La délégation
malienne lors de la cérémonie d’ouverture
Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de
Ouaga (Fespaco) a failli se terminer sur fond de contestation de la consécration
du jeune réalisateur tunisien, Youssef Chebbi qui s’est vu attribuer à la
surprise générale l’étalon d’or du Yennenga pour son long métrage de 92 minutes
intitulé «Ashkal». Le représentant du cinéaste tunisien a reçu le prix des
mains du président de la Transition burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré,
samedi dernier, au cours d’une cérémonie. Le trophée est d’une valeur de 20
millions de Fcfa.
Le film primé revient sur les circonstances de la chute du
président tunisien, Ben Ali, chassé du pouvoir par une révolution. Le réalisateur
raconte l’enquête de deux policiers qui découvrent un corps calciné sur une
parcelle au cours des travaux de construction. Dans ce quartier de Tunis, qui
s’appelle Carthage, lorsque les travaux, suspendus dans un premier temps,
reprennent, l’enquête des policiers prend une tournure déroutante lorsque
d’autres corps sont découverts.
Le jury a mis en avant la qualité esthétique et la créativité
de cette œuvre cinématographique. Mais sa décision a été ouvertement contestée.
Les contestataires opposent au jury l’argumentaire selon lequel les critères
interdisent que ce graal soit donné à une première œuvre d’un réalisateur. Ce
code a été concrétisé par la création du prix Oumarou Ganda pour récompenser la
meilleure première œuvre long métrage de fiction.
L’Etalon d’argent d’une valeur de 10 millions de Fcfa est
revenu à la Burkinabé Apolline Traoré avec son film de 120 minutes intitulé :
«Sira». Ce film conte l’odyssée d’une jeune fille violée et abandonnée dans le
désert. Elle accouche seule dans des conditions difficiles et se retrouve dans
le camp des terroristes, dirigé par son violeur et meilleur ami de son père.
Entre amertume, désolation et vengeance, Sira décide de tout donner pour déjouer
les plans macabres des terroristes.
Quant à l’étalon de bronze, il a été remporté par la Kenyane
Angela Wamai pour son film «Shimoni» de 97 minutes. Elle enlève un chèque de 5
millions de Fcfa. Son film parle d’un repris de justice qui tente de se venger
dans un petit village du Kenya.
La cérémonie de proclamation et de remise des prix du palmarès
officiel au Palais des sports de Ouaga s’est déroulée en présence du ministre
de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme,
Andogoly Guindo. Le ministre Guindo avait d’ailleurs été décoré la veille, à
titre exceptionnel, de la médaille de chevalier de l’Ordre national du Burkina
par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme,
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Notre compatriote, le célèbre plasticien
Abdoulaye Konaté, membre du jury de long métrage, a aussi reçu la même
distinction.
En effet, les autorités du Burkina estiment que leur pays a été honoré par le nôtre qui a accepté d’être l’invité d’honneur de la 28è édition du Fespaco.
C’est une forte délégation malienne, conduite par le Premier
ministre, Chogel Kokalla Maïga, qui a donné un cachet particulier à toutes les
activités de la manifestation. Pour le ministre burkinabé en charge de la
Culture, c’est un devoir de reconnaissance de décorer ces deux personnalités
qui sont en train de marquer l’évolution de la culture au Mali, et aussi de
contribuer au rayonnement culturel de notre continent.
Un jeune talent malien a
été reconnu lors de cette manifestation. Il s’agit de Tioye Kandioura Coulibaly
qui a reçu le prix du jury d’un autre festival appelé : «Rencontres cinématographiques
de Sya du Burkina» pour son film : «Silence des origines». Elle a été
aussi amenée à partager son expérience de jeune réalisatrice et décoratrice
avec les étudiants de l’Institut supérieur du cinéma de Ouaga. Souleymane Cissé
aussi a été invité à un master class sur son film Finyè devant plus de 500
participants. Des réalisateurs, jeunes et anciens, tenaient à comprendre la
technique de ce talentueux cinéaste malien.
Le directeur général du Centre national de la cinématographie
du Mali (CNCM), Fousseyni Maïga, a rappelé que la présence du Mali à ce
rendez-vous n’était pas gagnée d’avance. «Malgré les faibles moyens, nous avons
relevé le défi», s’est-il réjoui, soulignant que le Mali est un grand pays de
cinéma, très respecté sur la scène cinématographique africaine malgré les
difficultés actuelles. «Nous devons cela à des monuments comme Souleymane
Cissé et Cheick Oumar Sissoko et l’ensemble de leurs collaborateurs». Et de
dire que toutes ces personnes méritent notre respect et nous devons en toute
humilité, nous abreuver à leurs sources.
Fousseyni Maïga a annoncé que dès son retour à Bamako, le
CNCM mettra un plan en œuvre pour préparer la prochaine édition avec comme
ambition le 4è étalon d’or du Yennenga pour le Mali. Un dispositif d’accompagnement
sera mis à la disposition de toutes les sociétés de production pour relever le
niveau de nos productions.
Envoyé spécial
Youssouf DOUMBIA
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