Le marionnettiste, conteur, magicien et musicien malien Yaya Coulibaly (g)
La ville qui célèbre cet art, à travers le monde, abrite l’une des plus grandes écoles de la marionnette, à savoir l’École nationale supérieure des arts de la marionnette Margareta Niculescu. «Si la journée a été célébrée le 21 mars dernier, les manifestations durent du 17 au 24 mars », nous informe l’artiste. L’UNIMA, par la voix de son président, remercie Yaya d’avoir accepté́ l’invitation à «écrire et illustrer le message international, et surtout de nous rejoindre dans les Ardennes pour une semaine de célébrations».
Cette visite rare d’un si grand maître de la marionnette africaine donne tout son sens à l’association internationale, permettant aux communautés de la région de découvrir l’art et les histoires du Mali, à travers de nombreuses rencontres artistiques et conviviales: monstrations, conférences, projections...
Marionnettiste, conteur, magicien et musicien, Yaya Coulibaly est un descendant direct de Biton Coulibaly, roi de Ségou. Il a été très vite initié aux savoirs mystiques et a hérité́ de son père d’un vaste enseignement concernant le théâtre de la marionnette qui occupe une place prépondérante dans les rites d’initiation des sociétés secrètes. Il intègrera plus tard l’Institut national des arts (INA) de Bamako, puis l’Institut International de la Marionnette à Charleville-Mézières en France.
Depuis plusieurs décennies, Yaya Coulibaly, héritier d’une très ancienne collection de marionnettes, est devenu un fervent gardien de la tradition bamanan, l’une des plus riches et vieilles d’Afrique. Sa collection approche à ce jour 25.000 marionnettes. Grâce à sa riche initiation traditionnelle, il a su créer un nouveau théâtre de marionnettes dynamique et contemporain avec lequel il parcourt le monde.
En 1980, il fonde la troupe Sogolon qui travaille à promouvoir la création théâtrale d'influences bamanan, somono et bozo, via l’art de la marionnette. S’inspirant des contes et leçons de morale tirés de la tradition orale africaine, Yaya Coulibaly met en avant les valeurs qui lui sont chères, à savoir le courage, l’amour et la prospérité́.
Il a activement participé à la construction des savoirs occidentaux sur les sociétés traditionnelles d’Afrique de l’Ouest. L’artiste fait découvrir son histoire et met en lumière la fonction sociale de la marionnette pour transmettre les valeurs culturelles et morales, et expliqué le rôle fondamental des animaux dans les représentations. La venue du marionnettiste malien, invité d’honneur de cette édition, a permis au musée de l’Ardenne de proposer une immersion dans l’univers du Sogo Bò, le théâtre traditionnel de masques et de marionnettes du Mali, dont le nom signifie «l’animal sort».
Dans son programme d’activités, il animera un masterclass auprès des étudiants de la 14e promotion de l’ENSAM. Aussi, l’invité d’honneur rencontrera les élèves des écoles fondamentales de la région et ceux de l’option Art et Culture des différents collèges. Il est également prévu une lecture magistrale de l’artiste et une projection de film sur sa vie et ses œuvres. Pour clôturer, les enfants vont fabriquer leur propre masque d’antilope en s’inspirant des modèles des collections du musée, des œuvres de Yaya Coulibaly en vue de clôturer les activités de l’invité d’honneur.
Youssouf DOUMBIA
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