On dit souvent que ceux qui l’écoutent ont du bon goût. Tant les sonorités instrumentales de Bassekou Kouyaté, un artiste qui réconcilie tradition et modernité, éloquence et rigueur dans ses compositions. Lui et son groupe dénommé : «N’goniba» viennent d’entamer une tournée internationale de plus de 100 concerts.
Aux États-Unis d’Amérique où, commence la tournée, le groupe doit réaliser 20 concerts à New York, Atlanta, Californie, Washingtone, Virginie Arkansas, jusqu’à New Orleans, ce temple du Jazz festival, l’un des plus grands festivals de musique au monde.
Le groupe mettra ensuite le cap sur l’Europe pour s’y produire en Grande Bretagne, Danemark, Pays-Bas, Belgique et terminer par la France où, il est impatiemment attendu dans plusieurs grands festivals. Le célèbre groupe malien se produira ensuite en Asie.
En effet, à l’instar de nombreuses stars internationales du show buzz, l’artiste instrumentaliste profite de la post-crise Covid-19 et des restrictions imposées pendant des mois par ce démon planétaire pour faire cette tournée musicale.
Bassekou Kouyaté est lauréat du prix : «Meilleur artiste des Songlines Music Award» de 2020 qui lui a été décerné pour son album : «Miri» ou réflexion, contemplation en bamanan, sorti en 2019. La remise officielle de ce prestigieux trophée devrait avoir lieu en décembre 2021 à Londres devant près de 20.000 spectateurs.
Mais pour des contraintes d’agenda liées aux restrictions de grands regroupements, cette remise n’a pu se faire. Pour les initiateurs du prix, Bassékou est un artiste à la fois «innovateur et fier défenseur de la tradition. Sur 5 albums en une douzaine d’années avec son groupe Ngoniba, il a intelligemment conçu sa musique pour séduire le public africain et occidental, sans compromettre l’intégrité de ses racines».
Il faut aussi dire que le musicien malien est un habitué des Songlines Awards depuis son premier album : «Segu blues» qui l’a imposé comme un musicien majeur. Il est le premier à mettre le n’goni au centre de la scène plutôt que d’en faire un instrument d’accompagnement.
«Miri» a permis de remporter ce trophée. Bassekou affirme lui-même l’avoir composé en partie dans son village natal. Le grand maître du n’goni explique qu’il veut contribuer ainsi à trouver des solutions aux difficultés de son pays grâce à la musique. D’où, ce disque calme, apaisé et puissant. C’est donc dans son «Garana» natal et pendant la contemplation des eaux du fleuve, qu’il a travaillé les premières notes de cet album. L’artiste nous expliquait : «j’étais sur les lieux de mes racines.
Je grattais mon n’goni. Je me laissais imprégner par le coucher du soleil, par cette eau qui coulait, mais aussi les poissons qui frétillaient. C’est là que les premières harmonies se sont mises à affleurer… ».
Après de nombreuses collaborations avec de grands artistes comme Toumani Diabaté, grand maître de la kora, Oumou Sangaré, Habib Koité, Ali Farka Touré, l’Américain Taj Mahal, Bassekou a décidé de voler de ses propres ailes en créant son orchestre. Il sortira 5 albums solo : «Miri» en 2019, «Jama Ko» en 2015, «Ba Power» en 2013, «I speak Fula» en 2009 et «Segu Blues» en 2006.
Youssouf DOUMBIA
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