Ça c’est depuis la
création de cette armée qui date du 1er octobre 1960. Le parcours est long et élogieux,
mais ça va en s’améliorant. Donc, aujourd’hui on est à un niveau où l’Armée est
professionnelle, équipée et consciente de sa mission de défense de l’intégrité
du territoire national.
L’armée aussi a besoin du soutien de la population.
C’est ce besoin qui se cadre avec le renseignement pour sortir de cette
situation de crise qui n’est le souhait de personne. Aujourd’hui, c’est un jour
pour célébrer d’abord les hauts faits mais en même temps la cohésion
sociale. L’interaction entre l’armée et son peuple, il faut que cela soit cité
et encouragé. C’est pour cela aussi que les victoires de l’Armée malienne résultent
de la collaboration franche avec la population locale.
Quand on voit la situation sécuritaire actuelle du pays, en termes de perspectives, il faut toujours encourager cette résistance de l’Alliance des États du Sahel. Parce que seuls, on ne peut pas gagner ce combat contre le terrorisme. À un moment donné quand les Maliens frappaient, ils se refugiaient au Burkina ou au Niger. Mais aujourd’hui, avec l’AES, avec la mutualisation des efforts des trois États; surtout des Forces armées des trois États, on va de succès en succès. Il faut encourager cette collaboration franche entre les États de l’AES.
Souleymane SIDIBE
La rencontre de Bamako va permettre de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens techniques, financiers, juridiques et humains nécessaires à son développement.
À la place des statues des explorateurs et des gouverneurs du Soudan français, se trouvent désormais celles des résistants à la pénétration coloniale et des figures emblématiques de notre Armée.
Il est bien loin ce temps où Radio Mali et L’Essor mobilisaient seuls tous les sens des citoyens maliens et façonnaient l’opinion. Jusqu’en 1983, lorsqu’ils furent rejoints par la télévision nationale. La nouvelle venue ne faisait qu’agrandir la famille des «médias publics»..
Dans un environnement informationnel en constante mutation, démêler le vrai du faux est devenu un enjeu majeur. Et ce combat contre la désinformation nécessite obligatoirement le respect des principes du journalisme..
Les médias traditionnels ou classiques prennent le temps de recouper l’information avant de la diffuser. Tel n’est pas forcément le cas des nouveaux acteurs du métier appelés «vidéoman» qui, à la recherche de buzz et de sensation forte pour se faire plus d’audience, tombent facilement .
Dans les lignes qui suivent, nos deux interlocuteurs se sont prononcés sur les rôles de l’Essor et de l’ORTM dans l’ancrage institutionnel de notre pays, leur adaptation à l’évolution numérique, les défis et la contre-attaque dans le cadre de la guerre informationnelle.