Le deuxième jour de l’audience qui doit s’étendre en principe sur plus d’une semaine, a été marqué par les passages du vice-président de la confédération, Djiguiba dit Ampha Coulibaly également président de la fédération de Koutiala, du président de la fédération de Sikasso, et président du comité de surveillance de la Confédération, Drissa Traoré et du secrétaire général, Soloba Mady Keita non moins président de la fédération de Kita.
Tout comme la première journée, la salle a refusé du monde. Comme s’ils avaient passé la nuit à la cour, depuis 07 heures du matin, les paysans et partisans de Bakary Togola avaient déjà investi la salle. C’est aux environs de 09 heures que les jurés ont fait leur entrée avant de déclarer la reprise du procès avec le passage de Djiguiba dit Ampha Coulibaly. Tout comme Bakary Togola qui a nié les accusations à son encontre, ces derniers aussi sont allés dans ce sens en refusant les faits à eux reprochés.
Selon le vice-président de la Confédération, il n’y a pas eu de détournement dans la gestion de sa fédération. «Aucun franc n’a manqué dans ma gestion. Toutes les pièces justificatives là-dessus ont été produites», a-t-il déclaré, sans pouvoir le prouver à la barre. Quant au cas de la C-SCPS, il a soutenu n’être au courant de rien s’agissant de ses fonds. Néanmoins le vieil homme a tenu à expliquer que la somme affectée à la fédération a été utilisée aux fins de formations. Et de démentir son implication dans la gestion financière de la Confédération dont il était pourtant le second responsable.
À sa suite, les jurés ont appelé à la barre, le président de la fédération régionale de Sikasso. Ce dernier est également allé dans le même sens que son prédécesseur au pupitre. «Je ne sais rien de l’argent, je ne connais que mon champ. C’est le comptable qui s’occupait de ça», s’est exprimé Drissa Traoré au président de la cour qui l'interrogeait sur les faits. Son accent senoufo en réponse a arraché un rire à toute l’assistance.
Le président du comité de surveillance de la Confédération a indiqué avec assurance qu’aucun centime n’a été détourné et que tout avait été mis dans les formations. Selon lui, ce n’est qu’à leur interpellation qu’ils ont su cette histoire de détournement. Ensuite, l’inculpé a réfuté l’appartenance d’une pièce justificative portant sa signature.
À sa suite Soloba Mady Keita qui lui a succédé, a soutenu avoir présenté les pièces justificatives de la somme de plus de 388 millions de Fcfa mise à sa disposition par la Confédération. «Ma fédération a reçu les fonds qui ont été utilisés dans les formations, entretiens, salaires. Et ç'a été justifié par des pièces justificatives», a-t-il déclaré.
Pour la cour, les chèques manquaient dans ses pièces produites. Et l’inculpé de répondre qu’ils étaient avec l’entrepreneur décédé et qu’il n’avait en sa possession que les relevés bancaires. Curieusement en dépit de sa qualité de secrétaire général de la Confédération, Soloba Mady a soutenu qu’il n’était pas souvent impliqué dans certaines tâches notamment les questions d’argent ou d’appel de fond.
Tamba CAMARA
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