«Personne ne souhaite être en marge de l’évènement et du lancement du Marketing territorial Anw ka so. C’est la toute première fois de voir une activité artistique se tenir sur Nianan kulu par les non initiés», a commenté Oumar Diarra, natif de la Région de Koulikoro. Et de poursuivre : ensemble, nous allons voir ce qui va se passer.
C’est donc sous une fine pluie, accompagnée d’un vent violent que les festivaliers ont assisté à l’ouverture officielle de la 9è édition du Festival Agna. Malgré ces intempéries, la population est sortie nombreuse pour témoigner de son attachement à ce rendez-vous historique, marquant du coup l’importance et la place du Nianan kuku dans les événements culturels de la région voire du pays. Pendant deux jours, la ville de Koulikoro a vécu au rythme de la musique, du cinéma et des rencontres professionnelles des arts et de la culture, du patrimoine, du tourisme et des questions de financement des productions artistiques.
L’événement s’est imposé dans l’agenda culturelle de la citée du Méguetan comme la rencontre phare. Le festival était couplé au lancement du Marketing territorial Anw ka so. La particularité de cette édition réside dans sa scénographie. Les organisateurs se sont pliés aux exigences des esprits de la montagne pour concevoir leur plateau. Un cadre adapté avec la transformation de l’abattoir en un espace de repos. L’accent était mis sur le concert et le panel qui a réuni une vingtaine de professionnels malien et burkinabé.
La programmation artistique était très riche avec Bouanzan, Flatie Bou, l’étoile montante du rap Young BG, Oumar Konaté et son groupe, etc. Ils ont mis l’accent sur le choix des artistes de la localité pour la promotion des talents à Koulikoro. La cérémonie officielle était présidée par le chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Nohan Sow, en présence du président du groupe Walaha et directeur du festival, Fousseyni Diakité, et du maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Alassane Yattara.
Nohan Sow a salué l’initiative qui cadre avec la vision de son département en cette Année de la culture. Il a réitéré l’accompagnement de son département et félicité les organisateurs pour leur engagement quant à la promotion de la culture. Pour lui, les défis sont nombreux, mais il est utile d’évoluer en synergie entre privé et public en vue d’une approche participative.
Il a aussi déclaré que c’est le lieu de saluer le président du groupe Walaha pour l’idée de mettre en place le Programme Anw ka so qui correspond aux orientations politiques du gouvernement. Il s’inscrit notamment en droite ligne du troisième axe du Projet culture Mali 2025. Et Nohan Sow de remercier les autorités politiques, administratives et coutumières de la région pour leur accueil et adhésion à ce dynamisme déclenché par le groupe Walaha.
La responsable du programme de Marketing territorial «Anw ka so», Mme Zeynabou Sidibé, expliquera l’idée de cette initiative qui s’articule autour de volets à savoir : immersion culturelle et citoyenneté active, créativité territoriale, formation, expression médiatique, restauration écologique et santé intégrant les savoirs ancestraux.
Il s’agit d’un véritable écosystème de transformation locale. Elle a aussi soutenu que deux projets illustrent déjà cette dynamique, notamment le projet «Jigui» qui forme et accompagne 14 jeunes influenceurs pour renforcer la cohésion sociale par des contenus culturels et le Village déconnecté de Moribala. Cette initiative combine incubation entrepreneuriale et développement rural sur 7 hectares.
Amadou SOW
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