#Mali : Biennale de la photographie : Nos quatre mousquetaires

Quatre de nos compatriotes : Moussa John Kalapo, Mariam Modeste Niaré, Seyba Keïta et Kani Sissoko exposeront leurs œuvres à l’édition 2024 de la Biennale de la photographie. Ces porte-étendards de notre pays se feront un point d’honneur de faire briller la culture malienne au cours de ce rendez-vous de l’image.

Publié jeudi 14 novembre 2024 à 22:11
#Mali : Biennale de la photographie : Nos quatre mousquetaires

 De gauche à droite: Moussa John Kalapo, Seyba Keïta, Kani Sissoko et Mariam Modeste Niaré




Moussa John Kalapo est sans doute le plus célèbre et plus expérimenté d’entre eux. Il a exposé dans une dizaine de pays africains et européens. Comptable de formation, il devient photographe après une formation en photographie conceptuelle-créative et d’art au Centre de formation en photographie (CFP) de Bamako.

 Moussa John Kalapo obtient une bourse de la Tierney Family Foundation Awards-Tierney Fellowship en 2015 pour se perfectionner en photographie documentaire et résidence de création dans la prestigieuse école d’art photographique Market photo workshop (MPW) à Johannesburg en Afrique du Sud. Il expose actuellement au Musée des tapisseries dans le cadre du Festival photo d’Ex 2020 intitulé : «Regards croisés».

Mariam Modeste Niaré est hyper sollicitée pour de nombreuses expositions en Afrique. Pour l’originalité de ses œuvres, elle a remporté le prix «Coup de cœur» l’année dernière lors des 10è Rencontres internationales de l’art et de la culture (RIAC) de Brazzaville au Congo. Lauréate du prix «Découverte» dans le cadre de l’atelier Sahm, la passionnée d’art détient une License en multimédia, obtenue au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAM-BFK).

Quant à Kani Sissoko, elle est diplômée de l’Institut national des arts (Ina) de Bamako. Cette jeune photographe intimiste dépeint les violences conjugales á travers ses œuvres. Passionnée pour cet art dès le bas-âge, elle finit par trouver son chemin lors d’un stage au Musée national. Son travail est avant tout guidé par ses expériences personnelles et les conditions de la femme dans la société malienne. Dans ses séries, la chasseuse d’images décrit les violences conjugales, psychologiques et physiques que subissent les femmes dans le silence des maisons.

À travers ses créations, elle veut peindre ces déchirures et briser le mutisme qui les entoure. Seyba Keïta est tout aussi talentueux que les autres. Il a obtenu en 2011 son attestation du CFP et a été successivement lauréat du prix World Cotton Day à Genève en 2019, de celui de Fondation Blachère en France en 2017.

L’artiste a participé à une dizaine de stages en photographie à Bamako et en Europe. Dès lors, il effectue de nombreux reportages pour des journaux européens comme la Tribune de Genève (Suisse). Les organisations onusiennes comme le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Onu-Femmes, et les Organisations non gouvernementales (ONG), notamment Handicap international, Médecins du monde, etc. lui font appel pour immortaliser des événements.

Parallèlement, il développe ses propres sujets de reportage pour des expositions. À l’occasion d’un workshop (atelier), il croise la célèbre photographe française, Françoise Huguier qui le juge engagé dans ses œuvres. Seyba avait photographié un village brûlé au moment des conflits entre communauté peule et dogon, travaillé sur la circoncision et sur le mariage des enfants. Ces quatre mousquetaires ont de grands potentiels.

Youssouf DOUMBIA

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