Le
procès marathon de Bakary Togola et ses co-accusés a finalement connu son
épilogue ce mardi 27 août avec la condamnation de cinq des 12 accusés pour
atteinte aux «biens sociaux» portant sur un montant de près de 8 milliards de
Fcfa au détriment de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs
de coton du Mali (C-SCPS). Il s’agit de Bakary Togola, Soloba Mady Keita,
Tiassé Coulibaly, Drissa Traoré et Seydou Coulibaly. Ils sont aussi condamnés à
une amende de 10 millions de Fcfa. En plus, le principal accusé Bakary
Togola doit restituer près de 8 milliards de Fcfa.
Par
contre la Cour a acquitté les nommés Mady Keita, Mamadou Fomba, Djiguiba dit
Ampha Coulibaly, Alou Dembélé, Bréhima Coulibaly, Djalla Moussa Dembélé et
M’Pié Doumbia dont l’action publique a été éteinte suite à son décès. La
cour a ainsi suivi le procureur Kokè Coulibaly, qui dans son réquisitoire,
avait requis les mêmes peines afin de servir de leçon pour les responsables
d’associations et de regroupements dans notre pays. La défense avait, pour sa
part, plaidé pour une peine assortie de sursis, arguant que ses clients sont
encore «utiles pour le pays».
L’audience
présidée par Faradji Baba a duré 7 jours. Les 5 premiers jours ont été marqués
par les passages des accusés et des témoins, tous des comptables et
gestionnaires des fédérations régionales de la C-SCPS. Les accusés avaient tous
nié en bloc les faits, arguant que l’argent supposé détourné, avait été, en
grande partie, investi dans les formations initiées à l’endroit des producteurs
de coton et dans le fonctionnement des quatre fédérations.
L’audience du lundi
26 août a été consacrée au réquisitoire du ministère public, aux plaidoiries
des avocats de la défense et des parties civiles aussi bien que des contentieux
de l’État. Dans son réquisitoire, le parquet Kokè Coulibaly avait
expliqué les torts de chacun des accusés à la barre. Les documents de
preuve présentés, selon lui, sont faux. «Ces pièces ne sont ni sincères ni
véridiques. Nous pensons qu’il faut les balayer d’un revers de la main», avait
déclaré l’avocat général.
Il avait, avec documents à l’appui, attesté que
Bakary Togola avait financé la campagne de l’ex-président de la République, feu
Ibrahim Boubacar Keïta. Plus de 600 millions de Fcfa ont été utilisés pour la
mobilisation à un meeting de campagne tenu au Stade du 26 Mars, avait insisté
le défenseur des citoyens. «Personne ne peut nier que Bakary n’a pas travaillé.
Personne ne peut nier qu’il n’a pas été utile pour le pays. Mais, il a bouffé
l’argent des paysans», avait-il insisté.
Il faut rappeler que les cinq condamnés ont déjà purgé plusieurs années de prison. Cela suffit-il pour qu’ils soient remis en liberté ? La suite nous en dira davantage.
Tamba CAMARA
Dans le cadre de la sécurisation du territoire, les Forces armées maliennes (FAMa) mènent actuellement des opérations de contrôle de zone de grande envergure dans le secteur ouest de la localité de Léré, Région de Tombouctou..
Ce geste du Général d’armée Assimi Goïta s’inscrit dans le cadre du Ramadan 2026 qui va bientôt débuter.
A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré la Journée internationale du 6 février «Tolérance zéro» aux mutilations génitales féminines (MGF)/excision sous le thème : «Rôles et responsabilités des autorités et légitimités traditionnelles du Mali face aux enj.
Le secrétaire général (sortant) de la Fédération nationale des mines et de l’Énergie du Mali (FENAME), Moussa Coulibaly , a été reconduit à son poste pour un mandat de cinq ans. Il dirige un bureau de 36 membres, en plus des 7 membres de la Commission de vérification..
Le verdict tant attendu dans le procès dit «Paramount-Embraer» n’a finalement pas été rendu, le vendredi dernier, comme annoncé. Lors de cette séance, la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a décidé de rabattre.
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé, samedi dernier sur la colline de Badalabougou, au lancement de la première phase du concours de recrutement de 200 agents du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éduc.