L’actrice principale Mafily Sidibé reçoit son diplôme des mains d’Amadou Salif Guindo
En effet, les élèves de plusieurs lycées de ce
quartier s’étaient donnés rendez-vous, vendredi après-midi, pour être témoins
oculaires de ce spectacle original. La formation de trois mois a permis à ces
jeunes de se familiariser avec le conte, le théâtre et bien-sûr l’instrument de
musique en question. La conteuse du fleuve a collaboré dans ce projet de
formation avec Adama Traoré de Act Sept, Karim Togola, un chorégraphe bien
connu de chez nous, et Sidi Koumaré, un joueur de «sokou» à Ségou.
Elle est partie de l’idée que dans le Nord du
Mali, ce sont les femmes qui jouent cet instrument le soir pour apaiser leurs
époux. Pour contribuer à la paix et à la réconciliation, l’initiatrice a mis en
scène l’un de ses propres contes qui raconte l’odyssée d’un homme qui voulait
se battre contre sa belle-famille. Sa femme lui raconte au son du «sokou»,
l’histoire d’une princesse, amputée de la main par son mari pour avoir offert
son chapeau en or à un mendiant.
Après le divorce, la fille du roi convole en
secondes noces. Son ex-époux appauvri, vient quémander un jour chez son
ex-femme, qui avait entre temps retrouvé l’usage de sa main. Quand le mendiant
découvrit qu’il se trouve en présence de son ancienne épouse, il fondit en
larmes.
La morale de l’histoire, c’est que la
méchanceté mène toujours son auteur à sa perte. Il faut donc éviter de prendre
des décisions sous le coup de la colère. La promotrice nous indique que cette
pièce de conte théâtralisé a bénéficié d’un accueil chaleureux dans des camps
de réfugiés et dans certains lycées de Bamako. Elle compte aussi poursuivre la
diffusion de l’œuvre à travers d’autres établissements scolaires.
Le représentant du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Amadou Salif Guindo, a exprimé toute la satisfaction de son département de voir de telles initiatives de formation et de créativité.
Depuis 2018, l’Association a entrepris de
prendre en charge des enfants déscolarisés et défavorisés, en leur permettant
d’avoir un espace d’expression en vue de promouvoir leur talent à travers des
ateliers de conte, chant, théâtre, marionnette, instruments de musique
traditionnels, bogolan, etc.
En juin 2021, le projet «N’ziri ni kalan so» a
organisé un atelier pour initier 50 jeunes déscolarisés au conte et aux
instruments de musique traditionnels sur financement du Programme de
développement culturel de l’ambassade d’Allemagne appelé : «GIZ, Donko ni
Maaya». La phase II de ce Projet qui a démarré en 2023, appelé "Moussow Kan" ou la voix des femmes été
l’occasion d’un autre atelier de formation en conte et sur les
instruments de musique traditionnels de 10 meilleurs jeunes. Une phase très importante qui a bénéficié de l'appui financier de la Coopération Suisse au Mali.
L’Association, à travers ses différentes
activités, forme femmes et enfants déplacés dans le domaine de l’art et de la
culture. En plus du conte, théâtre, marionnette et instruments traditionnels,
ces derniers reçoivent une formation en teinture du bogolan et la confection
des objets artisanaux comme les chemises, nappes de table, sacs à main et
autres objets utilitaires.
Ces différentes sessions de formation permettent de contribuer au développement socio-économique et culturel des jeunes et des femmes déplacées. Elles les aident à s’épanouir, grâce à l’art et à faire de la culture leur métier, insiste Amaïchata Salamanta.
Youssouf DOUMBIA
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