C’est d’ailleurs le
cas depuis un bon moment avec le commissariat de police de N’Tabacoro à la
sortie sud-est de Bamako, sur la route de Ségou. Le commissaire principal qui dirige
ledit commissariat, Mamoudou Sanogo et ses hommes viennent de mettre le grappin
sur un voleur de véhicules et son complice receleur. Nous les désignerons par
leurs sobriquets pour des raisons bien compréhensibles. Il s’agit d’un certain «
Rama », électromécanicien de son état et de « M » son complice et receleur sans
scrupule. Bien que relativement jeunes, ces deux individus s’étaient quasiment
spécialisés dans le vol et le recel d’engins à quatre roues.
Le 28 juin dernier, une victime qui réside à Attbougou-Niamana,
un quartier périphérique de la ville de Bamako, s’est présentée au commissariat
de police cité plus haut. C’était pour déposer une plainte contre X pour le vol
de son véhicule de marque « Mercedes 190 » de couleur blanche immatriculé « Z 4176
MD ». La victime a clairement détaillé aux policiers les circonstances dans
lesquelles son bien roulant avait été volé quelques heures plus tôt, alors
qu’il était garé devant son domicile.
Disposant de ces bribes d’informations, sur
ordre du principal Mamoudou Sanogo, des éléments de l’unité de recherches (BR)
conduits par l’adjudant de police Yacouba Togola devaient tout mettre en œuvre
pour alpaguer le/ou les présumé(s) auteur(s) de ce vol. Entre-temps, le
commissaire Sanogo avait déjà donné l’espoir à la victime en le rassurant que
des patrouilles ponctuelles étaient régulièrement entreprises dans son secteur
et qu'il y avait donc une chance de retrouver son bien volé.
Comme par hasard, il a été établi que quelque
heures avant la disparition du véhicule concerné, que le mécano-électricien «
Rama » avait réparé une panne dont souffrait le véhicule. C’est pourquoi, la
victime a trouvé naturel d’informer cet individu du vol de l’engin qu’il venait
de réparer il y a juste quelques heures. Ainsi « Rama » décide de compatir à la
douleur de son client en s’impliquant lui-même dans les recherches dans
l’espoir de retrouver le véhicule.
Comme pour se mettre hors de cause d’emblée, «
Rama » a indiqué un endroit situé au marché de Médina-Coura au flanc de la
colline, là où les malfrats amènent généralement leurs butins pour les dépécer
afin de les écouler facilement sur le marché noir. Surtout lorsqu’il s’agit de
marque « Mercedes 190 ». D’où l’idée d’alerter tous les garagistes et vendeurs
de pièces détachées de tout le secteur environnant. Les minutes et les heures
suivantes, il en fût ainsi.
Quelques jours plus tard, un proche de la
famille de la victime a été informé de la vente de pièces détachées de «
Mercedes 190 » dans un garage sis à Niamana, quartier périphérique de la
Commune VI du District de Bamako. Les choses ont très vite évolué avec cette
information. De fil en aiguille, il a été formellement établi que le dépositaire
des pièces détachées en question n’était autre que le nommé « Rama », celui-là
même qui était l’électricien de la victime.
C’est comme cela que les policiers en ont été informés. Sans perdre la
moindre seconde, les éléments de BR ont très vite fait d’interpeller cet homme
pour le conduire au commissariat afin qu’il soit entendu.
Coïncé durant son audition, « Rama » a reconnu
avoir volé le véhicule, l’avoir réduit en pièces détachées. Par la suite, les
policiers ont perquisitionné la cave qui servait au mécano-électricien et ses
complices de magasin de stockage de
leurs butins. La fouille policière leur a permis de saisir
deux sièges (conducteur et passager), un pare-choc, des jantes, une banquette
arrière, des ailes de voitures, un moteur, etc. Grâce au flair des policiers,
ils ont également découvert la carrosserie du véhicule dans une autre
concession, située non loin du garage. Les malfrats avaient déjà pu écouler les
deux amortisseurs et la batterie sur le marché noir.
«Nous
sommes sûrs déjà qu'il ne peut ni payer ni réparer ce véhicule qui a été complètement
démonté et détruit » a déclaré la victime, complètement démoralisée. Celle-ci a
juste souhaité que justice soit faite, en punissant cet individu qui, selon
elle, n'a manifesté aucun remords. Les policiers ne pouvaient que respecter la
loi en l’espèce. L’électromécanicien « Rama » et son complice et receleur « M »
ont été déférés au parquet du Tribunal de grande instance de la Commune VI du
District de Bamako.
Yaya DIAKITÉ
Rédaction Lessor
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