Du 31 janvier au 5 février
s’est tenue au quai des arts, la 19è édition de la Foire agricole et artisanale
de Ségou’Art festival sur le Niger. La rencontre a regroupé durant 6 jours, près
de 400 artisans et créateurs locaux, répartis dans 199 stands ordinaires et 32
stands VIP.
Depuis 2005, cette Foire
permet à un public très large de découvrir le génie créateur de nos artisans, créateurs locaux, nationaux et étrangers.
Aux 4è et 5è jours d’exposition-vente, notre équipe de reportage y a fait un
tour, pour s’imprégner de l’ambiance. Pour beaucoup d’exposants que nous avons
rencontrés, comparativement à l’année précédente, il y a une grande différence
au niveau de la clientèle.
En ce vendredi 3 février,
l’horloge affiche 11 heures lorsque nous nous élançons sur le long de la route
menant au quai des arts, l’un des sites de Ségou’Art festival sur le Niger. La
route est envahie par des étals de commerce. Des espaces libres ont été
transformés en parkings pour les engins à deux-roues. L’accès au site de la
Foire est conditionné à l’achat d’un ticket qui coûte 200 Fcfa. Chaque visiteur
est minutieusement contrôlé par les agents de sécurité.
Assise sur une chaise,
Kadiatou Koné vendeuse de pagnes tissés et d’articles pour enfant, ne cache pas
son désarroi. «Les affaires ne marchent pas du tout cette année, car la
clientèle se fait rare. C’est dû certainement à la situation économique du pays
et la cherté de la vie», pense-t-elle. Même son de cloche chez Issa Santara,
vendeur de chaussures, de sacs et vêtements pour femme. «Le marché est très
lent. La crise y est pour quelque chose. Il y a beaucoup de visiteurs que d’acheteurs»,
dit-il. Le commerçant invite les organisateurs de la Foire à réduire
prochainement le prix des stands
ordinaires qui est de 125.000 Fcfa, car cela a des répercussions sur le prix de
vente des produits.
Mme Guindo Aminata Sy vient
de Bamako et participe pour la seconde fois à la Foire agricole et artisanale
de Ségou. Elle propose des produits agroalimentaires (du piment, du gingembre,
du curcuma), des jouets pour enfants et des produits cosmétiques. «Avec la
cherté de la vie qui affecte les ménages, je crains de ne pas pouvoir faire des
bénéfices. Nous sommes au quatrième jour de la Foire et les ventes ne sont pas
encourageantes», a-t-elle témoigné, avant de déplorer la position de son stand.
«Là où je suis par exemple les clients viennent rarement. Quand ils font le
tour de quelques stands, arrivés à un niveau, ils sont obligés de rebrousser
chemin. Cette situation a un impact négatif sur mon chiffre d’affaires», déplore-t-elle.
En l’absence des clients,
Mamadou Fodé Kouyaté, vendeur de produits cosmétiques, pianote sur son téléphone. «Notre clientèle est
composée principalement de femmes. Elles viennent le plus souvent dans l’après-midi.
Nous proposons des savons et pommades. Les prix varient entre 5.200 Fcfa et
10.000 Fcfa», explique Mamadou Fodé Kouyaté. Quant à Emmanuel Ilboudo, il
vient du Burkina Faso. Ce commerçant est
à sa 8è participation et propose à la
clientèle une large gamme de tissus Faso Dan Fani. «L’ensemble 3 pièces Faso
Danfani coûte 175.000 Fcfa. Les prix des tuniques simples varient entre 15.000
Fcfa et 25.000 Fcfa. Nous recevons beaucoup de couples qui apprécient nos
créations», se réjouit-il.
Après avoir fait le tour des
stands, l’élève Adama Sogoba et ses amis décident de prendre quelques photos
pour immortaliser l’instant. «Il y a de beaux articles à découvrir comme
des tissus traditionnels, des colliers et des jouets. Malheureusement, nous
manquons d’argent», indique Adama
Sogoba. Le groupe d’amis déplore l’instauration du ticket d’entrée alors que
cette mesure n’existait pas l’année dernière.
Moussa Coulibaly, représentant
de la société Emicom spécialisée en énergie solaire et installations électriques,
est du même avis. «Dans ce contexte de morosité économique, l’entrée devrait être
gratuite pour les enfants et les jeunes car c’est un lieu d’échanges, de
partage, de divertissement et de découverte.
En tant qu’entrepreneur, la Foire nous a permis de promouvoir nos produits auprès
du grand public», dit-il.
Mariam Koné, une cliente que
nous avons rencontrée, se dit satisfaite. «J’ai pu acheter quelques vêtements pour mon enfant à 15.000
Fcfa après un long marchandage avec le vendeur. Les prix de certains produits
sont élevés tandis que d’autres le sont moins», souligne-t-elle.
Le Ndomo produit plusieurs étoffes comme
le Bogolanfini qui est très prisé par nos concitoyens. Vêtu en cotonnade, Issa
Diarra, représentant du centre Ndomo souligne que la Foire est un évènement
majeur qui figure en bonne place dans l’agenda du centre. «Nous proposons à
cette occasion de nouvelles collections aux clients. Le prix des tissus oscille
entre 12.000 Fcfa et 11.000 Fcfa. Les organiseurs doivent innover davantage
pour que cette manifestation annuelle puisse perdurer», suggère-t-il. Ali
Diallo est le gérant du stand «Togo Tilé».
Une entreprise spécialisée dans la fabrication de matériels de cuisson solaire (cuiseur parabolique solaire, panier thermos, séchoir de fruits et légumes). «Actuellement, les fourneaux dont les prix varient entre 6.000 Fcfa et 7.000 Fcfa marchent le plus», explique-t-il. Ali Diallo salue l’organisation de cette Foire et exhorte les femmes à s’approprier ses outils qui ne produisent aucune émission de CO2 et qui contribuent à la préservation de notre environnement.
Mamadou SY
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
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