En compagnie du secrétaire
général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et
du Tourisme, Hamane Demba Cissé, de celui de l’ambassade du Burkina au Mali et
du directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM),
Fousseyni Maïga, ils ont rencontré hier lundi dans la salle de réunion dudit département,
à la Cité administrative, la presse nationale et internationale.
Les journalistes étaient en bonne compagnie car de nombreuses stars du cinéma maliens comme les réalisateurs et producteurs : Cheick Oumar Cissoko, Salif Traoré, Fatoumata Coulibaly dit F.C., Andrey Diarra, Boubacar Gakou Touré, des comédiennes comme Maïmouna Doumbia, entre autres avaient tenu à être de la rencontre.
La présence du Délégué
général du Fespaco au Mali s’explique par le fait que notre pays est l’invité
d’honneur à cette 28è édition qui aura lieu du 25 février au 4 mars prochain.
Hamane Demba Cissé a
expliqué qu’il s’agit bien d’un honneur que le pays frère du Burkina a décidé
de nous faire. Le ministère, le CNCM et l’ensemble des professionnels du cinéma
ont accueilli avec une grande joie cette invitation. Le secrétaire général du département
en charge de la Culture donnera l’engagement que «nous nous préparons à être à
la hauteur, compte-tenu du fait que le Burkina est notre frère et également la
réputation de pays de cinéma que nous sommes».
Pour Alex Moussa
Sawadogo, nos deux pays se sont engagés, depuis quelques mois, sur des
chantiers communs au regard des défis qu’ils partagent. «Cette volonté de nos
deux chefs d’État et leurs gouvernements de renforcer leur coopération nous a
semblé une opportunité de faire du Mali, notre voisin, notre frère, notre hôte
de marque à ce festival qui a d’ailleurs au cœur des réflexions, le défi sécuritaire
et la consolidation de la paix», a notifié le délégué général.
Selon lui, ce choix
est donc loin d’être fortuit. C’est un choix de raison qui vient renforcer nos
capacités à agir ensemble et la volonté des dirigeants de faire de cet axe, un
axe porteur d’espoir et de progrès. Le choix du Mali trouve tout son sens
aussi, dans l’engagement des Maliens à faire du Fespaco ce qu’il est
aujourd’hui : un festival de renom. «Que serait en effet le Fespaco sans l’immense
Souleymane Cissé ? Que serait le Fespaco sans Cheick Oumar Cissoko ? »,
s’est-il interrogé. Il a rendu un hommage à tous les cinéastes, comédiens et
autres acteurs du 7è art qui ne ménagent aucun effort pour donner à notre
Festival ses lettres de noblesse.
Le Mali peut être
fier de ses cinéastes. Au Burkina et partout dans le monde, on ne peut oublier
Bara de Souleymane Cissé, Finyé du même Souleymane Cissé et Guimba de Cheick
Oumar Cissoko, tous détenteur du grand prix du Fespaco qu’est l’Étalon du
Yennenga, qui ont fait du Mali l’un des pays les plus titrés du premier
festival de cinéma sur le continent. Depuis les premières éditions, le Mali a
toujours été présent au Fespaco avec ou sans film.
Si notre pays n’est
en compétition pour le grand prix du long-métrage de fiction de cette année,
nous avons dix autre films sélectionnés dans différentes catégories. Il s’agit
dans la catégorie courts métrages de : Les cavaliers de Tonka (11
minutes), un documentaire de Mohamed Dayfour Diawara. Pour les films
d’animation, quatre productions représenteront le Mali à savoir : Fadi, le
village de transformer (8 minutes) de Cheick Ouattara, L’affront (3 minutes) de
Nèguèba Traoré, En Surface (4 minutes) de Fan Sissoko et Paya et Koulou (15
minutes) de Dramane Minta. Fanga, ou le pouvoir de Fousseyni Maïga (26 min X 3)
sera en compétition dans la catégorie des Séries. Dans le Panorama, Xaraasi
Xanne, Les Voix croisées (120 minutes), un documentaire de Bouba Touré défendra
nos couleurs.
Trois autres projet
de films maliens seront en compétions afin d’obtenir un financement partiel. Il
s’agit de Assetou Koné pour Yennega Academy, de Boubacar Gakou Touré pour le
Yennenga Post Production et le projet de film «Aminata» de Aïda Mady Diallo. 11
autres productions cinématographiques de notre pays seront au programme de
cette 28è édition. Ce qui fera dire Alex Moussa Sawadogo que le Mali représente
près de 20% de la programmation de cette année.
Last but not least, trois de nos compatriotes sont désignés membres du jury de différentes compétitions, comme c’est le cas du célèbre plasticien malien Abdoulaye Konaté, membre du jury de la compétition du long-métrage de fiction ; Toumani Sangaré sera dans celui de la série TV et animation, Andrey Diarra sera dans celui du Film d’école.
Youssouf DOUMBIA
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