Plus de 50.000 réfugiés de différentes nationalités vivent au Mali
Il traduit le fait que toute personne sur notre planète a le droit de
rechercher la sécurité. Qui que ce soit, d’où qu’elle vienne et quel que soit
le moment où elle a été forcée de fuir. Cette journée vise à rendre hommage aux
réfugiés à travers le monde entier. Elle a été célébrée pour la première fois
au niveau mondial le 20 juin 2001, pour commémorer le 50è anniversaire de la
convention de 1951 relative au statut des réfugiés.
Célébrée le 20 juin de chaque année, cette journée permet
aux gouvernements, au système des Nations unies, les organisations de la société
civile et les personnes de bonne volonté de se mobiliser pour la cause des réfugiés
du monde. Elle met également en lumière la persévérance et le courage de ces
personnes qui ont été contraintes de fuir leur pays d’origine pour échapper au
conflit ou à la persécution. La JMR est l’occasion de favoriser une meilleure
compréhension et une plus grande empathie sur le sort des réfugiés et de faire
connaître leur résilience alors qu’ils démarrent une nouvelle vie.
Les chiffres nous indiquent qu’il y a plus de 50.000 réfugiés
de différentes nationalités vivant au Mali dont des Ivoiriens, Congolais,
Mauritaniens, Centrafricains, Nigériens etc. S’y ajoutent ceux de la Syrie, du
Sri Lanka et de la Türkiye. «Et à la question de savoir pourquoi vous avez
choisi le Mali comme terre d’asile, ils vous disent carrément que nous avons
appris que le Mali a une hospitalité légendaire et que malgré la crise
multidimensionnelle, les Maliens sont quand même accueillants», a confirmé le
coordinateur de la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR), Mohamed
Lamine Touré.
Selon le HCR, ces personnes sont réparties à travers les Régions
de Kayes, Bamako, Sikasso, Mopti, Ménaka, Gao et Tombouctou. Les Nigériens
constituant la plus grande communauté (environ 20.000) se sont installés récemment
en grande partie dans les Régions de Gao et Ménaka suite aux violences qui sévissent
dans leur pays, idem pour les Burkinabé (environ 14.000) se trouvant dans ces mêmes
régions.
Les Mauritaniens (environ 15. 000) arrivés depuis 1989 fuyant les persécutions
dans leur pays sont installés dans les Cercles de Kayes et de Yélimané. Les
Ivoiriens sont au nombre de quelques centaines. Les autres (quelques centaines également)
composés de Congolais, Centrafricains et autres sont quasiment tous installés à
Bamako.
Mohamed Lamine Touré a expliqué que sa structure a pour mission
d’assurer la protection juridique et administrative des réfugiés aussi bien que
toute forme d’aide et d’assistance à leur profit. Il explique que la thématique
de cette année invite la communauté internationale à plus de solidarité envers
les réfugiés. Il s’agira, a-t-il précisé, pour sa structure de réitérer
l’engagement du gouvernement à protéger les réfugiés, à améliorer leurs
conditions en créant un environnement de protection plus efficace. Cela conformément
à la Convention de Genève de 1951 et son protocole de 1967 celle de l’UA régissant
les aspects propres aux réfugiés en Afrique.
De son côté, l’Union des réfugiés du Mali (URM) composée
d’une vingtaine de nationalités, entend marquer la journée par des plaidoyers,
des conférences sur la santé visuelle et des activités de cohésion sociale au
niveau des communautés. Son président Patrice Mvuama déplore leur non inclusion
dans les activités concernant la population, «Parfois lors des activités de l’État
qui concernent la population, nous sommes mis de côté alors que le Mali a signé
une loi qui donne les mêmes droits aux réfugiés qu’aux nationaux sauf celui de
vote», a-t-il fait savoir.
Le droit de bénéficier des logements sociaux, l’obtention
d’un titre de voyage de la convention (TVC) qui sert de passeport de réfugiés
et le besoin d’aide de la part des autorités sont les doléances de l’URM. «Le
Mali a fait beaucoup d’efforts en termes de loi, de décret pour que les réfugiés
soient à l’aise. Il faudrait que la police et les autres structures apprennent à
accepter la carte des réfugiés qui fait notre carte d’identité. Parfois dans
les structures notamment les banques, on nous demande d’autres pièces. à part
ces petits problèmes, on vit bien avec le peuple malien», confie Patrice
Mvuama.
En faveur de ces réfugiés, le HCR a mené plusieurs actions telles que la mise en place d’activités génératrices de revenus pour faciliter l’autosuffisance des réfugiés, l’appui en matière en santé, à la scolarisation des enfants refugiés, l’octroi des bourses d’études au profit des étudiants réfugiés pour l’enseignement supérieur, la construction des infrastructures d’abris et de l’eau. Quant à nos compatriotes réfugiés, ils sont au nombre de 171.596 vivant actuellement au Togo, au Burkina Faso, en Guinée, au Nigéria et au Niger.
Tamba CAMARA
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