Sy Kadiatou Sow, membre du comité directeur de l’Adema Association
La conférence était principalement
animée par l’ancien ministre Daba Diawara et Me Abdrahamane Ben Mamata Touré,
avocat à la Cour, avec la modération de la présidence du comité directeur de
l’Association, Sy Kadiatou Sow.
La
rencontre a aussi enregistré la présence de plusieurs acteurs du Mouvement
démocratique, des anciens membres du gouvernement et beaucoup d’autres
personnalités politiques dont l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé,
président du parti Fare An ka Wuli. à travers cette rencontre, il s’agissait
pour les organisateurs de susciter la discussion sur la question
constitutionnelle afin de mieux préparer les citoyens à affronter le scrutin référendaire à venir.
D’entrée de jeu, la présidente de l’Adema Association a rendu un vibrant
hommage à l’ancien Premier ministre Younoussi Touré, arraché à l’affection de
tous le 17 octobre dernier, avant de faire observer une minute de silence en sa
mémoire, ainsi que celles de toutes les victimes de la crise malienne.
Ensuite,
Sy Kadiatou Sow a planté le décor en rappelant qu’il est d’une coutume pour son
association de s’intéresser aux questions fondamentales touchant la vie de la
nation en l’occurrence lorsqu’il s’agit de la Loi fondamentale. Ce, d’autant
plus que le pays se trouve dans une phase avancée où un avant-projet de
nouvelle Constitution a été remis au président de la Transition.
Selon la
responsable associative, il est important que les citoyens maliens prennent
connaissance des véritables enjeux de l’élaboration de cette nouvelle
Constitution. Dans la mesure où, c’est cette norme suprême qui doit déterminer
le présent et l’avenir du Mali et des Maliens.
Ce qui constitue une étape
importante dans l’évolution de notre processus démocratique. à travers cette
initiative, il s’agit pour l’Adema Association d’inviter les citoyens à la
réflexion et la concertation pour comprendre les enjeux, définir une position
en vue d’agir, a expliqué Sy Kadiatou Sow. Pour elle, il est important de mener
le débat avant que l’avant-projet ne soit adopté par le gouvernement et que le
projet de loi ne soit déposé sur la table du Conseil national de Transition
(CNT), afin que nos compatriotes comprennent de quoi il s’agit.
«Il ne s’agit pas pour nous de dire non à ceci
ou cela. Nous voulons que les gens comprennent de quoi il s’agit avant de dire
oui ou non, s’il y a référendum en mars 2023», a-t-elle justifié. Dans leurs
exposés liminaires, les deux conférenciers ont affiché des positions nettement
tranchées quant à la pertinence et possibilité réelle du saut vers une IVè
République.
Premier à intervenir, l’ancien ministre Daba Diawara a soutenu la
thèse selon laquelle, en l’état actuel du droit positif malien, aucune
disposition de la Charte ou de la Constitution de février 1992 qui régissent la
Transition ne «donne la possibilité ni d’une révision, ni de l’élaboration
d’une nouvelle Constitution». Pour la simple raison que les auteurs «du coup
d’État» du 18 août 2020 n’ont pas suspendu la Constitution comme ce fut le cas
par les militaires qui ont interrompu l’ordre constitutionnel en 1968 et
1991.
En opposition à cette thèse, Me
Abdrahame Ben Mamata Touré a mis l’accent sur le caractère éminemment politique
de la situation qui prévaut dans notre pays dont le peuple, dans son écrasante
majorité, aspire à une refondation.
Une volonté clairement exprimée lors des Assises nationales de la refondation dont les recommandations sont fortement favorables à l’élaboration d’une nouvelle Constitution pouvant tracer la voie à une gouvernance plus vertueuse et axée sur nos valeurs endogènes. Occasion pour l’avocat de fustiger une certaine forme de “juridisme” dont les récalcitrants à l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale font montrent.
Aboubacar TRAORE
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