La SML S.A, société de droit nigérien, dispose de deux permis pour grande exploitation minière d’or, en l’occurrence, le permis Samira Libiri renouvelé par décret du 20 novembre 2019 pour une durée de 5 ans et le permis de Boulondjounga.
En mai 2019, la Société de patrimoine des mines du Niger (Sopamin), société d’État, a cédé 80% de ses actions dans la Société des mines du Liptako (SML) SA au groupe McKinel Resources Limited, à travers une convention de cession d’actions.
En contrepartie, le groupe McKinel Resources Limited s’était engagé à redresser et à développer la SML S.A en mobilisant des moyens financiers importants et en respectant divers engagements opérationnels, financiers et sociaux. Ainsi, le groupe Mckinel Resources Limited s’est engagé à mettre les moyens nécessaires pour la reprise des activités d’exploitation minière de la SML S.A.
Le ministère en charge des Mines s’est engagé à renouveler les conventions et à octroyer des permis demandés par la SML S.A pour faire la recherche et assurer la continuité de l’exploitation à la SML S.A. Six ans après cette cession d’actions, révèle un communiqué du gouvernement nigérien, «il est constaté de graves manquements du groupe McKinel Resources Limited aux obligations contractuelles et une situation économique alarmante de la SML S.A».
Au titre des manquements aux obligations contractuelles un plan d’investissement global incluant un plan d’investissement indicatif d’au moins 10 millions de Dollars USD, qui devrait être élaboré dans un délai de trois (3) mois suivant la prise de contrôle, n’a jamais été fourni par cette société. Le non-respect de cet engagement a eu pour conséquences immédiates l’accumulation des arriérés de taxes et des salaires entrainant un manque de visibilité sur les réserves minières à exploiter et un endettement important, aggravé par l’absence de nouveaux investissements. Il faut relever, par ailleurs, que la SML S.A est redevable de plusieurs dettes fiscales vis-à-vis de l’État du Niger.
Au total, la situation de l’endettement de la SML SA en fin novembre 2024, a eu pour conséquences notamment : un fonctionnement partiel de la mine et de l’usine, avec des arrêts répétitifs ; la mise en chômage technique des employés suivie de leur licenciement, réduisant ainsi l’effectif de la SML S.A de plus de 50% ; le non-paiement des salaires à temps, le manque de couverture d’assurance santé et d’assurance vie. S’ajoutent le non-paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale exposant ainsi les employés à une précarité sans précédent et les ruptures dans l’approvisionnement sur le site. Pour sa part, l’État du Niger a accordé toutes les facilités nécessaires pour une meilleure reprise des activités de cette société.
Au regard de ces manquements, dans l’optique de sauver cette entreprise hautement stratégique, «l’État du Niger a pris la décision de nationaliser la SML S.A. Cette mesure s’inscrit en droite ligne de la vision du Président de la République, Chef de l’État, celle de favoriser l’appropriation intégrale par le peuple nigérien de ses ressources naturelles», conclut le communiqué du gouvernement.
ANP
Rédaction Lessor
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