Dans la perspective de la
production de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée, le
gouvernement a lancé du 9 janvier au 31 mars prochain une large campagne
d’authentification et de mise à jour des données biométriques. Dans cette
dynamique, le site internet sécurisé www.jevalidemonnina.ml est mis à la
disposition des usagers. En outre, des points spécifiques sont installés dans
les commissariats de police, les brigades de gendarmerie, les centres
principaux d’état civil, les préfectures pour l’intérieur du pays, et dans les
missions diplomatiques et consulaires, pour l’extérieur.
Pour s’imprégner du bon déroulement
de l’opération, notre équipe de reportage a sillonné certains centres de
Bamako. Début de matinée de ce lundi, le centre de validation de la mairie de
Sogoniko en Commune VI du district de Bamako est déjà noir de monde. Dehors,
les parkings débordent de motos des deux côtés de la voie. Installé dans l’arrière-cour
de la municipalité, le bureau étroit abritant les activités croule sous le
poids de l’affluence.
La trentaine révolue, Abdoulaye Kodio est 26è sur la liste des 100 premières personnes devant être prises en charge. «Il y a trop de monde. Pour avoir le rang il faut venir très tôt se faire enregistrer sur la liste. Souvent même, les gens viennent entre 3 heures et 4 heures du matin pour s’assurer qu’ils vont passer».
Maïmouna Sylla est venue
depuis 6 heures ce lundi pour se faire enregistrer sur la liste, accompagnée de
ses deux sœurs. «Comme nous sommes de Magnambougou, c’est assez proche de la
mairie c’est pourquoi sommes venues à 6 heures sinon ceux qui viennent de loin
arrivent généralement vers 4 heures pour être sûr de passer le même jour»,
explique notre interlocutrice.
Salia Sangaré est le chef d’équipe
de la commission de validation au niveau de ce bureau. Il est aussi chargé des élections
et du recensement de la mairie de la Commune VI. Salia confirme que les gens
arrivent souvent à 3 heures du matin pour s’inscrire la liste du jour. Il
explique que les 100 premières personnes sur la liste sont prioritaires. Cette
liste peut être complétée par ceux qui viennent former le rang après le début
du travail à 7 heures.
Salia Sangaré assure que son équipe peut prendre jusqu’à 200 personnes par jour. Il regrette que beaucoup d’usagers viennent pour tenter de changer leur date de naissance à travers le volet correction des données. Alors que cette opération a été exceptionnellement autorisée par les autorités au profit de nos compatriotes établis à l’extérieur. «Nous travaillons tous les jours ouvrables de 7 heures à 16 heures sauf les jeudis où nous envoyons les machines pour l’exportation des données validées au niveau du Centre de traitement des données d’état-civil (CTDEC), conformément aux instructions», souligne le chef d’équipe.
AFFLUENCE CONTRASTÉE- Au
niveau de l’équipe d’enrôlement, un premier groupe d’agents s’occupe de faire
les photos et procéder au renseignement des fiches. Le second groupe reçoit les
réclamations pour les corriger. Il s’agit notamment des changements d’adresse,
de profession. Pour changer d’adresse, l’intéressé doit joindre la copie du
certificat de résidence au formulaire de réclamation qu’il remplit. Pour le
changement de profession, il faut apporter la copie de la carte
professionnelle. Du début des opérations à la date du mercredi 15 février, l’équipe
du centre principal d’état-civil de la Commune VI dirigée par Salia Sangaré a
enregistré au total 3.147 renouvellements biométriques.
À l’opposé de la grande affluence au centre principal d’état-civil de la Commune VI, il y avait peu de demandeurs au niveau du commissariat de police du 7è arrondissement de Sogoniko pourtant situé juste à un jet de pierre. Au moment où notre équipe de reportage est passée, il n’y avait que quelques personnes qui patientaient en rang. L’unité de mise à jour composée de trois policiers nous a confié avoir déjà traité les opérations pour une trentaine de personnes avant notre arrivée. Selon plusieurs informations que nous avons recueillies, les demandeurs préfèrent s’orienter vers les centres principaux d’état-civil plutôt que les commissariats et les brigades de gendarmerie.
