#Mali : Cinéma : Enfin un festival international de films de femmes à Bamako

Notre pays aura bientôt son Festival de cinéma. Et pas n’importe lequel, car il s’agit d’un Festival international dédié aux films faits par des femmes. C’est en tout cas, ce que projette d’organiser bientôt un groupe de jeunes femmes professionnelles maliennes du cinéma.

Publié vendredi 08 mars 2024 à 08:38
#Mali : Cinéma : Enfin un festival international de films de femmes à Bamako

L’actrice Moulidy Diarra est la directrice du Fiffem



Dénommé Festival international de films de femmes de Bamako (Fiffem), il aura lieu du 31 juillet au 4 août prochain. Des projections des films faits par des Maliennes auront lieu demain samedi au Musée national en prélude à cette première dans notre pays.

Pour la directrice du Fiffem, Mme Moulidy Diarra, elle-même actrice de cinéma, que nous avons rencontré, il y a un certain nombre de raisons qui fondent la création de cet évènement.

Il vise d’abord à mettre en avant le travail des femmes dans l’industrie cinématographique, offrant ainsi une plateforme pour l’égalité des genres et la reconnaissance du talent féminin dans ce domaine. La célébration de la diversité culturelle à travers les films réalisés par des femmes du Mali, d’Afrique et du monde entier, car en effet, le Festival célèbre la diversité des cultures, des histoires et des expériences vécues par les femmes. Il faudrait également sensibiliser sur les enjeux sociaux. Les films qui seront présentés aborderont des questions sociales importantes telles que les droits des femmes, l’autonomisation, la justice sociale et d’autres problématiques cruciales.

Le Fiffem se veut également un lieu de promotion du cinéma africain, promet la directrice. Il mettra spécifiquement l’accent sur le travail des femmes réalisatrices, actrices et techniciennes, contribuant ainsi à accroître la visibilité du cinéma africain sur la scène internationale. Enfin, le Fiffem sera une opportunité de rencontres et d’échanges. Il veut mettre en contact les professionnels du cinéma, les étudiants, la presse et le grand public favorisant ainsi les échanges et les collaborations.

Ainsi, le Fiffem se donne pour mission d’offrir une plateforme dynamique et inclusive, propice à la mise en lumière du talent, de la diversité et de la créativité des femmes dans l’industrie du cinéma.  «Notre Festival veut représenter bien plus qu’une simple célébration du cinéma féminin, il veut incarner un espace de dialogue d’innovation et d’inspiration, rassemblant des esprits créatifs et des professionnels passionnés de l’art cinématographique», insiste la directrice. Pour cette 1ère édition, les organisatrices ont de l’ambition, car Mme Moulidy Diarra estime que : «nous aspirons à placer cet évènement dans le grand angle des grands festivals dédiés au septième art au Mali tout en offrant des opportunités uniques pour s’associer à une cause qui transcende les frontières culturelles et artistiques.

Le célèbre cinéaste Souleymane Cissé, a été choisi comme parrain de cette édition initiale. Il est secondé par l’actrice, musicienne et interprète Fatoumata Diawara. Pour le premier, le cinéma est un formidable moyen d’expression, de partage et de compréhension entre les cultures. «Le Fifem incarne cette vision en mettant en avant les œuvres cinématographiques réalisées par des femmes, offrant ainsi une plateforme précieuse pour leurs talents créatifs et leurs histoires uniques». Il ajoute avoir toujours cru en la nécessité de promouvoir la diversité des voix et des visions dans le cinéma.

Quant à la marraine, elle souhaite, qu’ensemble, nous «continuons à élever ces voix singulières et à promouvoir l’art cinématographique dans toute sa diversité». Elle voudrait enfin que le Fiffem soit une source d’inspiration, de découverte et de partage pour toutes et tous.

Youssouf DOUMBIA

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