Les principales cibles de la malnutrition sont les enfants de moins de 5 ans et les femmes en âge de procréation (photo Unicef)
La
vérité des chiffres est implacable. Au total un peu plus de 1,2 million de
personnes sont actuellement en insécurité alimentaire et de façon globale dans
notre pays. C’est ce qui ressort des résultats d’une enquête menée par
l’Alliance des journalistes maliens pour la nutrition et la sécurité
alimentaire (AJMNSA) auprès du Système d’alerte précoce (Sap) de la
sous-direction nutrition (SDN) au niveau du Commissariat à la sécurité
alimentaire (CSA) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Cette
enquête entre dans le cadre du suivi et de la mise en œuvre des recommandations
de la classification intégrée des phases (IPC) 2022. D’après le coordinateur
national du Sap, Moussa Koïta, le Mali a connu exceptionnellement cette année
la phase 5, considérée comme critique. À le croire, il y a à peu près
2.000 personnes à Ménaka dans cette
phase. Il explique aussi que la guerre favorise l’insécurité alimentaire et
nutritionnelle des populations. La crise que traverse le Mali a occasionné le
déplacement des milliers de personnes.
Cet état de fait a entravé la mise en
œuvre de certaines activités pouvant contribuer à la réduction des cas de
malnutrition du fait de l’inaccessibilité aux services de l’État et aux communautés
par les partenaires pour dérouler des programmes de prévention. Il ressort des
statistiques fournies par des spécialistes qu’avant la crise, notre pays avait
réduit la prévalence de la malnutrition aigüe et chronique de 46% dans
certaines localités à 25 voire 20%. La malnutrition aigüe aussi était descendue
en dessus de 10%.
Dr Soumaïla Diarra du Sap explique lui-aussi que la malnutrition dans beaucoup de localités est liée à plusieurs autres facteurs, notamment l’insécurité alimentaire, les mauvaises pratiques de consommation d’aliment, d’hygiène/Wash (accès à l’eau, l’assainissement). Pour lui, les principales cibles de la malnutrition sont les enfants de moins de 5 ans et les femmes en âge de procréation. Des spécialistes s’accordent à reconnaitre que les localités les plus affectées par l’insécurité alimentaire se situent sur la bande du fleuve.
Distribution
alimentaire gratuite- Pour lutter contre cette malnutrition et l’insécurité
alimentaire, les acteurs avaient fait des recommandations. Le sous-directeur de
la nutrition à la direction générale de la santé et de l’hygiène publique
(DGSHP), Dr Mahamadou Samaké, rappelle quelques-unes de ces recommandations. Il
s’agissait de renforcer la couverture et la qualité de la prise en charge de la
malnutrition aigüe, d’assurer le plaidoyer pour accroitre le financement
domestique de la nutrition.
Mais aussi de renforcer le dispositif d’assistance
alimentaire d’urgence pour les populations en phase 3, en intégrant des
programmes de protection adéquate qui prennent en compte les besoins essentiels
des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes et allaitantes. La mise en
œuvre d’une autre recommandation devait renforcer la réponse multisectorielle
liée à la fourniture des services sociaux de base de qualité (EHA,
alimentation, santé, protection sociale, etc.)
Amadou
Dembélé, commissaire adjoint au Commissariat à la sécurité alimentaire indique
que sur une prévision de plus de 1,8 personne de la phase 3 et 4 identifiées
par le Sap en novembre 2021, en tenant compte de l’insuffisance des ressources
financières, un peu plus de 1,1 million de personnes ont bénéficié d’une
distribution alimentaire gratuite (DAG). De plus, plus de 2 millions de
personnes ont bénéficié d’un complément fourni par les partenaires techniques
et financiers à travers les membres du Cluster sécurité alimentaire (Agences
UN, Pam, FAO et une quarantaine d’ONG internationales et nationales).
D’autres
efforts ont été accomplis par l’État et les partenaires pour circonscrire le
phénomène. L’Unicef contribue à l’élaboration des politiques, de la
législation, à la planification et la mobilisation des fonds. Ces financements
des partenaires contribuent à la mise en œuvre des programmes et projets à haut
impact en matière de nutrition dont l’allaitement maternel et la
diversification alimentaire. Dr Sylvestre Tapsoba, chef de la section nutrition
à l’Unicef, souligne que son organisation appuie aussi le système de santé en
termes de renforcement de capacité des agents de santé afin de promouvoir et
encourager l’allaitement maternel par les mamans.
Fatoumata NAPHO
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