Le gouvernement, en partenariat avec l’Unesco et la Fondation Aliph, a initié ce projet pour réhabiliter le patrimoine bâti détruit
Au-delà de ces réalisations, le projet a contribué à restaurer la dignité des populations, à relancer les moyens de subsistance et à renforcer les liens sociaux dans les communautés touchées par les violences. Ces avancées ont été annoncées, vendredi dernier, au ministère en charge de la Culture, lors de la 3è réunion du Comité de pilotage du Projet de reconstruction et de réhabilitation du patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara (Pays dogon).
La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général dudit département, Mahamadou dit Koumbouna Diarra. C’était en présence du représentant de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine (Aliph), Carlos Serrano-Vasques, de la directrice de l’Entité Culture et Urgence à l’Unesco, Krista Pikkat, ainsi que du chef de bureau par intérim de l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture mondiale(Unesco) au Mali, Ali Mohamed Sinane. Mahamadou dit Koumbouna Diarra a exprimé la reconnaissance du Gouvernement à l’endroit des partenaires techniques et financiers, notamment l’Unesco et la Fondation Aliph, dont l’appui a permis le lancement du projet à Bandiagara, le 15 août 2022 et la réalisation de nombreuses activités de reconstruction.
Il a salué la forte mobilisation des communautés locales, des collectivités territoriales, des autorités administratives et des professionnels du patrimoine pour leur engagement dans la mise en œuvre de cette initiative. Selon lui, la crise sécuritaire déclenchée en 2012 a profondément affecté le patrimoine culturel du Mali, notamment après l’occupation des régions de Tombouctou, Gao et Kidal, avant l’extension des violences vers le centre du pays.
Le site des Falaises de Bandiagara a également été touché par des tensions et des conflits intercommunautaires ayant entraîné la destruction de nombreuses habitations, de greniers et de biens culturels, ainsi que des pertes en vies humaines et le déplacement de populations. Face à cette situation, le gouvernement du Mali, en partenariat avec l’Unesco et la Fondation Aliph, a initié ce projet visant à reconstruire et réhabiliter le patrimoine bâti détruit, à favoriser la resocialisation des communautés, à préserver les objets cultuels et à relancer les pratiques culturelles.
Cette initiative s’inscrit dans la vision des autorités du pays, notamment du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 comme Année de l’Éducation et de la Culture afin de faire de ces secteurs des piliers de la Refondation nationale.
Pour sa part, le représentant de l’Unesco au Mali a introduit son intervention par une sagesse dogon : « La parole est sacrée, car elle unit les hommes et construit la paix », soulignant ainsi l’importance du dialogue dans les processus de reconstruction sociale. Ali Mohamed Sinane a rappelé que depuis 2019, des missions conjointes du ministère de la Culture, de la Commission nationale pour l’Unesco et de l’organisation onusienne ont été effectuées dans plusieurs localités affectées par les violences, notamment Sobane-Da, Ogossagou, Djombolo et Tégourou, afin d’écouter les communautés et de définir des réponses adaptées.
Le représentant de la Fondation Aliph a, de son côté, annoncé la signature prochaine d’une nouvelle convention de financement d’un montant de 817.500 de dollars, soit un peu plus de 461 millions de Fcfa. Cette nouvelle phase permettra de poursuivre les activités de réhabilitation du site, de renforcer la résilience climatique et de promouvoir une gestion durable du patrimoine culturel. Rappelons que le projet repose sur une approche participative impliquant fortement les communautés locales. Les artisans ont été mobilisés afin de valoriser les techniques traditionnelles de construction dogon, tandis que des comités villageois ont été mis en place pour assurer le suivi et la pérennisation des réalisations.
Gaoussou TANGARA
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