Film Zabou : La vie d’une self-made woman

Le Premier ministre (g) a apprécié la promesse du réalisateur d’écrire un récit sur le président Goïta

Publié mercredi 23 mars 2022 à 12:07
Film Zabou : La vie d’une self-made woman

L’avant-première du film «Zabou» ou étoile des sables d’ Abdoulaye Ascofaré a été projeté, lundi  dernier, au Cinéma Magic de Bamako (ex-Babemba) en présence du Premier ministre,  Choguel Kokalla Maïga, du ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, et du réalisateur lui-même.

Étaient aussi présents le directeur du Centre national cinématographique du Mali (CNCM), Modibo Souaré, et d’autres cinéphiles. 

Le film «Zabou» est un documentaire de 1h31 mn exactement qui retrace la vie d'une self-made women (une femme qui a tout acquis par son mérite).

Cette femme exceptionnelle est partie du néant pour se retrouver dans l’élite, avant de dégringoler  et finir dans une situation de détresse.

C’est l’histoire d’une jeune fille de Gao qui décide de se lancer dans une aventure incertaine en empruntant comme échelle la danse et le libertinage qui la conduiront dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, avant de revenir à Bamako.

Le scénario interroge aussi sur le parcours de la jeune femme, sa brillante et vertigineuse ascension puis sa chute brutale, autrement dit son effondrement moral et l’altération mentale qui s’en est suivie.

Le film montre que Zabou est vraiment une femme battante et souriante. Un documentaire très passionnant qui fait voyager les cinéphiles  dans le temps de la période des années 70.

Ce long métrage restitue une vie marquée de passion, d’aventures et de libertinage.

Le film raconte l’histoire  d’une des premières vedettes africaines de  danse  dans les salles et mannequin, en  l’occurrence Zabou, de son vrai nom Zeynaba Arouhenna Maïga, ancienne secrétaire du célébrissime  cabaret de Paris : «Le Crazy Horse Saloon», dont le nom à l’affiche «Miss Zabôô» en France dans les années 1970 faisait saliver nombre de clients.

 Dans le film, les parents de Zabou et les siens au village témoignent de ses qualités humaines, notamment sa bonté et son esprit de partage.

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a salué le réalisateur et la bravoure de Zabou.

Très ému par la qualité du film et le parcours d’une femme exceptionnelle, il s’est   exprimé en bon croyant. «Chacun de nous ne fait que suivre son destin».

Le chef du gouvernement a aussi apprécié la promesse du réalisateur d’écrire un récit sur l’engagement d’un  président pour la cause de son pays, notamment le colonel Assimi Goïta sans le citer.

 Il a aussi fait un rappel historique sur les différents régimes et souligné que chacun d’entre eux avait son côté fort, mais aussi son maillon faible.

Il a rappelé l’engagement et la détermination du président de la Transition qui lui a accordé sa confiance pour la réussite de la Transition.  

Le réalisateur Abdoulaye Ascofaré a salué l’accompagnement des plus hautes autorités  et dédié un poème au Premier ministre, intitulé : «Aveu à Choguel Maïga».

«La réalisation de ce film a pris une grande partie de ma vie», a expliqué le réalisateur Ascofaré, avant de remercier tous ceux qui ont intervenu dans la réalisation de ce documentaire qui a pris 16 longues années.

Il a exprimé son regret pour la disparition de Zabou, il y’a 6 mois et a demandé d’observer une minute de silence à sa mémoire.  

Abdoulaye Ascofaré est né en 1949 à Gao. Il est diplômé de l’Institut d’état de la cinématographie de l’ex-URSS et est auteur de plusieurs films : «Faraw», «Une Dame noire du siècle» et «M’sieur», entre autres.

Amadou SOW

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