San : Fin de règne pour les «sept»

Une bande de sept voleurs semait la terreur dans la localité par leurs agissements criminels. Mais force est finalement restée à la loi

Publié lundi 27 janvier 2025 à 07:33
San : Fin de règne pour les «sept»

Le commissariat de la ville de San. dirigé par le commissaire principal Lankafia Keita a récemment mis le grappin sur des bandits de grand chemin qui ciblaient principalement les établissements commerciaux, tous types confondus. Nous les désignerons par leurs initiales B.K, B.T, S.S, A.T, L.T, B.T, A.S. Ces bandits de grand chemin étaient tous des enfants de la localité dont les âges étaient compris entre 18 et 28 ans. Nos sources expliquent qu’ils avaient longtemps troublé la tranquillité des habitants de la localité, de façon générale, les commerçants boutiquiers en particulier.

Détail important : les éléments de  la bande des «Sept» avaient chacun un métier connu. Ils étaient plombier, chauffeur, apprenti chauffeur, maçon, employé de commerce. etc. Cependant. au delà de leurs métiers respectifs, ils semblaient s’être professionnalisés dans la commission d’actes criminels. Ils étaient très craints par les populations pour la simple raison qu’avec des armes, ils faisaient irruption dans les domiciles de leurs victimes sans hésiter. Ils usaient d’un mode opératoire qui jouait en leur faveur, quasiment à la suite de chacune de leurs opérations.

Lorsqu’ils s’introduisaient chez une victime, à la maison ou dans une boutique, sous la menace de leurs armes, ils tenaient tous les occupants au respect. Puis, ils faisaient main basse sur tous les objets de valeur qu’ils trouvaient : téléphones portables, bracelets, chaînes en  or ou argent. etc. Puis.  ils se retiraient très rapidement pour disparaître dans la nature. Et les heures qui suivent l’opération, leurs butins se retrouvaient entre les mains de recéleurs sans vergogne qui se chargeaient de les écouler rapidement, le temps d’avoir d’autres objets valeureux des mains des mêmes voleurs.

 

Un rôle dévolu à chaque élément du groupe- Selon nos sources, comme de nombreux groupes de malfrats du genre, au cours de leur opération, chaque élément de la bande  avait un rôle qui lui était dévolu. Certains avaient la charge de repérer leurs futures cibles pendant la journée. à la nuit tombée, le groupe ralliait les lieux et procédait ainsi à la répartition des rôles.


Les uns faisaient le guet pour prévenir toute surprise. Presqu’au même moment, les plus intrépides du groupe faisaient irruption chez leurs victimes qu’ils obligeaient à se plier à leur souhait. C’est comme cela que les choses se passaient à San et alentours jusqu’au jour où ils sont tombés dans les mailles des filets de la police.

Mais avant, ils avaient multiplié les attaques dans différents endroits de la ville de San. Notamment, au grand marché avec le braquage d’une quincaillerie dont le butin a été estimé à plus d’un million de Fcfa. Dans la foulée. ils s’en étaient pris à un local de transfert d’argent, dérobant un téléphone portable et 350.000 Fcfa. Peu de temps après. ils ont attaqué une boutique et y ont volé trois téléphones et se sont remplis les poches de pièces de monnaie avant de partir.

Puis survint l’agression de M.D, un jeune habitant qu’ils ont dépossédé de ses  téléphones portables, le blessant et le laissant pour mort. Entre temps, ils avaient tenté un braquage qui a échoué. grâce au tir de sommation d’un voisin chasseur. Pour faire face à ce qu’ils considéraient à l’époque comme une certaine recrudescence de l'insécurité dans leur secteur, les limiers de la ville de San se devaient de réagir.

La brigade des recherches a mis un réseau de renseignement en place qui filait discrètement les malfrats. Les policiers exploitèrent le renseignement et apprirent par la suite que les bandits s’étaient dispersés dans la ville. Par la suite. les limiers ont tissé leur toile et ont mis la main sur les « sept » un à un, en un laps de temps.

La perquisition qui s’en est suivie leur a permis de saisir des engins à deux roues, des pistolets automatiques ou artisanaux et  une certaine quantité d’objets volés. Conduits au commissariat de police et interrogés, les présumés voleurs ont reconnu plusieurs braquages. Les preuves étaient  suffisantes pour que leurs dossiers soient diligentés et renvoyés au Parquet du tribunal de la ville.

Tamba CAMARA

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