Une aide ménagère faisant la vaisselle
À Bamako, des adolescentes âgées de 12 à 16 ans, venues de villages voisins ou de régions reculées, travaillent dans les foyers comme aides ménagères. Attirées par l’espoir d’un avenir meilleur ou poussées par la nécessité d’alléger le fardeau familial, elles s’acquittent de toutes les tâches domestiques pour un salaire dérisoire, oscillant entre 7.500 et 15.000 Fcfa par mois. Certaines repartent même sans avoir touché leur dû.
Ces jeunes filles, souvent corvéables et malléables, sont recherchées par de nombreuses familles dans la capitale. Maïmouna Traoré, mère de famille, vante leur sérieux : «Elles savent pourquoi elles sont là, elles travaillent bien et ne répondent pas quand on les réprimande.» Elle ajoute, non sans préjugés, que les adolescentes présentent moins de risques de «voler un mari » comparées aux employées plus âgées, soupçonnées de convoiter les époux des foyers. Nana Traoré, une patronne d’une vingtaine d’années, partage cet avis : «Employer une majeure, c’est risquer de briser son foyer. Avec les mineures, je les traite comme mes enfants, je leur apprends la cuisine, la propreté, la vie en société.»
Pourtant, toutes les employeuses ne partagent pas cette préférence. Adja Koné, vivant dans une famille élargie, privilégie les majeures pour les tâches ardues, comme cuisiner pour de nombreuses maisonnées. «Charger une petite de telles responsabilités est impitoyable», estime-t-elle, soulignant l’énorme quantité de nourriture préparée dans les marmites de 20 kilos utilisées dans son foyer.
UN QUOTIDIEN DE PRECARITÉ- Derrière ces arrangements domestiques, se cachent des réalités douloureuses. Rokia Keïta, 14 ans, originaire de San (Centre), incarne cette détresse. En larmes, elle raconte sa séparation déchirante avec sa mère : « Elle disait que je n’avais pas l’âge de travailler en ville, mais je ne pouvais pas regarder mes parents se tuer à la tâche pour nous nourrir.» Employée à Sotuba chez Djénéba Sylla, une quinquagénaire sans enfant, Rokia peine à trouver du réconfort. Maltraitée et agressée verbalement, parfois physiquement, elle confie, assise sur un tabouret, vêtue de haillons : «Je n’ai que trois tenues. Avec ma patronne, je ne suis même pas sûre de rentrer au village avec mon salaire.»
Sur le plan légal, l’emploi de mineurs est strictement encadré. Me Bakary Mamadou Konaté, avocat, rappelle que le travail des enfants est interdit, sauf dans des cas exceptionnels nécessitant l’accord des parents et le consentement de l’enfant.
«Sans ces conditions, tout contrat est nul», précise-t-il. Amadou Thiam, directeur de la Cellule nationale contre le travail des enfants, va plus loin : employer des mineures comme aides ménagères constitue une infraction aux conventions internationales, notamment la convention n°182 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les pires formes de travail des enfants et la convention n°138 fixant l’âge minimum d’emploi à 15 ans.
Malgré ces cadres juridiques, l’exploitation des adolescentes persiste, alimentée par la pauvreté et la demande de main-d’œuvre docile. Entre misère familiale et abus des employeurs, ces jeunes filles payent un lourd tribut pour un rêve de mieux-vivre souvent hors d’atteinte.
Rokiatou TRAORÉ
Rédaction Lessor
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