
Depuis samedi dernier, le milieu de terrain
malien de l’AS Monaco, Mohamed Camara est au centre d’une polémique pour avoir
refusé de porter un maillot contre l’homophobie lors de la dernière journée du
championnat français de première division. En fait, l’international malien a
mis du scotch blanc sur le patch de son maillot pour masquer le logo «Stop
Homophobie» et refusé de prendre part à la photo d’avant-match, devant le
panneau contre l’homophobie. Il n’en fallait pas plus pour soulever des vagues
en France.
Outre les réseaux sociaux, qui ont
rapidement vilipendé l’attitude de Mohamed Camara, la ministre des sports de la
France Amélie Oudéa-Castéra s’en est également prise au milieu de terrain
malien de Monaco. «Je trouve que c’est un comportement inadmissible. J’ai pu
d’ailleurs dire ce que j’en pensais à la Ligue de football professionnel et
j’estime qu’un tel comportement doit faire l’objet des sanctions les plus
fermes à la fois contre le joueur, mais aussi contre le club qui l’a laissé
faire», a réagi Amélie Oudéa-Castéra quelques heures après le match
Monaco-Nantes, remporté 4-0 par les Monégasques dont un but de Mohamed Camara.
Il ne fait guère de doute que l’on parlera longtemps de cette affaire en France
et que la pression mise par la ministre des sports de la France ne restera pas
sans suite. De même, on peut s’attendre à des sanctions contre l’international
malien, tant au niveau de son club qu’au niveau de l’instance dirigeante du
football professionnel français. Mohamed Camara était-il conscient des
conséquences de sa décision ?
Avant de répondre à cette question et
chercher à comprendre ou expliquer l’attitude du Malien, il nous paraît
important de parler d’abord de l’homophobie. Autrement dit, que signifie ce mot ?
Apparu dans les années 1970, le terme homophobie vient de «homo» qui est
l’abréviation de «homosexuel» et de «phobie», et du grec phobos qui signifie
«crainte». Selon le dictionnaire, «le terme homophobie permet de faire
référence au refus, voire à la détestation de toute relation amoureuse ou
sexuelle entre personnes du même sexe».
Quid du sigle LGBT ? Dans le même dictionnaire on peut lire que L signifie
«Lesbienne», c’est-à-dire «les femmes homosexuelles, qui sont attirées
sexuellement et/ou affectivement par des femmes», G veut dire Gay qui désigne
des hommes «homosexuels, qui sont attirés sexuellement et/ou affectivement par
des hommes», B est le diminutif de «bisexuel» (des personnes qui
peuvent être attirées sexuellement et/ou affectivement par les deux
sexes), T veut dire «trans» et concerne «les personnes transgenres,
c'est-à-dire celles qui ne vivent pas avec le genre de leur naissance mais avec
celui auquel elles s'identifient».
UNE DéCISION QUI S'IMPOSAIT- Peut-on
imaginer un seul instant un Malien, né de parents musulmans et musulman
lui-même, accepter pour quelle que raison que ce soit, de manifester
publiquement son soutien à l'homophobie ? La réponse est claire : c'est non
tout simplement parce que l'Islam condamne sans équivoque toute relation
sexuelle entre personnes de même sexe.
En tant que musulman, Mohamed Camara a pris la décision qui s'imposait et le
joueur peut compter sur le soutien sans faille de l'ensemble de la communauté
musulmane du monde. D'autres joueurs avant lui, ont également rencontré des
problèmes similaires, dont son aîné Frédéric Kanouté, quand il évoluait sous
les couleurs du FC Séville et les Sénégalais Sadio Mané (avec le Bayern Munich)
et Idrissa Gana Gueye (avec le PSG).
Le reproche que l'on peut faire à Mohamed
Camara dans cette affaire, c'est juste le fait qu'il a accepté de participer au
match. Le milieu de terrain malien aurait dû refuser de participer à la
rencontre, comme l'a fait l'international égyptien de Nantes, Mostafa Mohamed
lors du même match. L'attaquant nantais lui, a carrément refusé de disputer le
match parce qu'il ne voulait pas participer à la campagne contre l'homophobie.
Mohamed Camara a commis une erreur en
décidant de participer à ce match qui s'est déroulé dans un stade Louis II où
plusieurs paneaux avaient été déployés et sur lesquels on pouvait lire “Stop à
l’homophobie”. Après avoir marqué sur penalty, Mohamed Camara a manifesté sa joie devant les caméras,
laissant apparaître le sparadrap blanc qu’il a mis sur son maillot pour masquer
le logo “Stop à l’homophobie”. Malheureusement, le Malien ne pourra jamais
effacer cette image.
Cette nouvelle affaire interpelle à la fois
les instances sportives et les agents des joueurs sur les clauses des contrats
des footballeurs. Celles-ci doivent être clairement définies avant la signature
des contrats et une fois le document paraphé, chacune des deux parties doit
scrupuleusement respecter son contenu.
Les clubs ont des obligations
contractuelles avec leurs sponsors et les joueurs doivent en être informés
avant la signature de leur contrat. Cela peut contribuer à la résolution de ce
genre de problème, donc, à mettre tout le monde dans ses droits. Quand je dis
tout le monde, il ne s'agit pas seulement des joueurs et des clubs, les
intérêts des instances sportives et de leurs partenaires doivent également être
pris en compte et spécifiés lors de la signature des contrats.
À bon entendeur, salut !
Soulemane Bobo TOUNKARA
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