L’Essor : Vous êtes aux Pays-Bas depuis deux ans, précisément à RKSV Nuenen qui évolue en division B. Comment êtes-vous arrivé dans ce pays ?
Fousseïny Diallo : Après avoir pris une pause pendant la pandémie de la Covid-19, qui m’a trouvé à l’université au Canada, j’ai décidé de me relancer dans le monde du football pour réaliser des objectifs personnels.
Le football a toujours fait partie de ma vie et sachant que le football en Europe est le mieux financièrement, structurellement, j’ai pris mon envol pour les Pays-Bas. Je ne connaissais personne pour ce nouveau chapitre de ma vie, j’ai rejoint RKSV Nuenen, le club que je côtoyais dans la proximité de ma résidence. Je suis ici depuis deux ans et tout se déroule parfaitement bien. Je suis en contact avancé avec d’autres clubs européens, mais pour le moment, je suis concentré sur RKSV Nuemen.
L’Essor : Vous êtes né aux États-Unis et avant de partir aux Pays-Bas, vous avez joué au Réal de Bamako et avec LC. BA. Peut-on en savoir plus sur ce parcours ?
Fousseïny Diallo : Je suis né à New York et quand j’avais 6 ans, mes parents m’ont ramené au Mali pour grandir avec les coutumes de mon pays d’origine. J’ai côtoyé d’autres jeunes qui jouaient au football dans les rues. J’en ai parlé avec mes parents qui m’ont inscrit au centre de formation du Réal de Bamako et j’ai rencontré un homme formidable, Ousseini Guindo, que j’appelle «tonton Guindo».
Cet homme fantastique m’a beaucoup appris et dans ce centre, j’ai fait la connaissance d’autres joueurs avec qui je suis en contact jusqu’à présent. J’ai ensuite intégré le groupe du Réal pendant 6 ans avant de jouer à LC.BA et au CSK. Je profite de cette occasion pour saluer tous mes entraîneurs. Après, mes parents m’ont envoyé en Europe pour des études, mais au fond, j’avais toujours l’amour du football et Dieu merci, j’ai été repéré par un dirigeant de RKSV Nuenen.
L’Essor : Sur le plan individuel, êtes-vous satisfait des performances réalisées lors de l’exercice écoulé ?
Fousseïny Diallo : Je ne suis pas satisfait des performances de la saison passée car je n’ai pas atteint mes objectifs. Je voulais voir le club au sommet malheureusement ça n’a pas marché et en plus, je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu. Pour la nouvelle saison qui va bientôt démarrer, je vois que les dirigeants sont au four et au moulin pour que le club puisse faire une belle saison.
L’Essor : Avez-vous des contacts avec la Fédération malienne de football et quelles sont vos ambitions pour la sélection nationale ?
Fousseïny Diallo : Je n’ai pas de contact avec la Fédération malienne de football mais comme tout joueur, je rêve de jouer en équipe nationale. Je suis né aux États-Unis, mais c’est le sang malien qui circule dans mes veines. Je ne rate aucun match du Mali et je suis également les performances des sélections nationales de basket-ball.
J’adore mon pays d’origine et je veux enfiler le maillot des Aigles. Ma situation joue contre moi mais je ne désespère pas, au contraire je me donne à fond pour être appelé par le nouveau sélectionneur, Éric Sékou Chelle. Je souhaite bonne chance aux Aigles pour la campagne de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, s’il plaît au Dieu, le Mali sera présent à cette CAN car nous avons un bon groupe avec de jeunes joueurs qui évoluent dans les grandes équipes en Europe.
L’Essor : Il y a beaucoup de jeunes joueurs africains aux Pays-Bas. Selon vous, quelle est l’explication et que pensez-vous du football de ce pays ?
Fousseïny Diallo : Le football néerlandais a beaucoup de visibilité dans le monde, surtout au niveau des académies. C’est une grande nation de football qui dispose de bonnes structures pour aider les joueurs à se développer physiquement et mentalement. C’est pourquoi, les joueurs africains sont nombreux aux Pays-Bas et beaucoup profitent également du football pour faire des études.
L’Essor : Avez-vous une idole dans le monde du football ?
Fousseïny Diallo : Depuis tout petit, le joueur qui m’a le plus marqué dans le monde est Lionel Messi. Depuis son arrivée sur la scène, il s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football. Quand j’ai le temps, je ne rate jamais un match de Messi et je souhaite le rencontrer un jour.
Interview réalisée par
Djènèba
BAGAYOKO
Djeneba BAGAYOGO
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