Le portrait de Sira Diop comme film d’ouverture

Le court métrage documentaire (26 minutes) de Fatoumata Coulibaly intitulé «Le fleuve intarissable Sira Diop» sera le film d’ouverture de la 1ère édition du Festival international de films de femmes. C’est le portrait de cette grande dame dont le combat pour la promotion de la femme au Mali est reconnu par tous, explique la réalisatrice.

Publié jeudi 29 août 2024 à 18:23
Le portrait de Sira Diop comme film d’ouverture

Mme Sira Diop, décédée il y a une dizaine d’années, était diplômée de l’Institut d’Afrique occidentale, en 1947 à Rufisque au Sénégal. Elle avait obtenu le Baccalauréat en 1950. Elle était aussi titulaire d’un Certificat de planification de l’éducation de l’Institut international de l’Unesco, décroché en 1967. Première femme inspecteur d’enseignement fondamental au Mali (1961), directrice du Lycée de jeunes filles de Bamako (1962-1965), fonctionnaire internationale, présidente de l’Union des femmes du Soudan (1958), présidente de l’Union nationale des femmes du Mali (1977-1980), Mme Sira Diop a été décorée successivement des médailles de chevalier de l’Ordre national du Mali en 1980, Officier en 1995, Commandeur en 2000 et Grand officier de l’Ordre national du Mali en 2005. 


Dans le film portrait, l’institutrice explique n’avoir pas connu beaucoup de déception dans la vie. Chaque fois qu’elle est confrontée à une situation, elle prend le temps d’évaluer. Si ça ne marche pas, elle quitte pour aller faire autre chose. Jamais, elle ne s’est accrochée à un poste ou à une situation parce qu’elle savait qu’elle pouvait faire autre chose. «Si vous vous dites que si vous laissez ça, vous ne pourrez pas faire autre chose, vous vous accrochez. Si tel n’est pas le cas, vous partez», disait-elle

La réalisatrice Fatoumata Coulibaly dite (FC) est parmi les grandes professionnelles du cinéma malien voire africain. Elle vient d’être nominée dans trois catégories par les Sotigui Awards du Burkina. Cette passionnée du cinéma dont le film sera à l’honneur lors de la cérémonie d’ouverture demain samedi au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, s’est illustrée dans les grandes productions cinématographiques du Mali, du Burkina et du Sénégal. Il s’agit, entre autre, de «Guimba, le tyran» de Cheick Oumar Sissoko en 1995, film qui a d’ailleurs remporté le grand prix du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Si FC a commencé sa carrière à la radio nationale au début des années 1980 comme animatrice, elle est montée sur un plateau cinématographique pour la première fois en 1988 avec le long métrage «Falato ou Orphelin» du réalisateur Mamo Cissé dans le rôle secondaire : la méchante. En 1999, son premier film N’golo dit Papi, sur les enfants de la rue, remporte le prix de la Coopération française au Fespaco. Un prix très convoité à l’époque car l’enveloppe qui y était associé dépassait celle du grand du Fespaco.

Youssouf DOUMBIA

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