de Tombouctou, un panel sur les thèmes : «Culture, levier pour la Refondation de l’État» et «Médias, jeunesse et patrimoine culturel : rôles, enjeux, défis et perspectives».
C’était en présence du chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Malé, des personnalités du monde la culture, des universitaires et plusieurs autres invités. La modération était assurée par Mme Maye Assanatou Niaré. Après une brève présentation des deux panelistes par la modératrice, le premier a exprimé sa satisfaction d’avoir l’opportunité d’animer un panel sur la refondation dans le domaine de la culture. Dans sa communication, l’ancien ministre a proposé de changer le logiciel pour se mettre à niveau.
Mohamed S. Coulibaly a surtout mis l’accent sur certains concepts, notamment la restructuration, la revalorisation, la souveraineté linguistique, le respect de la parole donnée, la reconnaissance du mérite, la formation et la promotion de l’éthique. Selon lui, il faut rebâtir notre société en imposant notre propre système. Il a aussi abordé la politique de reconnaissance et de la décentralisation qui doit reposer sur nos réalités. Et d’évoquer l’absence de la lecture et du livre dans nos pratiques avant de clarifier le concept de la tradition, une notion parfois confuse pour certaines personnes.
Pour sa part, Dr Banzoumana Traoré a développé les concepts liés à la presse et aux médias, notamment les différentes formes de médias et la problématique de développement de la presse au Mali. Le spécialiste en communication a parlé de la formation des journalistes culturels ainsi que leur place dans la promotion du patrimoine. Selon lui, les médias sont des supports indispensables pour l’épanouissement du secteur de la culture. Ils sont des acteurs qui contribuent à la quête de cohésion sociale, a-t-il ajouté.
Pour le second paneliste, il est important de développer des modelés économiques et des projets structurants pour faire face à la problématique de développement des médias. «Face aux défis contemporains, les jeunes doivent jouer un rôle de gardien de notre patrimoine», dira Dr Traoré. Les médias ont aussi un rôle d’archivage et de documentation pour la sauvegarde du patrimoine culturel. Il a invité les jeunes à s’investir pour les interview des personnalités culturelles, détentrices du savoir et à réaliser des documentaires. Il a fait sienne la célèbre phrase attribuée à l’écrivain malien Amadou Hamâpte Ba : «Quand un vieillard meurt en Afrique, c’est une bibliothèque qui brûle». Dr Banzoumana Traoré a incité les hommes de médias à s’investir dans la reconstruction de notre savoir-faire et notre savoir-être.
D’autres ont tout simplement demandé à l’Unesco de s’impliquer dans la formation des journalistes culturels pour permettre à la population de mieux connaître sa culture. L’introduction des modules sur la culture dans les petites classes et la sensibilisation des jeunes ont été proposées. Les échanges ont montré l’importance de la culture comme socle de la refondation et le rôle des médias dans la transmission aux jeunes générations. Certains ont souligné les défis et les perspectives, invitant à renforcer la préservation du patrimoine culturel et à mobiliser la jeunesse pour un avenir inclusif et durable. Les difficultés financières des entreprises de presse ont été aussi remises sur le tapis.
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