L’institution prévoit de multiplier les audiences foraines au niveau des cercles pour mieux écouter et orienter les Maliens
Dans le cadre de la vulgarisation du rapport
annuel 2022, le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, a animé,
hier, une conférence de presse au siège de la structure sis à l’ACI 2000. Cette
rencontre avec les médias intervient après la remise officielle de ce rapport
au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et au président du
Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw.
L’objectif visé par le Médiateur de la République
est la mise en place d’une administration, répondant aux exigences de l’état de
droit, accessible et ayant des relations de confiance avec les usagers. Du 1er janvier
au 31 décembre 2022, les services de l’institution ont accueilli, écouté et
orienté 5.230 personnes sur l’ensemble du territoire national.
Ainsi, parmi les
268 dossiers de réclamations reçus 195 ont été entièrement traités. Et le
traitement des 73 autres se poursuit. Ce dernier lot se répartit en deux
volets; à savoir 23 dossiers de réclamation en instruction et 50 en attente de
réaction de l’administration. Au compte de l’Espace d’interpellation démocratique
(EID), 334 dossiers ont été reçus par les services du Médiateur dont 28 ont été
retenus pour lecture devant les membres du gouvernement le 10 décembre 2022. à
ce niveau, 215 sont retenus pour suite à
donner.
Le Médiateur de la République a
indiqué que les cas de saisine ont porté essentiellement sur les litiges domaniaux et fonciers tels
que les demandes d’indemnités compensatrices et celles de compensation de parcelle.
Aussi, a ajouté Mme Sanogo
Aminata Mallé, les problèmes liés à la
gestion de la carrière des agents des collectivités territoriales, ceux ayant
trait aux difficultés des procédures
d’exécution et de passation des marchés
publics.
«Les problèmes liés à l’inexécution
des décisions de justice et à la
lenteur des décisions de procédure devant les juridictions», a fait remarquer la première responsable, affirmant qu’elle a
tenu à mettre un accent particulier sur
ces dysfonctionnements pour attirer l’attention des autorités de la Transition sur la nécessité d’ appliquer les décisions de justice.
« Afin
que les corrections nécessaires puissent
être apportées», a souhaité la conférencière. Pour Mme Sanogo Aminata Mallé,
après la phase de sensibilisation, il
est temps de passer aux sanctions, conformément aux textes, pour les agents
fautifs. À ce propos, a dit le Médiateur de la République, avec l’adoption de
la nouvelle loi domaniale et foncière cela permettra de limiter le nombre de cas de saisine des
litiges.
Elle a soutenu ensuite que son institution
dispose d’un pouvoir d’injonction. En clair, cet état de fait est matérialisé
quand une administration refuse d’exécuter une décision de justice. Dans ce cas
de figure, le Médiateur de la République adresse une lettre à ce service en lui
impartissant un délai pour exécuter la décision de justice. Si malgré tout,
l’administration ne s’exécute pas, le Médiateur
fait un rapport spécial au président de la République. à cet effet,
a-t-elle fait savoir, le chef de l’état est habilité à donner des instructions
nécessaires pour résoudre le problème.
Outre ces points, l’éducation et les litiges
privés font également l’objet de réclamations des usagers de l’administration.
S’agissant de l’éducation, le taux s’élève à 1,49%. Les réclamations touchent
essentiellement les demandes de vérification de notes et les contestations de résultats
d’examen. Concernant les litiges privés, les réclamations sont dirigées contre
les personnes physiques ou morales. Mme Sanogo Aminata Mallé de dire que ces personnes ne mettent pas en
cause l’accomplissement d’une mission de service public.
Cet aspect représente
2,61% des réclamations. Le dernier volet des plaintes, représente 10,45%. Cette
catégorie fait référence aux conflits communautaires. C’est pourquoi, le Médiateur
de la République s’est exprimé en ces termes : « notre
quotidien, ce sont les réclamations des dossiers». Parlant des difficultés,
elle a évoqué la méconnaissance des textes à la fois par l’administration et
les usagers des services publics.
Au-delà des délégations territoriales se trouvant à Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao, l’institution prévoit de multiplier les audiences foraines au niveau des cercles pour mieux écouter et orienter les Maliens.
Namory KOUYATE
Dans les rues de Bafoulabé et de Mahina, les messages étaient clairs : protéger les enfants aujourd’hui pour préserver l’avenir demain. Une caravane de sensibilisation sur les droits de l’enfant et les dangers de l’immigration irrégulière a mobilisé une centaine de jeunes, d’animate.
Le Gouverneur de la Région de Dioïla, le Général de division Kèba Sangaré, a procédé, lundi matin, au lancement officiel des épreuves du brevet de technicien agropastoral (BTA), session de septembre 2026, au centre d’examen de l’École publique Siguina Ballo 1..
Trois ans après l’attaque terroriste qui a endeuillé le Mali, les images du drame restent gravées dans les mémoires. Entre douleur, résilience et devoir de souvenir, les populations de Gourma Rharous continuent d’honorer la mémoire des victimes du bateau « Tombouctou ».
Depuis quelques jours, la profusion de vidéos montrant des colonnes d’hommes armés et de véhicules suréquipés dans la Région de Gao suscite de nombreux débats sur les réseaux sociaux. L’analyse approfondie des séquences révèle un message politique et stratégique clair qui traduit la .
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en partenariat avec la Direction nationale du développement sociale, la Fédération malienne des associations de personnes handicapées (Femaph) et la Fédération libre des organisations des personnes en situation de handicap (Feloph) a organis.
L'Union pour la promotion de l'égalité des chances, aide et action (Unpeca) a organisé, samedi dernier au Complexe scolaire Tamba Doumbia, la 2è édition de ses consultations médicales gratuites avec don de médicaments et la collecte de sang au profit des militaires blessés..