La rencontre était présidée
par le secrétaire général du ministère en charge de la Culture, Hamane Demba
Cissé. C’était en présence de son collègue du ministère chargé de
l’Enseignement supérieur, Dr Amadou Ouane, du chargé de coopération à
l’ambassade de Japon, Kenji Kawano, du chargé de programme Culture de l’Unesco,
Ali Daou, et des membres du comité.
La préservation et l’accessibilité des
manuscrits anciens au Mali restent une préoccupation majeure pour le pays et
ses partenaires. La réunion a ainsi évalué l’état d’exécution des activités du
projet. Les membres du comité ont également fait l’état des lieux des filières
de formation sur les manuscrits anciens, proposer des filières de formation
combinant l’intelligence artificielle et d’autres aspects des Nouvelles
technologies de l’information et de la communication (NTIC). Il ont aussi
sensibilisé les populations sur l’importance de la protection et les valeurs
des manuscrits anciens et élaboré un projet de loi contre le trafic illicite
des manuscrits anciens.
Tombouctou compte
plus de 450.000 documents traitant de sujets variés comme les droits de
l’Homme, la bonne gouvernance, la gestion des conflits, la religion, etc. Ce patrimoine a été affecté par
la crise que notre pays a enregistrée en 2012, suite à l’invasion du nord et
d’une partie du centre par des groupes armés terroristes.
Plus de 4.000
manuscrits précieux ont été brûlés ou volés au sein de l’Institut des hautes études
et de recherche islamiques Ahmed Baba (IHERI-AB). Il faut aussi noter
qu’environ 95% des manuscrits de la Région de Tombouctou ont été exfiltrés par
l’ONG Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture
islamique. C’est dans ce contexte que les deux ministères précités ont initié
ce projet de préservation et accessibilité des manuscrits anciens au Mali, en
collaboration avec l’Unesco. Il permettra de consolider la paix entre les
communautés, la cohésion sociale, le vivre ensemble et de recoudre le tissu
social.
Kenji Kawano a réaffirmé
la ferme détermination de son pays à poursuivre
son appui au projet, mais aussi aux efforts de stabilisation de notre
pays. Les manuscrits anciens du Mali représentent un trésor culturel et
scientifique qui témoigne de la civilisation africaine écrite. D’où la nécessité
de financer ce projet à hauteur d’un peu plus de 100 millions de Fcfa. Selon
lui, cette contribution financière s’inscrit dans le cadre de la coopération économique
multilatérale non remboursable du Japon en faveur du peuple malien.
Pour sa part, Ali
Daou a félicité le gouvernement pour la réussite de la Biennale artistique et
culturelle qui a révélé une nouvelle dimension de la riche culture malienne.
Selon lui, le projet en question vise à renforcer l’ensemble des acquis afin de
répondre aux aspirations des autorités et des communautés. Et d’annoncer que
l’engagement des différents départements ont permis d’obtenir des résultats
positifs. Ali Daou a également rappelé les actions entreprises pour la sauvegarde
des manuscrits anciens comme la restauration, le catalogage et la diffusion.
Il a proposé de mener des campagnes d’information et de sensibilisation sur les manuscrits anciens et son importance. Il rappelé qu’une étude de l’Unesco a révélé les mauvaises conditions de conservation des manuscrits. Pour lui, cette situation interpelle tous à s’approprier du projet. Il a aussi recommandé l’adoption du document cadre de politique nationale de sauvegarde et de gestion des manuscrits anciens et de son plan d’action. Le responsable de l’Unesco a invité notre pays a proposer d’autres manuscrits à l’inscription pour 2024-2025 au registre international : Mémoire du monde. La date limite est fixée au 30 novembre 2023.
Amadou SOW
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