Ousmane Samassékou, auteur de «L’Appel de nuit» et Daniel Oron, auteur de «La Calebasse»
Ces productions de 13 minutes chacune représentent une réelle chance de monter sur la plus haute marche du podium La 23è édition du Festival de court métrage
cinématographique de l’Uemoa, appelé Clap aura lieu à Abidjan du 4 au 9 septembre
prochains.
Chacun des 8 pays de cet ensemble sous-régional propose un film de
fiction et un documentaire. C’est ainsi que le Centre national de la
cinématographie du Mali (CNCM) vient de choisir les films : «L’appel de nuit»
de Ousmane Samassékou pour la fiction et «La calebasse» de Daniel Oron pour le
documentaire. Ces deux productions durent chacune 13 minutes.
Les résultats de cette sélection ont été
proclamés, samedi dernier, devant de nombreux postulants. C’est un jury composé
de professionnels, notamment Mme Kady Sidibé, présidente de l’Association
cinéma numérique ambulant, Boubacar Belco Diallo, auteur, metteur en scène et
comédien, Fily Traoré, comédien et metteur en scène, Abdou Ouologuem, artiste
plasticien, décorateur et comédien et votre serviteur, qui a délibéré.
Les membres du jury ont visionné pendant une journée les 17 films
présélectionnés, dont 9 films de fiction. Cinq critères ont prévalu dans le
départage des films. il s’agit de la qualité du scénario, de l’originalité du
thème, du jeu des acteurs, du décor, des costumes et accessoires, de la qualité
des images et du son.
Les cinq membres du jury ont été convaincus à l’unanimité
par la facture de «L’Appel de nuit», une fiction écrite au deuxième degré et
qui agrippe le spectateur dès les premières minutes. Le jeune homme ne veut pas
répondre à l’appel de la patrie qui est menacée par des ennemis. Il ne veut pas
s’engager dans l’armée pour défendre le pays de ses ancêtres. Son grand père
entreprend de le convaincre.
Il lui rappelle les règles de conduite des hommes et des femmes édictée par la
Charte de Kurukanfuga et le serment des chasseurs traditionnels du mandé. Car
pour le vieux chasseur et ancien combattant qu’est le grand père, s’engager
dans l’armée est une tradition dans leur famille. Une thématique inédite dans
le cinéma.
Quant à «La calebasse», il met en scène un ustensile de cuisine pour
les femmes du Sahel, mais qui a beaucoup d’autres utilités dans notre société
traditionnelle. Cet ustensile de cuisine reste indispensable encore de nos
jours. Il est donc à la fois un objet traditionnel et moderne et joue un rôle
extrêmement important dans les pratiques religieuses, divinatoires et occultes
en Afrique.
Dans ce documentaire, tous les aspects de la
question concernant la calebasse sont passés au peigne fin de deux grands
spécialistes que sont Salia Malé, anthropologue, et Fodé Moussa Sidibé,
professeur de littérature comparée et maître «donso». Le jury a pris soin de
révéler les trois meilleurs films dans les deux genres cinématographiques.
Ainsi, en fiction, «Les larmes du pagne» de Mamie Keïta a été classé deuxième
et «Doudèmèden» de Mamadou M. Diarra a pris la 3è place. Dans la série
documentaire, «Manani» de Foulématou N. Sylla et Désiré Ameka qui s’est adjugé
la 2è place suivi de «Guerre contre la chicha» d’Aminata Coumba Diallo .
Le jury a relevé la bonne qualité des films en
compétition cette année. Cependant, il a aussi recommandé aux structures
appropriées de s’engager beaucoup plus dans la formation, de travailler davantage
les différents aspects de la production cinématographique, en particulier le
scénario. Pour ce qui est des documentaires, le jury conseille aux candidats de
faire la différence entre le documentaire et le reportage.
Notre pays est donc
bien armé pour défendre sa réputation à ce rendez-vous du 7è art, car nos
représentants ont déjà remporté près d’une dizaine de récompenses dont le grand
prix Kodjo Ebouclé à plusieurs reprises.
Youssouf DOUMBIA
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