Les marchés publics connaissent aujourd’hui une révolution majeure grâce à la transformation numérique
À l’ordre du jour : la présentation et l’adoption du rapport d’activités 2023-2024 et le plan stratégique 2024-2026. L’événement a été parrainé par le président de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations des services publics (ARMDS), Alassane Ba, en présence du président du RASPM, Abdoulaye N’Diaye et des membres de l’organisation.
Au cours de cette rencontre, les spécialistes en passation des marchés publics ont adopté des résolutions. Il s’agit de poursuivre la mise en place des plateformes nationales, autoriser la mise en œuvre du plan stratégique 2024-2026, mettre en place un groupe de travail sur le thème central. Autres résolutions : diligenter l’élaboration de manuels de procédures (en interne), d’une stratégie de communication et d’un plan de formation.
Aussi, l’Assemblée générale a fixé les cotisations à un million de Fcfa par pays membre et par an. Actualisée de façon périodique, la base de données du RASPM totalise, à ce jour, 407 membres répartis sur 21 pays. «Tout est parti de la cérémonie de remise des diplômes de la 4è promotion de l’École supérieure de passation et de gestion des marchés publics, tenue en juin 2023 à Bamako», a rappelé, pour l’histoire, le président du RASPM.
Selon Abdoulaye N’Diaye au cours de cette cérémonie, une trentaine de praticiens de la passation des marchés, venus de différents pays, ont sympathisé et décidé de la mise en place d’une organisation africaine constituée uniquement des spécialistes en passation de marché. Cela en vue de favoriser le réseautage entre les acteurs de cet important maillon de la chaîne de la commande publique. C’est ainsi que le RASPM a été mis en place le 28 octobre 2023 à Bamako.
Le président de l’ARMDS dira que le thème choisi pour le panel est une preuve de l’engagement des membres du Réseau pour la transparence, l’efficacité, la célérité et bien d’autres principes chers qui gouvernent la passation des marchés publics.
«Le RASPM a, en l’espace d’une année, fait du chemin et balisé le terrain pour mieux s’implanter dans le paysage africain des marchés publics. En seulement une année de fonctionnement, il a inscrit à son actif un plan stratégique sur la période 2024-2026», a félicité Alassane Ba. Cependant, a-t-il souligné, en dépit de ces performances, les défis ne manqueront pas pendant ces premières années d’existence.
Il a notamment cité le financement optimal et pérenne, la recherche, l’adhésion et la fidélisation des partenaires techniques et financiers et la communication. «Les spécialistes que vous êtes, j’en suis persuadé que vous saurez les relever. L’ARMDS, à la hauteur de ses possibilités, ne manquera pas à vous accompagner», a-t-il promis. De l’avis du président de l’ARMDS, la digitalisation des marchés publics est d’une importance capitale compte tenu de ses implications dans le domaine de la lutte contre la corruption.
Selon lui, la digitalisation des marchés publics s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation des administrations publiques et offre des opportunités significatives tout en relevant des défis importants.«Les marchés publics, longtemps associés à des processus lourds et bureaucratiques, connaissent aujourd’hui, sous d’autres cieux, une révolution majeure grâce à la transformation numérique. Aujourd’hui, lorsqu’on parle de digitalisation, on ne fait pas seulement référence aux technologies numériques avancées. Elle vise un objectif qui est d’augmenter la productivité et la rentabilité des entreprises», a expliqué Alassane Ba.
Babba COULIBALY
La rencontre de Bamako va permettre de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens techniques, financiers, juridiques et humains nécessaires à son développement.
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