayant regroupé les acteurs du football national. Le seul bémol a été la faible représentativité de certains acteurs du football, notamment les joueurs et les dirigeants de clubs et des instances sportives (Ligues et Districts).
Mais sur le fond, cette absence n’a pas eu d’impacts négatifs sur les
débats qui se sont déroulés et qui au finish, ont permis aux participants au
symposium de passer au peigne fin les problèmes qui minent le football national
et de faire une batterie de recommandations aussi importantes les unes que les
autres.
Parmi ces recommandations ou résolutions on peut citer, entre autres,
l’opérationnalisation rapide de la direction technique nationale, la
redynamisation du football scolaire et universitaire, le renforcement des
staffs techniques des sélections nationales, toutes catégories confondues, la
moralisation de la sélection en équipe nationale A, la création d’un fonds
spécial pour le développement du football, l’instauration des compétitions de
catégorie d’âge, allocation d’une subvention aux clubs par l’État, la création
d’une ligue professionnelle, le reversement à l’État des ristournes octroyées
aux Aigles par les instances internationales (la Confédération africaine de
football et la Fédération internationale de football association), la mise en
place d’un comité de suivi des résolutions du symposium.
Des participants au symposium ont même proposé le changement du surnom de
la sélection nationale. S’ajoutent à la liste, la tribune transmise à la
commission d’organisation par notre confrère Diomansi Bomboté qui n’est plus à
présenter et un document sur le développement du football national qui a été
élaboré par l’ancien joueur, Fako Zerbo. La prise de parole du sélectionneur
national Éric Sékou Chelle a également été l’un des temps forts du symposium.
Le technicien est revenu sur la
participation des Aigles à la dernière CAN marquée notamment par l’échec en
quarts de finale contre la Côte d’Ivoire. L’ancien défenseur international a
d’abord présenté ses excuses au peuple malien pour les erreurs commises contre
les Éléphants, puis s’est prêté aux questions des participants au symposium
pendant trois quarts d’heure. Tous les sujets ont donc été abordés lors de ce
premier Symposium national sur le football et les participants ont été unanimes
à saluer l’initiative du département de tutelle et exprimer leur souhait de
voir la commission de suivi prendre rapidement le relai pour traduire en actes
les recommandations issues du symposium.
En fait, toute la question sur l’utilité de ce premier Symposium national sur le football réside là, c’est-à-dire, le suivi et l’application des résolutions qui ont sanctionné les trois jours de travaux. Compte-tenu de la complexité des problèmes et de la situation actuelle de notre pays, il serait irréaliste de demander une application immédiate des propositions faites par les participants. Le plus important, à notre avis, c’est la mise en place de la commission de suivi et le travail d’évaluation qui sera fait par les hommes et les femmes qui siègeront au sein de cette structure. Tout doit être fait pour éviter que le document final du symposium ne se retrouve dans les tiroirs, comme c’est souvent le cas.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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