L’Essor : Vous avez rejoint Al Arabi en Koweït en 2022 en provenance de JS Kabylie d’Algérie. Qu’est-ce qui a motivé le choix de cette équipe et quelle est la durée de votre contrat ?
Yacouba Doumbia : Tout a commencé après mon départ de la JS Kabylie. Je suis rentré au pays pour réfléchir sur les événements qui m’ont amené en Algérie. C’est pendant mon séjour au bercail que j’ai reçu des offres de clubs marocains et koweïtiens. J’ai examiné les offres avec mon agent avant et notre choix s’est porté sur Al-Arabi. Avant de donner mon accord, j’ai eu des entretiens au téléphone avec le directeur sportif du club.
Les négociations se sont bien déroulées, elles n’ont duré que deux jours. J’ai signé un contrat d’un an renouvelable. Les dirigeants voulaient un contrat de 3 ans, mais après discussions, nous avons opté pour un an renouvelable. Pour le moment, tout se déroule parfaitement, je suis titulaire indiscutable dans l’équipe et les supporters du club m’apprécient, je pense que c’est l’essentiel.
L’Essor : Vous avez résilié le contrat de 4 ans qui vous liait à la JS Kabylie. Que s’est-il passé ?
Yacouba Doumbia : Je m’attendais à cette question. C’est un événement que je veux effacer de ma vie. Effectivement, j’ai résilié mon contrat de 4 ans qui me liait au club. Permettez-moi de ne pas rentrer dans les détails, je me contenterai simplement de dire que c’est un problème de salaire qui s’est posé avec la JS Kabylie et qui m’a poussé à quitter le club. Non seulement, le salaire que le club me payait était inférieur à celui du contrat, mais il n’était pas non plus payé régulièrement. Je me suis plaint à plusieurs reprises, mais en vain et la seule voie qui me restait, était de partir. J’ai tout donné, mais j’ai été très mal récompensé par les dirigeants. La JS Kabylie me doit de l’argent, j’ai confié le dossier à mon agent pour me concentrer sur la suite de ma carrière.
L’Essor : Après 11 journées de championnat, Al-Arabi est 2è du classement avec 18 points. Quel est l’objectif du club cette année ?
Yacouba Doumbia : L’objectif principal du club est d’être champion et remporter la Coupe nationale. Après 11 journées de débats, nous avons fait 4 victoires, 6 matches nuls contre une défaite. Nous sommes sur la bonne voie, en plus le club dispose de tous les moyens pour atteindre ses objectifs. Les dirigeants font tout pour mettre l’équipe dans les meilleures conditions de travail, les joueurs sont motivés et déterminés à réaliser une bonne saison. Nous allons tout faire pour offrir les deux trophées aux supporters.
L’Essor : Sur le plan personnel, quels sont vos objectifs ?
Yacouba Doumbia : Sur le plan personnel, je veux gagner des titres avec le club, écrire une nouvelle page de l’histoire de l’équipe. Depuis mon arrivée ici, je me donne à 100%, tout comme le reste du groupe et j’espère que nos efforts seront récompensés à la fin de la saison. Pour la petite anecdote, j’ai été sélectionné deux fois dans l’équipe type du championnat, toute chose qui m’encourage et me pousse à travailler dur pour rester au sommet.
L’Essor : Que pensez-vous du niveau du championnat koweïtien ?
Yacouba Doumbia : Contrairement à ce que peuvent penser certaines personnes, le niveau du championnat koweïtien est bon et meilleur à celui de beaucoup de pays. Ici, chaque journée de championnat est une finale entre les 10 clubs qui évoluent en Ligue 1. Il y a une bataille très rude entre les équipes souvent, on se croirait en Espagne ou en Angleterre.
Il ne faut pas oublier que le championnat koweïtien est un championnat professionnel avec des clubs qui font tout pour mettre les joueurs et les entraîneurs dans les meilleures conditions de travail. Ici, les dirigeants respectent tous leurs engagements vis-à-vis de leurs employés, respectent beaucoup les joueurs étrangers, surtout ceux qui sont musulmans. Très honnêtement, je n’ai aucun problème ici.
L’Essor : Parlons du CHAN qui débute ce vendredi en Algérie. En 2021 au Cameroun, vous avez été vice-champion avec le Mali. Selon vous, quelles sont les chances des Aigles Locaux cette année ?
Yacouba Doumbia : Les Aigles locaux ont toutes les cartes en main pour remporter cette 6è édition du CHAN. Je respecte toutes les équipes, mais à mon avis, le Mali fait partie des grands favoris du tournoi. Non seulement, notre pays peut compter sur un bon groupe pétri de talent, mais il y a aussi le fait que l’équipe a effectué son stage de préparation en Tunisie.
Le ministère en charge de la Jeunesse et des Sports et la Fédération malienne de football ont pris une bonne décision, en envoyant la sélection nationale faire son stage en Tunisie, avec à la clé, trois matches amicaux. La préparation est très importante à ce niveau. Je suis heureux de constater également la présence dans le groupe de certains joueurs qui ont participé au CHAN 2021. Ces anciens vont aider les jeunes. Pour moi, l’équipe sera présente au rendez-vous et fera honneur au Mali à travers sa prestation.
L’Essor : Si vous aviez un message pour les joueurs, que leur diriez-vous ?
Yacouba Doumbia : Le seul message que j’ai à leur endroit, c’est leur demander de rester toujours soudés, aborder tous les matches avec la même détermination et avoir toujours présent à l’esprit que porter le maillot de la sélection nationale est un honneur et une fierté pour tous les joueurs. Avec ça, ils vont atteindre les objectifs fixés qui ne sont autre que le trophée. L’équipe peut également compter sur la présence sur le banc de Nouhoum Diané, un technicien d’expérience qu’on ne présente plus.
L’Essor : Quelles sont vos relations avec le Stade malien, votre ancienne équipe ?
Yacouba Doumbia : Mes relations avec le club le plus titré au Mali sont excellentes. Quand je parle du Stade malien, c’est comme si je parle de ma famille. Le Stade malien est ma famille, à chaque fois que je viens en vacances au Mali, je passe toujours à Sotuba pour voir mes anciens coéquipiers, les dirigeants et les supporters. J’ai soulevé 2 beaux trophées avec le Stade malien (la Coupe du Mali et le championnat national en 2021, ndlr) que je n’oublierai jamais.
J’ai appris, il y a quelques jours, que le club a engagé un nouvel entraîneur (L’Ivoirien Siaka Traoré dit Gigi, ndlr), je lui souhaite bonne chance et j’espère que son arrivée permettra à l’équipe de reprendre la bonne direction de marche.
Interview réalisée par
Djènèba BAGAYOKO
Djeneba BAGAYOGO
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