DÉFICIT DE COMMUNICATION- Au
niveau de la mairie de la Commune V, notre équipe de reportage a été surprise
d’apprendre que les opérations n’avaient pas encore débuté à la date du
mercredi 15 février. Selon le secrétaire général, la mairie de la Commune V n’a
pas reçu d’information officielle portant sur le début des opérations de mise à
jour des données biométriques. « Nous avons seulement reçu l’instruction
par un message Rac qui s’adressait à la cellule technique d’orientation des
usagers qui était logée ici, mais qui a été transférée au niveau du
commissariat de police de Torokorobougou », explique Boubacar Berthé.
Il
précisera ensuite qu’à ce jour, les deux postes qui travaillent sur la biométrie
ne s’occupent que de la pérennisation des opérations du Recensement
administratif à vocation d’état civil (Ravec), notamment l’enrôlement et la
correction. Notre interlocuteur assure
que chaque fois qu’il appelle la hiérarchie, on lui signifie qu’il n’y a
toujours pas d’information officielle instruisant le démarrage des opérations
de mise à jour des données biométriques.
Interrogé sur le communiqué
du ministère de la Sécurité du mardi 14 février invitant la population à la
mobilisation générale autour des opérations de mise à jour avant la date butoir
fixée au 31 mars, Boubacar Berthé dit avoir lu l’information sur les réseaux
sociaux à sa grande surprise.
«Il va falloir qu’au niveau
national, les départements en charge de la Sécurité et l’Administration
territoriale communiquent pour que l’information puisse redescendre au niveau
de la base afin que nos différentes structures chargées de cette activité, se
mettent au travail», recommande-t-il. Au moment de notre passage au
commissariat de Torokorobougou, il y avait une grande affluence dans la cour
autour de l’équipe de mise à jour. Certains agents se plaignaient de la qualité
des appareils photos qui se planteraient très souvent lorsque le rythme des
prises de photos s’accélère.
Du côté de la brigade
fluviale de la gendarmerie de Bamako, les opérations se poursuivent normalement
avec une moyenne de 60 à 70 validations par jour, nous confie le commandant
adjoint de la bridage, major Adama Haïdara. «Nous avons souvent des soucis liés
au manque de fiche d’enrôlement mais qui depuis un temps ça s’améliore»,
rassure notre interlocuteur, ajoutant que le travail se fait sans difficulté
majeure avec les usagers qui dressent eux-mêmes la liste de passage selon
l’ordre d’arrivée avant de la soumettre à l’équipe Ravec conduite par
l’adjudant-chef Mamady Camara.
Sékou Dicko habite à
Oueinzindougou mais travaille au Quartier du fleuve en Commune III. Il a choisi
la brigade fluviale pour faire sa mise à jour. « Je suis très content
d’avoir pu effectuer mon opération en quelques minutes. Car cela m’éviterait
d’aller passer la nuit dans des rangs ailleurs et sacrifier toute une journée
de travail», se réjouit-il.
Il faut souligner qu’au
niveau de la brigade fluviale, les opérations se déroulent du lundi au vendredi
de 8 heures à 18 heures et de 8 heures à 12 heures le samedi. Conformément aux
instructions données par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile
et celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers
un message Rac conjoint adressé aux brigades de gendarmerie et aux
commissariats de police concernés, en date du 10 février dernier. Selon la
MDL-chef Maria Keïta, membre de l’équipe d’enrôlement de la brigade fluviale,
les vendredis sont les jours d’exportation des données au niveau du CTDEC.
Dans le souci de rapprocher davantage les équipes de mise à jour des populations, il serait louable de la part des autorités d’étendre les lieux de validation aux centres secondaires d’état-civil des communes et aux domiciles des chefs de village et de quartier. Cela pourrait contribuer à faciliter l’accès à un plus grand nombre de compatriotes aux opérations.
Aboubacar TRAORE
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