À la suite de Y. Coulibaly, garde de son état, ce fut le
tour d’un autre jeune garde du nom de O. Niang de comparaître devant les juges
militaires pour détention illégale de
stupéfiants en violation des consignes militaires. Ce militaire avait tenté de
remettre des produits prohibés à un détenu dans sa cellule à la Maison centrale
d’arrêt de Bamako.
D’où sa comparution à la barre du Tribunal militaire de Bamako pour répondre de
cet acte répréhensible au sein de la Grande muette. Selon l’acte d’accusation
et de renvoi devant les juges, le suspect était de service ce jour-là, dans une
banque de la place. Aux environs de 18 heures, il a quitté son poste pour se
rendre à la Maison centrale d’arrêt de la Bamako.
Une fois sur place, il a tenté de remettre du chanvre indien à un détenu dans sa cellule moyennant la somme de 10.000 Fcfa. Il avait l’habitude de faire la garde à l’établissement pénitentiaire. Conséquence : il n’aura pas de problème à s’introduire dans la prison en dépit du fait qu’il n’était pas de service ce jour-là.
Jusque-là, tout se passa bien pour le jeune
militaire.
Mais alors qu’il s’affairait à livrer son
colis, il sera interrompu par les surveillants dans la cour de la prison. Ces
derniers avaient été informés de son agissement par un pensionnaire. C’est
ainsi que ce jeune garde a été pris en flagrant délit de livraison de
stupéfiants à un pensionnaire. Pris sur les faits, il est vite interpellé, et
ses produits (30 g de cannabis et de chanvre indien et 14 sachets de résilia)
saisis.
Ces trouvailles ont été suffisantes pour le coffrer avant de le renvoyer devant
le Tribunal militaire. À la barre, l’homme n’a pas cherché à nier les faits. Au
contraire, il les a reconnus. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement, vu la
quantité de produits pris avec lui, sans oublier les déclarations du
surveillant de prison qui faisaient foi.
« Ces cas sont fréquents au niveau de la prison. Ces produits galvanisent les détenus qui tentent de forcer les choses », a déclaré le surveillant de prison en sa qualité de témoin. Après les procédures requises, les jurés l’ont reconnu coupable des faits en le condamnant à deux ans de prison ferme et au paiement d’une amende de 250.000 Fcfa. Selon le Tribunal, sa peine est proportionnelle à la quantité de produits qu’il avait en sa possession.
Tamba CAMARA
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