Le monde a changé. Il est normal que ce monde soit représenté politiquement. Aujourd’hui, les regroupements les plus importants c’est le G20 et les BRICS... Aujourd’hui, le sud global représente plus de la moitié de la population mondiale. Elle représente 40 pour cent du PIB mondial. Il faut que les gens prennent au sérieux ces changements dans le monde économique pour réorganiser les institutions multilatérales. Elles sont la garantie du renforcement de la paix.»
Il faut noter que ce sont là les propos du Chef d'État de la 9è économie du monde, pilier du G20 et des BRICS, l’un des meneurs de la bataille pour un monde multipolaire. Pour Lula, l’ONU, le G8, la Banque mondiale, le FMI, l’OCDE, l’OMC sont des organisations d’un monde révolu qui doivent être soit réformées, soit remplacées. Ces organisations ont inéluctablement contribué à construire un monde fait d’inégalités criardes, de déséquilibres profonds et d’injustice ambiante.
Ce combat pour un monde nouveau, tel que le décrit le Président Lula, se joue chez nous ici au Sahel. Sur le plan politique, l’AES s’impose comme la branche africaine de cette quête d’un monde multipolaire. Notre confédération a fait de la défense de nos souverainetés la trame de son existence. Cette souveraineté court sur tout : le politique, l’économique, le sécuritaire, le culturel, l’éducatif, l’environnemental, etc.
Pour le moment, ce sont les fronts politiques, sécuritaires, diplomatiques et économiques qui cristallisent les velléités à empêcher les transformations profondes auxquelles aspirent les populations sahéliennes, voire africaines. Les politiques diplomatiques et économiques de l’après-2è Guerre mondiale ont indubitablement étouffé les indépendances africaines, pour la plupart acquises sur fond d’accords léonins, notamment sur la souveraineté en matière de défense, d’économie et de gestion des ressources naturelles.
L’Afrique, surtout le Sahel, réservoir de matières premières destinées à être transformées pour garantir une prospérité aux populations, s’est vue reléguée dans le seul statut de pourvoyeuse de ces matières pour le monde occidental industrialisé. Désormais, dans l’AES, un nouvel ordre est établi : l’or, l’uranium, le lithium, le pétrole, le gaz, l’eau, les terres rares, les terres cultivables du Mali, du Burkina Faso et du Niger vont revenir aux États et à leurs populations. Elles vont être exploitées et transformées sur place, avec les acteurs étatiques et privés étrangers qui accepteront les conditions fixées de façon souveraine.
C’est cela que le Président Assimi Goïta a rappelé lors de sa visite en Fédération de Russie, sur invitation de son homologue russe. C’est cela que le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a rappelé la semaine dernière à Kigali, au Sommet sur l’innovation de l’énergie nucléaire pour l’Afrique (NEISA 2025) : «L’accès à l’énergie fiable est un défi majeur pour le développement de nos nations. Le Niger entend y apporter une vision singulière, décisive. Producteur d’uranium depuis plus de 50 ans, il maîtrise l’ensemble de la chaîne, que ce soit au niveau de l’extraction, du traitement et de l’exportation. Notre ambition c’est d’opérer la transformation localement. Nous avons toute l’expertise pour cela.
S’agissant de la mine de la Somair, cette société d’uranium que le Président Tiani a décidé de nationaliser, le produit qui en sortira servira tout le continent. C’est une société qui est censée faire de l’exploitation jusqu’en 2044. Donc, il y a du potentiel... Il y a le gisement d’Imouraren, première mine sur le continent et 2è au monde, avec des réserves estimées à 200 mille tonnes. Cela garantit indubitablement un approvisionnement sur plusieurs décennies. Grâce à l’expertise dont dispose le Niger, qui a contribué efficacement à éclairer une grande partie de l’Europe de l’Ouest pendant plusieurs décennies, il est temps maintenant que nous consacrions cette énergie à éclairer l’Afrique. Aujourd’hui fort de cet acquis, le Niger veut prendre son destin énergétique en main».
Les deux autres pays de l’AES, avec la synergie confédérale, ont autant à offrir au reste du continent, avec leur potentiel en ressources naturelles. S'agissant de l’uranium au Mali, la zone de Faléa, Cercle de Keniéba, promet en gisement. En 2007, un groupe canadien avait reçu du gouvernement un permis d’exploration. Le Mali, selon plusieurs études, possède près de 1 million de km² de bassin sédimentaire, d’énormes gisements de gaz et d’uranium, plus de 2 milliards de tonnes de réserves en minerai de fer, des réserves de bauxite estimées à 1,2 milliard de tonnes et des réserves de manganèse de plus de 20 millions de tonnes.
Alassane Souleymane
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