Malgré cette page très sombre de son histoire et de celle de
notre pays, Ibrahim Boubacar Keïta, affectueusement appelé «IBK» par ses fans,
a, selon mon propre constat, marqué la scène politique du Mali, depuis la lutte
pour l’avènement du multipartisme au Mali.
Je l’ai connu en 1991, à travers mon
camarade Sékou Dramé, un voisin du quartier de Sabalibougou, en Commune V du
District de Bamako. Nous étions tous militants de l’Alliance pour la démocratie
au Mali-Association (ADEMA-Association).
Une association, comme tant d’autres
qui, depuis sa création en octobre 1990, a inlassablement œuvré pour
l’instauration du multipartisme dans notre pays.
Après les réunions mensuelles, puis hebdomadaires de cette
association qui a été transformée en parti politique en mai 1991, il nous
embarquait souvent dans sa voiture «PAJERO» pour nous déposer à la SEMA I, à
Badalabougou. Et de là, on prenait le Sotrama (minibus) pour rejoindre notre
quartier.
Les réunions se tenaient à l’Hippodrome (Commune II), siège de
l’Adema. Quand notre association a été transformée en parti «Adema-PASJ (Parti
africain pour la solidarité et la justice)», le siège a été transféré à
Bamako-Coura (Commune III).
D’autres dirigeants et barons de l’Adema, notamment Alpha O.
Konaré, Dioncounda Traoré, Soumeylou Boubèye Maïga, Moustapha Dicko et Mandé
Sidibé m’ont accordé la même faveur dans des contextes différents. Qu’ils en
soient remerciés pour leur considération à ma modeste personne.
Je n’oublie pas
également le professeur Abderhamane Baba Touré, Mohamed Lamine Traoré et Chaka
Bagayogo (paix à leur âme), Mme Sy Kadiatou Sow, Bakary Koniba Traoré dit «Bakary
Pionnier», Moussa Sangaré, Tiémoko Sangaré, Mohamedoun Dicko. J’ai vécu de
moments avec beaucoup de camarades de l’Adema Association.
C’est lui (IBK) qui a été délégué par le Comité exécutif de
l’Adema-PASJ pour superviser la mise en place du Comité A, héritier de la première
structure de base de l’Adema. À l’époque, j’assurais le rôle de secrétaire de séance.
Après l’Assemblée, il a dit à mon camarade que le PV (procès-verbal) était bien
écrit. Une observation qui cachait mal son goût pour la qualité.
En dehors de la politique, rien ne me liait à Ibrahim
Boubacar Keïta, même si j’avais de l’estime et de la sympathie pour lui et pour
d’autres, avec qui j’ai eu des relations privilégiées.
Mais, je n’ai pas cherché
à côtoyer l’ancien secrétaire aux relations extérieures du 1er comité exécutif
de l’Adema-PASJ pour des raisons qui me sont propres.
Pourtant, Ibrahim Boubacar Keïta était un homme très social
et ouvert aux autres. Après la création de l’Adema-PASJ, il a mis sa voiture à
la disposition de ce parti pour des besoins de campagnes.
Autre constat chez cet ancien représentant de l’ONG Terre
des Hommes, la rigueur, la fermeté, le dynamisme et la rapidité. Ibrahim
Boubacar Keïta n’aimait pas s’arrêter en cours de route pour de petites
affaires.
J’ai fait ce constat amer lorsque notre camarade Bocari Tréta lui a
demandé de partir avec moi, si possible, à l’aéroport pour accueillir des
joueurs brésiliens. Il n’avait posé aucun problème.
Cependant, au moment de rentrer dans son véhicule, lorsque
je lui ai demandé son autorisation pour faire un achat en cours de route, IBK
s’est retracté, en disant non, provoquant une frustration chez les gens qui ont
suivi la scène au QG, à Bamako-Coura. Quelque part, il avait raison et sa réaction
était bien compréhensible.
Par ailleurs, le destin a fait qu’on se retrouve à nouveau
lorsqu’il est devenu Premier ministre. En 1994, L’Essor m’a désigné pour
couvrir son voyage à Mopti à l’occasion du baptême du lycée Hamadou Dicko de Sévaré.
Il tenait également à s’enquérir de la situation des reporters qui
l’accompagnaient. En passant, il s’est brièvement arrêté à côté de nous pour
demander à mon frère et doyen Sory Ibrahim Kéïta de l’ORTM si nous étions dans
de bonnes conditions.
En 2002, lors d’une de ses conférences de presse tenue en
2002 à Sébénicoro, IBK qui était candidat à la présidentielle, a tenté
d’expliquer à l’assistance qu’il n’était pas un bourgeois.
Comme il aimait échanger
des amabilités avec les gens, je lui ai dis qu’il avait en face de lui un fils
de paysan. Quand il est devenu président, j’ai également couvert certains de
ses voyages en Afrique à l’occasion des cérémonies d’investiture de certains de
ses homologues. Il était un grand panafricaniste.
Au Mali, comme à l’étranger, les gens avaient de
l’admiration pour lui. Il tenait à se faire respecter et on lui collait souvent
ce sobriquet «le disciple de Alpha», car il sortait très souvent de la salle de
conférence pour nous demander de faire moins de bruit depuis le balcon du bâtiment
abritant le siège de l’Adema-PASJ. IBK était fréquemment aux côtés d’Alpha
Oumar Konaré qui fut le 1er président démocratiquement élu après la révolution
de mars 1991.
Bandé Moussa SISSOKO
Ancien militant de l’Adema Association
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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