Une distinction honorifique qui vient saluer le talent, la constance et la contribution de l’artiste à la promotion de l’humour et de la culture malienne.
Figure incontournable de la scène humoristique nationale, Kanté s’est imposé au fil des années comme l’un des comédiens les plus populaires du pays, multipliant les spectacles à guichets fermés et rassemblant un large public autour de son humour à la fois spontané et inspiré du quotidien.
Sur sa page Facebook, l’artiste a exprimé sa gratitude après l’annonce de cette reconnaissance officielle. « Honoré d’avoir été élevé au grade de Chevalier du Mérite des Arts et de la Culture. Une reconnaissance qui m’encourage à continuer à servir et valoriser notre culture à travers mon art », a-t-il écrit.
Né le 1er juillet 1987 à Bamako, Souleymane Keïta est le fils de Kalifala Keïta et de Tata Diarra. Très tôt attiré par la scène, celui que ses admirateurs décrivent comme « l’humoriste capable de faire rire même en pleurant » se révèle au grand public en 2009 en remportant le trophée de l’émission télévisée Maxi Vacances. Ce succès marque le début d’une carrière prometteuse. Il décroche par la suite l’un des rôles principaux dans la série « Nataba Ani Sougoulamyni », qui contribue fortement à asseoir sa notoriété dans l’univers de la comédie malienne.
Kanté doit aussi son succès dans la réalisation de courtes vidéos humoristiques avec ses amis. Diffusées sur ces réseaux et partagées massivement en ligne, ces créations ont séduit progressivement un plus grand public renforçant ainsi sa place dans le paysage artistique. Entre 2015 et 2020, l’humoriste enchaîne pas moins de 28 spectacles à Bamako, tous couronnés de succès. L’année 2021 marque un tournant spectaculaire dans sa carrière lorsqu’il réalise un exploit inédit : cinq spectacles à guichets fermés en une seule nuit au Centre international de conférences de Bamako (CICB).
Véritable artiste de la société, il puise souvent dans l’actualité et les réalités sociales pour construire des sketches qui font rire tout en reflétant la société. Aujourd’hui, Souleymane Keïta s’impose comme l’un des meilleurs humoristes de sa génération et figure déjà parmi les artistes qui ont marqué l’histoire de la comédie malienne. Son élévation au rang de chevalier du Mérite des Arts et de la Culture vient ainsi consacrer un parcours bâti sur le talent, la persévérance et l’amour du public.
Rappelons que d’autres acteurs de la culture ont également été distingués.
Dans les salles de spectacle, les quartiers, les festivals ou les écoles, les artistes transforment les épreuves du quotidien en messages d’espoir. Face aux crises, la culture s’impose comme un espace de résistance, de dialogue et de reconstruction collective.
Parfois, le destin freine l’ambition des hommes. C’est le cas de Kandioura Coulibaly, artiste-compositeur et créateur de mode, qui nourrissait l’ambition de construire l’un des plus grands musées d’Afrique consacrés, à l’accoutrement et aux parures..
De la scène aux ateliers de création, une nouvelle génération de Maliens transforme son savoir-faire artistique en activité économique. Malgré les difficultés, la culture s’impose comme une source d’emplois et un secteur d’avenir.
Le 19 septembre, le Palais de la culture a rendez-vous avec l’histoire du théâtre malien. Sur scène, « Wari », œuvre d’Ousmane Sow, retrouvera son public après plusieurs années d’absence. Une reprise qui s’annonce comme un moment fort pour les amoureux du théâtre, mais aussi comme .
La 3ᵉ édition des Trophées panafricains Sémbé a récompensé, vendredi dernier, une vingtaine d’hommes et de femmes qui se sont illustrés dans les domaines de la culture, du sport et du développement au Mali. Parmi eux, figure notre collègue, Youssouf Doumbia du quotidien national L’Es.
Ce rendez-vous qui entend mettre la culture au service de la cohésion sociale à Sabalibougou est prévu du 25 au 30 septembre.