Les Aiglonnets (en vert) ont maîtrisé le sujet de bout en bout
Le Mali deviendra-t-il le premier pays à soulever trois fois le trophée de la CAN U17 ? C’est la question que se pose désormais la planète foot du pays après la brillante qualification en finale des Aiglonnets face au Burkina Faso, battu 2-0, hier dans la première demi-finale du tournoi. Sous la houlette d’un Soumaïla Fané étincellent (un but et une passe décisive pour Mahamadou Traoré), la sélection nationale a déjoué tous les pronostics en se hissant en finale face aux étalons cadets, auteurs jusque-là d’un parcours sans faute (quatre succès en autant de matches) et qui étaient considérés par la plupart des observateurs comme les grands favoris de la CAN. Non seulement le capitaine Issa Tounkara et ses coéquipiers ont fait chuter le favori de la compétition, mais ils ont surtout mis la manière.
D’abord en maîtrisant le sujet de bout en bout (65% de possession de balle, 7 tirs dont 5 cadrés, rien qu’en première période), ensuite en marquant deux buts de belle facture. Le premier, suite à un exploit individuel de Soumaïla Fané qui a mystifié la défense adverse, avant d’expédier une frappe puissante sous la barre (42è min, 1-0) et le deuxième sur un corner du même Soumaïla Fané déposé sur la tête de son compère du milieu de terrain, Mahamadou Traoré (74è min).
À aucun moment, les étalons cadets n’ont réussi à prendre la mesure des protégés du sélectionneur Adama Djéfla Diallo, à fortiori, prouver qu’ils avaient les moyens de gagner la rencontre. Après donc les CAN U17, Botswana 1997 (défaite 1-0 contre l'égypte), Niger 2015 (victoire 2-0 contre l'Afrique du Sud) et Gabon 2017 (victoire 1-0 contre le Ghana), le Mali disputera sa quatrième finale le samedi 19 avril contre l’hôte du tournoi, le Maroc qui a écarté la Côte d’Ivoire dans la deuxième demi-finale (4-3 aux tirs au but, 0-0 à l’issue du temps règlementaire). Comme indiqué plus haut, en cas de succès, notre pays deviendra tout simplement le plus titré du continent avec trois trophées.
Le capitaine Issa Tounkara et ses coéquipiers sont donc en route pour écrire une nouvelle page de l’histoire du football malien et tous les espoirs sont permis pour les mômes, surtout après le match de haute volée livrée, hier contre le Burkina Faso. Une sélection du Faso dont le buteur patenté Loukman Tapsoba a été complètement muselé par l’arrière-garde malienne admirable d’engagement et de combativité. Les cadets maliens ont, semble-t-il, reçu cinq sur cinq le message du sélectionneur Adama Djéfla Diallo qui avait déclaré dans notre édition d’hier que «la peur n’a pas de place» dans le choc avec les Burkinabé.
En tout cas, ses joueurs ont joué totalement décomplexés contre les Etalons cadets, alors qu’ils avaient été battus 2-0 en amical par le même adversaire, quelques jours avant le coup d’envoi de la CAN U17. Comme quoi, chaque match a ses vérités et une rencontre n’est jamais gagnée avant d’être jouée. Avec cette qualification pour le bouquet final, le Mali atteint son deuxième objectif et le capitaine Issa Tounkara et ses coéquipiers ont désormais 90 minutes pour écrire leur propre histoire et devenir les nouveaux Rois d’Afrique.
La tâche ne s’annonce pas facile face à une sélection marocaine invaincue depuis le début de la CAN (4 victoires, 1 nul en 5 matches) et qui évoluera dans un stade totalement acquis à sa cause. Mais comment s’empêcher d’y croire après la prestation XXL des nôtres, hier contre les Etalons cadets et quand on sait également qu’il n’y a pas de hiérarchie préétablie dans les compétitions de catégorie d’âge ? Sans chauvinisme, on peut affirmer que si les protégés du sélectionneur Adama Djéfla Diallo jouent comme ils le font depuis le début de la CAN, ils peuvent aller au bout de leur rêve et devenir la quatrième génération de footballeurs maliens à soulever un trophée continental. Au niveau des sélections nationales bien entendu.
Mardi 15 avril au stade Larbi Zaouli à Casablanca
Burkina Faso-Mali : 0-2
Buts de Soumaïla Fané (42è min), Mahamadou Traoré (74è min).
Expulsion d’Ali Koné (77è min) et d’Alassana Bagayogo (90è min+1) du Burkina Faso.
Arbitrage du Libyen Abdulwahid Huraywidah, assisté du Djiboutien Eleyeh Robleh Dirir et de la Sénégalaise Tabara Mbodji.
Burkina Faso : Prince Hamed Ouédraogo, Mikael Coulibaly, Issouf Dabo, Fadil Barro (cap (Abdoulaye Latif Junior Diaby, 49è min), Ali Koné, Moumine Ouédraogo, Mohamed Fofana, Halidou Diakité, Junior Bara, Alassana Bagayogo, Loukman Tapsoba.
Sélectioneur : Oscar Barro.
Mali : Lamine Sinaba, Mahamadou Konaté (Dramane Siaka Doumbia, 90è min+7), Tiémoko Berthé, Aboubacar Siriki Camara, Souleymane Doumbia, Issa Tounkara (cap), Seydou Dembélé (Ibrahim Diakité, 83è min), Mahamadou Traoré, Soumaïla Fané (Moussa Mamadou Djikiné, 90è min +7), Lamine Sidiki Keïta (Cheickna Hamalla Coulibaly, 87è min), N'Djicoura Raymond Bomba (Mohamed Dhiarra, 84è min).
Sélectionneur : Adama Diéfla Diallo.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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