Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
Dans
un mémorandum, le gouvernement réagit au dernier rapport trimestriel du secrétaire
général des Nations unies sur la situation au Mali qui sera débattue,
aujourd’hui, par le Conseil de sécurité en présence du ministre des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.
Lors
de sa prise de parole, le chef de la diplomatie malienne fera ressortir les
observations du gouvernement sur ce rapport du secrétaire général de l’ONU. La
première des choses est que le gouvernement invite la Minusma à recentrer sa
mission sur les fondements de sa présence dans notre pays.
En
observation générale, le gouvernement se félicite qu’Antonio Guterres ait
reconnu les progrès réalisés par les autorités de la Transition. Cependant, il
regrette que le rapport mette un accent particulier sur les défis et difficultés
rencontrées, en passant sous silence, de nombreuses réalisations dans le cadre
de la conduite de la Transition.
Au plan politique, nos autorités se réjouissent que le rapport reconnaisse les progrès politiques importants réalisés ayant permis la levée des sanctions économiques et financières de la Cedeao. Il s’agit, entre autres, de la fixation de la durée de la Transition, la création de la commission chargée d’élaborer un avant-projet de Constitution, l’adoption puis la promulgation de la loi électorale, la reprise des travaux du Cadre de concertation entre le gouvernement et les partis politiques, la création de la Commission de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales.
DES
AVANCÉES NOTABLES- Le gouvernement signale que l’absence de consensus évoqué
dans le rapport était interne aux forces vives de la Nation qui ne sont pas
parvenues à se mettre d’accord sur les critères de désignation de leurs représentants
au sein du collège de l’Aige.
Sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et
la réconciliation, en réponse aux accusations de «lenteur dans la mise en œuvre»,
le gouvernement estime au contraire que la période sous examen a été marquée
par des avancées notables, notamment, la tenue de la réunion de niveau décisionnel
à Bamako du 1er au 5 août 2022, de la réunion ministérielle du Comité de suivi
de l’Accord à Bamako le 2 septembre 2022.
Le
gouvernement soutient que les consensus auxquels les parties maliennes sont
parvenues marquent une étape majeure dans le processus de paix, notamment en ce
qui concerne l’intégration de 26.000 ex-combattants d’ici à 2024, les mesures à
prendre pour régler la question des grades et de la chaîne de commandement au
sein des Forces de défense et de sécurité ainsi que sur l’intégration des hauts
responsables civils des mouvements signataires. Aussi, la mise en œuvre de
l’Accord a connu une autre étape importante avec la tenue, le 11 octobre 2022,
de la 46è session du CSA où les parties maliennes ont renouvelé leurs
engagements en vue d’une mise en œuvre diligente et effective.
Au
plan sécuritaire, Antonio Guterres
exprime sa préoccupation concernant les conditions de sécurité au Mali,
en dépit «des opérations militaires visant à stabiliser le Centre du pays». Il évoque
l’augmentation des activités des éléments extrémistes affiliés au Jnim et à
l’EIGS, marquée par une extension de l’insécurité vers l’Ouest et le Sud du
pays, avec leur corollaire de menaces contre les populations civiles, les
Forces de défense et de sécurité et la Minusma.
Le rapport indique que, face à cette situation, la Minusma a mené 175 patrouilles conjointes avec les Forces de défense et de sécurité maliennes au 4 septembre. À ce propos, le gouvernement reconnaît que nos Forces miliaires ont certes effectué des patrouilles avec la Minusma, mais estime que ce chiffre est à revoir largement à la baisse. Il soutient qu’à Tombouctou, aucune patrouille n’a été effectuée dans ce sens et aucune sur l’axe Tombouctou-Goundam depuis quatre mois.
SAISINE
DU CONSEIL DE SÉCURITÉ- Toujours dans le chapitre sécuritaire, le gouvernement
trouve surprenant que le rapport du secrétaire général ait passé sous silence
la saisine du Conseil de sécurité par le Mali concernant les tentatives de déstabilisation
et de violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises. Le Mali
renouvelle sa demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité. Le
rapport évoque le retrait de notre pays du G5 Sahel, puis soutient que «la coopération
transfrontalière s’est érodée et les conditions de sécurité dans la zone des
trois frontières ont continué à se détériorer».
À ce sujet, le gouvernement
fait observer qu’il ne saurait y avoir de relation de cause à effet entre le
retrait du Mali et la détérioration de la situation sécuritaire, comme tend à
l’établir Antonio Guterres. Car, cette coopération a toujours été un défi même
lorsque le Mali était membre du G5 Sahel. Sur la situation des droits de
l’Homme dont certaines violations sont imputées aux forces maliennes, nos
autorités précisent qu’aucune plainte concernant les cas cités n’a été reçue
par les services compétents de la défense et de la sécurité de la part des
populations.
Au
sujet des défis opérationnels de la Minusma, contrairement aux informations
contenues dans le rapport, le gouvernement réitère qu’il n’existe aucune volonté
de restreindre les mouvements de la Mission sur le terrain, mais plutôt une
volonté de coordination des actions avec les Casques bleus. Sur le dossier des
soldats ivoiriens, le gouvernement rappelle la teneur de son communiqué n°034
du 11 juillet 2022, expliquant en détails, les conditions illégales dans
lesquelles, ces forces étrangères, dont une trentaine des forces spéciales,
sont arrivées au Mali.
Le gouvernement invite donc la Minusma à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l’efficacité des actions communes sur le terrain. Dans la perspective du renforcement de ladite coopération, il l’exhorte à recentrer sa mission sur les fondements de sa présence au Mali, notamment le soutien à la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, la protection des populations civiles, une meilleure articulation avec les services compétents maliens et l’appui à la mise en œuvre de l’Accord.
Dieudonné DIAMA
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